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Les cimetières sont des lieux de recueil mais aussi de rencontre. [PV Ronald Knox]

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Message Sujet: Les cimetières sont des lieux de recueil mais aussi de rencontre. [PV Ronald Knox] Sam 2 Nov 2013 - 14:35

« La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. » V. Hugo



« La lune et le soleil se côtoient souvent, sans pourtant se toucher. Cela n’arrive qu’une fois tous les siècles. C’est triste, car au fond, l’un ne peut exister sans l’autre. Lorsque le soleil se lève, la lune disparait. Et quand la lune revient nous baigner de sa lueur argentée, le soleil lui cède sa place. Cependant, il peut arriver de voir, en plein jour la silhouette de cette dernière dans le ciel. Peut-être qu’elle l’observe, qu’elle tient à lui ? Et lui, est-ce qu’il tient à elle ? A ce moment-là, et à supposer que c’est le cas, alors pourquoi ne se voient-ils pas plus souvent ? Et surtout, pourquoi semblent-ils se détester ? Ce sont deux entités contraires, alors on pourrait le comprendre… pourtant, ce n’est pas ce que je pense. Regarde, par exemple, nous, nous n’étions pas vraiment faits pour nous entendre. Et pourtant, il faut voir où ça nous a menés ! Qu’est-ce que tu en penses, Heinrich ? »

Clara Engelwald baissa la tête vers la pierre qui se tenait juste sous ses pieds. Elle eut un sourire et interrompit son monologue. De loin, elle ressemblait à une rose écarlate ressortant nettement au milieu des pierres tombales grises. Un sourire doux se peignit sur son visage tandis qu’elle s’accroupissait pour effleurer du bout des doigts les lettres gravées dans la roche. Son regard se voilât de mélancolie et elle embrassa du bout des lèvres l’épitaphe. Sa voix rauque sonnât comme un murmure bien vite effacé par le vent. Elle suivit du bout de l’index, avec délicatesse les lettres formant ce prénom qu’elle connaissait si bien : Heinrich. Il était mort depuis peu de temps, mais avant son arrivée à Londres. Cependant, le chaperon trouvait cela bien étrange de se retrouver dans un monde si familier, mais sans le psychiatre qu’elle avait jadis épousé et dont elle portait désormais le nom. Elle eut un rire léger, en songeant que s’il y a quelques années l’homme était considéré comme veuf, la défunte était à son tour veuve… enfin, défunte n’était pas le mot qui conviendrais, puisque ce n’était pas vraiment une mort qu’elle avait traversé. Non, plutôt une renaissance ? Clara se redressa et observa le ciel, ramenant sa capuche –qui s’était un peu baissée- sur ses cheveux courts. Elle fit quelques pas dans l’allée, semblant chercher du regard quelque chose d’important. Lorsqu’elle l’eut enfin trouvé, un large sourire se peignit sur ses lèvres. Et elle contempla longuement une tombe, ses lèvres s’entrouvrant légèrement au rythme de sa respiration. *C’est étrange de regarder son propre monument bien en face, de se dire que pour eux, je ne suis plus de ce monde…* Son regard azur s’attarda sur les fleurs posées. Parmi elles, un magnifique bouquet de roses aussi pures que la neige. Une grimace de dégoût tordit les traits de Clara.

« Du blanc ?... quelle idée ! »

Elle balaya les fleurs du revers de sa botte, laissant les pétales se confondre avec la terre et les graviers parcourant l’allée. Ses yeux dont la pupille s’était brusquement rétrécie et commençait à s’allonger verticalement reprirent subitement leur calme. Elle sourit en humant le parfum d’une fleur aussi écarlate que sa cape. Elle enleva les pétales de leur support un à uns, les écrasant avec application entre ses doigts. A ce moment-là, elle ressemblait à une jeune femme mélancolique et romantique pleurant un amant perdu ; pourtant, sous son capuchon, ses yeux étaient froids, et même si la nostalgie l’enserrait dans un carcan, elle n’était pas spécialement triste de voir son prénom à un tel endroit. Après tout, comment verser une larme en regardant une tombe alors que ce monument porte notre nom, et que l’on a la certitude d’être bien en vie ? Quand, lors de notre passage à l’autre monde, notre cœur s’est durcit ? Pourtant, et bien qu’elle ne se l’avoue même pas à elle-même, un sentiment lourd qui lui pesait dans la poitrine commençait à se répandre… de la tristesse ? Non… impossible. Elle n’était pas triste lorsqu’elle voyait les hommes pleurer leurs familles et regarder leur vie se consumer dans les flammes. Alors, pourquoi maintenant ? Une question naquit dans son esprit et elle la formula à voix haute, comme si elle parlait à son défunt mari :

« Je me demande pourquoi nous n’avons pas une pierre tombale pour deux. C’est sûrement parce que je me suis suicidée, non ? Et toi, comment es-tu mort, Heinrich ? Je me demande… il parait qu’il y a eu une grosse épidémie de grippe, il n’y a pas très longtemps… enfin si, quelques années quand même. Tu n’as jamais eu une santé exceptionnelle, alors, est-ce que c’est cela qui t’a achevé ? »

Si à ce moment-là elle était calme, elle savait pertinemment que dans quelques instants, l’envie de massacrer les pierres pourrait la prendre. Soudain, le sentiment de ne pas être seule et d’avoir une présence derrière elle la fit se retourner. Là, elle aperçut un jeune homme en costume sombre. Que faisait-il ici ? Venait-il pour pleurer un mort, ou bien par simple curiosité ? Elle observa les yeux particuliers de l’homme. Ces prunelles lui semblaient bien familières. Il lui semblait les avoir déjà vu quelque part, mais où ? Un sourire se peignit sur ses lèvres et elle fixa le garçon. Il dégageait quelque chose de peu commun, mais Clara cherchait toujours pourquoi il paraissait si spécial. Elle n’aimait pas spécialement converser avec les vivants, mais qui sait ? Peut-être que cette rencontre lui permettrait de briser l’ennui et de s’amuser un peu… avant de retourner jouer avec des personnes plus banales. Depuis le peu de temps qu’elle était sur terre, elle n’avait toujours rencontré que le même type de personnes. Les seules choses changeantes étaient le temps et le paysage. Et cela commençait à beaucoup l’ennuyer, même si elle ne regrettait pas vraiment l’enfer.

« Bonsoir. »

Pendant tout ce temps, Clara n’avait pas quitté la capuche dissimulant son visage.
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Message Sujet: Re: Les cimetières sont des lieux de recueil mais aussi de rencontre. [PV Ronald Knox] Dim 8 Déc 2013 - 0:52

Les Cimetières Sont Des Lieux De Recueil Mais Aussi De Rencontres

Cela faisait des heures que Ronald était debout, il n'en pouvait plus... Cela faisait également cinq heures supplémentaires, ce qui, avec les six d'hier, les sept d'avant-hier et les six d'avant-avant-hier faisait vingt-quatre heures d'heures supplémentaire, un jour entier d'heure supplémentaires. En plus, avant-hier était censé être son jour de congé. Demain aussi mais il savait très bien que William viendrait l'embêter en lui disant qu'il devait venir tout de même dû au sous-effectif de la Dispatch Society de Londres. Il détestait tellement ça, les heures supplémentaires.

Alors qu'il marchait vers la maison d'une énième victime _Naomie Spitblack, 15 ans, mort prévu à 23h19 dû à un coup de sabot de cheval dans le ventre, agonie lente_il remarqua qu'un cimetière se dressait devant lui.

En regardant sa montre, Ronald remarqua qu'il avait encore 32 minutes avant de devoir se rendre 66 rue l'Estard. Il décida donc de passer par le cimetière pour changer de paysage, il n'en pouvait plus des bruits de calèches, des rues presque vide et des rues interminables aux hauts immeubles. Ronald n'hésita donc pas une seconde et pénétra dans le cimetière non éclairé.

Alors qu'il regardait le nom des tombes à la recherche de quelqu’un qu'il aurait pu connaître ou tuer, il commença à percevoir une aura bizarre... malveillante. Bien que mourant d'envie de savoir qui se cachait derrière cette aura des plus louche, il continua de marcher en direction de la créature en regardant les tombes. Arrivé à une trentaine de mètre _d'après l'odeur_ Ronald reconnu un démon. Ce n'était quand même pas ce satané Sebastian ? Ronald continua d'avancer en direction de l'odeur en faisant le moins de bruit possible.

Arrivé à une vingtaine de pas, Ronald entendit la voix d'une jeune femme ; ce n'était définitivement pas Sebastian ; et il s'arrêta pour écouter ses paroles.

...Pierre tombale pour deux. C’est sûrement parce que je me suis suicidée, non ? Et toi, comment es-tu mort, Heinrich ? Je me demande… il parait qu’il y a eu une grosse épidémie de grippe, il n’y a pas très longtemps… enfin si, quelques années quand même. Tu n’as jamais eu une santé exceptionnelle, alors, est-ce que c’est cela qui t’a achevé ?

Ronald n'en revenait pas, cette démone était en train de parler à une tombe et, en plus de cela, à la tombe d'un humain nommé... Heinrich ? Il serait mort de la grippe ? D'une épidémie de grippe ? Celle de 1879 ? C'était il y a déjà dix ans. Et de quoi elle parle de suicide ?

Cela faisait un moment que Ronald cogitait lorsqu'il leva les yeux vers la démone qui le... fixait. Il se demanda depuis combien de temps elle était là.


Bonsoir, se contenta de lui dire la démone.


Heum, bonsoir ? Répondit Ronald sur un ton qui faisait penser plus à une question qu'à autre chose.
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