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Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/}

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Message Sujet: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric o/} Ven 29 Aoû 2014 - 12:06





Au bal masqué, ohé ohé !


Quatre heures tapantes, lorsque la victime, Alan Humphries trouva l'objet du délit : une simple note posée soigneusement sur son bureau. L'écriture était faîte main, propre, elle ne présageait aucunement le sinistre message dont cette maudite lettre était la détentrice. Il fallut une bonne dizaine de relecture à notre Shinigami pour être sûr d'avoir bien compris ce qu'on lui voulait et, à vrai dire, son décodage aurait pu être plus rapide s'il n'avait pas failli s'étrangler avec sa propre salive une centaine de fois. Pourtant, rien ne présageait une telle catastrophe. Sa journée s'était déroulée sans aucun événement fâcheux jusqu'à lors, bien au contraire, elle s'était contentée de suivre le scénario habituel pour un employé de la Dispatch. Sa matinée, il l'avait consacrée à la collecte des âmes sur sa liste avec un autre faucheur, puis il était retourné à son office afin de se dévouer entièrement aux corvées administratives. Une trentaine de minutes avant l'heure du crime, il s'était mis en tête d'aller faire une pause en allant chercher un peu de compagnie auprès de son ex-mentor. Ne l'ayant trouvé, supposant qu'Eric Slingby, futur complice dans l'affaire, devait être sur le terrain, Alan était retourné tranquillement à son lieu de travail lorsque, s’apercevant qu'il n'avait pas fermé la porte, il trouva la missive bien en évidence au milieu de sa table. Il posa ses yeux dessus une femtoseconde pour en parcourir le contenu. Le crime était commis.

Ne vous attendez pas à de grands jets d'hémoglobines et des cris d'effroi, non, c'était pire. Bon, depuis tout à l'heure je vous fais tourner en rond avec cette histoire mais vous ne savez toujours pas en quoi cette affaire était si ignoble au point qu'Alan s'en facepalme allégrement, se demandant s'il ne pouvait pas jouer la comédie et faire croire qu'il n'avait rien reçu. Après tout, il était seul avec sa conscience : il pouvait déchirer ce fichu papier en milliards de morceaux, les balancer discrètement par sa fenêtre et plus personne n'en entendrait parler. Sauf que, dans ce merveilleux plan, il y avait deux failles de taille : sa conscience et la fenêtre. D'une part, son côté professionnel lui interdisait d'agir de la sorte. D'autre part, il ne savait pas si le papier était biodégradable et il ne voulait pas courir le risque de faire crever les plantes sous sa fenêtre en leur balançant à la tronche ses détritus. Une de ces raisons était bidon, à vous de choisir laquelle ; barrez celle que vous jugerez inutile. Enfin, ne faîtes pas non plus un trait sur votre écran d'ordinateur avec un marqueur ... Ce serait con, hein, surtout si vous n'utilisez pas de règle, il y aurait des chances que le trait ne soit pas droit, et pouf, il vous faudrait recommencer. Bon, je dis ça pour vous faire faire des économies de stylo, vous faîtes comme vous voulez. Sinon, on parlait de quoi déjà ? Ah oui.

Mes amis, le suspense a assez monté ; il est temps pour vous de connaître le fond de l'histoire. Vous le saurez ... Au prochain épisode. Je plaisante, je plaisante, posez ces pierres. Le sujet de ce message n'était autre que l'ordre d'une mission. Jusque là, rien d'anormal, tout allait pour le mieux. Toutefois, il s'agissait d'une tâche bien plus complexe qu'une bête liste d'âmes. Dans certains cas, lors de morts nombreuses concentrées en un même endroit – souvent provoquées par une catastrophe quelconque -, les Shinigamis devaient s'infiltrer durant l'évènement, puis exécuter leur besogne en temps voulu. Disons que cette étape simplifiait le travail en général au lieu d'arriver comme des pingouins en plein milieu du truc – avec une entrée fracassante, s'il vous plaît – et de beugler «  Kikoo ! Héééé, c'l'heure de mouriiir ! ». Au moins, avec de telles dispositions, ils étaient déjà sur place et mêlés à la populace. Le sujet de la note d'Alan était similaire : un incendie allait se déclarer pendant une soirée, tuant la plupart des invités présents. Cependant, trois éléments  déplaisaient à notre Dieu de la mort. Premièrement, il n'était pas fan des jeux de rôle – mis à part peut-être un certain contexte, mais nous n'en parlerons pas là -, il mentait comme une loutre et avait des talents d'acteur équivalents à ceux de Kristen Stewart – ou Spears dans le cas présent. Deuxièmement, la fête avait lieu ce soir vers vingt-et-une heures, c'est-à-dire qu'il n'avait pas le temps de se préparer. Troisièmement, il était spécifié qu'il s'agissait d'une soirée pour couples de nobles et qu'il devrait s'acquitter de cette tâche avec Eric ...

Euh. Pardon ? Pour le coup, il était partagé sur l'attitude à adopter. D'autant plus qu'il était écrit noir sur blanc que c'était Eric qui l'avait demandé. Soit il se lançait dans un grand élan de  fangirlisme en faisant le tour de son bureau en courant et en effectuant la parade nuptiale de la fille aux hormones en fleur. Bah oui, c'était Eric qui l'avait choisi, pour aller à une soirée en couple ! Si ce n'était pas un signe, il ne comprenait plus rien. Soit, il écoutait son esprit rationnel qui lui chuchotait que, deux gars ensemble pour une soirée mondaine en couple, y'avait un truc qui clochait et que, par conséquent, il ne tarderait pas à en faire les frais dans la mesure où ça lui retombait toujours sur la gueule. Qu'il n'ait pas fait appel à une secrétaire était logique. Elles n'étaient pas habilitées à faucher les âmes, donc, elles ne serviraient à rien ici. En revanche, bien qu'il y ait peu de femmes Shinigami, Alan avait du mal à comprendre pourquoi Eric n'avait pas jeté son dévolu sur elles. Bon, il était flatté qu'on pense à lui ... Même s'il ne voyait absolument pas comment ils allaient mener à bien leur imposture.

Perplexe, notre allumette se dirigea, aux alentours de six heures, une nouvelle fois vers le bureau de son partenaire. Normalement, il devrait être rentré – enfin, s'il était parti -, surtout s'il était de mission ce soir. Il frappa timidement.

« ▬ Eric ? C'est au sujet de la note pour la soirée. Je peux entrer pour qu'on se prépare ? Si ça ne te dérange pas ... »

Et c'est ainsi que notre bisounours se retrouva embringué dans ce qui serait sûrement une des situations les plus gênantes de sa vie.  


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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Ven 29 Aoû 2014 - 15:17


Que quelqu'un me donne une robe.




C’est fou comme les personnes peuvent avoir un élan d’inspiration lorsqu’il s’agit de se trouver des excuses et de faire preuve de mauvaise foi.  Je vous arrête de suite, j’vous fais pas dans « Confessions Intimes » ou quoique ce soit d’autre. D’habitude, j’suis plutôt franc, et puis même ça se voit tout de suite lorsque je me cherche des excuses, ça ressemble jamais à rien. En même temps j’cherche pas à être plausible. Ce serait perdre du temps pour rien, vu le nombre de fois où j’arrive en retard au bureau, ils se douteraient que j’ai juste la flemme de me lever à l’heure, alors autant ne pas se faire chier à se creuser la tête, et dire n’importe quoi , cy plus drôle. Et puis au moins ça égaye leur journée. Bref. Aujourd’hui j’avais décidé que le coupable serait la tâche de confiture qui m’aurait bloqué le chemin ce matin pendant plus d’une heure, comprenez, dilemme, soit je passais au-dessus d’elle mais elle m’aurait gêné pendant plusieurs heures voir même plusieurs jours, ou alors la nettoyer, mais ce serait du gaspillage. Et puis il fallait penser à sa famille, restée dans le pot. Déjà que je l’avais arrachée à elle, pour l’étaler sur du pain, qu’elle avait réussi à s’enfuir de ma cuillère – nan pénurie de couteaux, ils sont tous dans l’évier, faudrait que je fasse la vaisselle un jour- pour aller s’écraser courageusement sur le sol et…finir sa vie ? Aucune idée. Peut-être que c’était encore vivant même contre le sol ? Il faudrait enquêter un jour. Si ça se trouve c’est immortel. Tout simplement  parce que je ne me souviens pas d’avoir fauché ne serait-ce qu’une fois de la confiture ou des fraises. Si jamais on me convoque un jour pour une quelconque merde, je leur poserai cette question existentielle, si les fraises sont immortelles ou non. Je suis certain qu’ils ne pourraient pas me répondre.

M’enfin. Cette fois-ci, et malheureusement dans un sens, personne ne vint me faire chier sur le pourquoi du comment de mon retard. Pauvres fraises, elles attendront un autre jour. Là, j’avais juste un…un papier sur mon bureau. Sans doute pour une mission. Mission spéciale ? Peut-être. En même temps s’ils devaient se faire chier à écrire proprement des lettres pour tout le monde tous les jours on serait en pénurie d’arbre. Et on aurait plus de crayons et on pourrait plus faire nos rapports et…Oh, ça me donnerait une très bonne excuse pour ne pas les faire, faisons en sorte pour qu’on nous écrive désormais toujours des lettres, même lorsqu’il n’y en a pas l’utilité. Mais je ne suis pas sûr qu’ils me prennent au sérieux. Assez parlé. J’veux savoir ce qu’on m’veux. Bla bla bla mission, bla soir, bla bla bla bal bla binôme : Sutcliff. …Ahahah. Attendez je relis avant de regarder la date. Binôme : Sutcliff. On est le premier avril c’est ça ? A moins qu’en avril les feuilles soient jaunes et tombent, non on l’est pas vraiment. C’tait quoi cette mauvaise blague alors ? Ils avaient envie d’avoir un peu d’ambiance, ou d’être encore plus en sous-effectif ? Je passe deux minutes avec ce connard, et j’en fais de la pâtée pour pigeon. Avec un peu de chance ça les empoisonnera. Et apu papier de merde. Trêve de plaisanterie. C’est pas une blague ? Et puis c’est quoi cette histoire de couple ? Ils pouvaient pas genre prendre une VRAIE femme ?  Ou ils savent peut-être pas ce que c’est ? Le roux les a contaminés ? Même s’il est persuadé de faire partie de la gente féminine, je vais lui prouver le contraire en deux secondes s’il veut. Mais là, pour faire cette mission s’ils veulent que j’en fasse partie, il est hors de question que je le fasse avec ça. Ou je pète un câble. Rien que de lire son nom m’écoeure et me donne envie de vomir. Sur lui de préférence. Et puis même. Si je dois faire un binôme. C’est avec Alan et rien d’autre. Les autres je m’en branle. Complètement. Et je leur frappe dessus. Quand ils m’énervent et vu que rien que le fait qu’ils ne soient pas Alan m’énerve, je leur tape dessus, cercle vicieux.

M’enfin. Premièrement. Il faudrait d’abord que j’aille bouger mon cul et que j’aille gueuler, un peu comme d’habitude. Mais en plus fort. Je sais pas qui avait décidé de ce binôme mais si il tient à sa vie, il serait préférable qu’il reste anonyme et que je ne le retrouve jamais. Ou alors au fond d’un égout. Cependant, je n’aurais pas pensé croiser sur le chemin mon soi-disant futur binôme. Qui au vu du regard jeté, avait aussi lu la lettre. On se calme et on continue de marcher en l’ignorant, au risque de lui mettre un paing dans la gueule. Et puis, il pouvait être utile pour gueuler aussi, il avait une voix plus agaçante que la mienne. Et pour la première et certainement la dernière fois de notre vie, nous eûmes –God que je suis cultivé- la même opinion. Mais ça s’est quand même mal fini, juste au moment où il fallut aborder le sujet de la féminité du binôme. Au final je sais pas qui a eu le plus mal, le mur, la paperasse sur le bureau, lui ou moi. Mais je m’en fous. Lui il a fini à l’infirmerie. Moi pas. Wesh, j’suis viril, j’vais pas là-bas parce qu’on m’a frappé sur le nez. Et puis j’suis pas mort non plus. Et puis, grâce à ça, vu que lui il s’est cassé et qu’il est soi-disant indisposé, j’ai pu choisir mon binôme. Je crois en fait surtout qu’ils ont eu peur de faire aussi une rencontre avec mon poing.

Bref. J’ai eu Alan.

Et même si au fond je crève de mal, maintenant j’ai envie de faire cette mission. Pas comme il y a quelques heures. Pour la peine je veux même bien faire un dossier. N’importe comment mais je le ferai. Sauf que le temps que je rentre, et que je  me décide du dossier à remplir, quelqu’un toqua à la porte, Alan vu la façon dont on avait toqué, et la voix qui sorti de derrière la porte ne fit que confirmer ce que je pensais. Cependant, alors que je m’apprêtais à aller lui ouvrir, je m’aperçus de deux choses. Premièrement c’était UN PEU le bordel, et deuxièmement… il avait bien dit « se préparer » ? Wait. S’apprêter, couple, soirée, alcool, femme. Si on était censé être un couple, il allait genre se mettre en robe ? Hehehehehe. Je veux voir ça. Euh. Juste par…par curiosité ouais. J’suis sûr que si je devais voir Spears en robe j’aurais la même réacti…Non en fait. Lui je veux même pas imaginer le résultat laissez tomber. Mais revenons-en à l’urgence du moment : RANGER. Sans y faire vraiment attention, je pris quelques pile de dossiers, les foutant un peu au hasard où y avait de la place, j’espère juste me souvenir de faire attention la prochaine fois que j’ouvre l’armoire.


« - Naaan ! Tu déranges pas du tout ! Attend juste cinq seco… »

Okay. L’armoire a décidé de me dire d’aller me faire foutre, profondément. J’ai peut-être un peu trop forcé cette fois-ci, elle vient de s’étaler de tout son long par terre. Mouais. Au moins elle a pas déversé son contenu par terre. Voyons le côté positif, en plus elle cache quelques piles qui trainaient par là. Je pourrai difficilement faire mieux. On arrangera ça…un jour. Quand j’aurai pas la flemme. En attendant j’vais ouvrir à Alan en essayant de cacher le mieux possible le bordel restant. En vain je pense mais on fait ce qu’on peut.

« -Désolé, c’pas très rangé mais y a un typhon qui est passé, j’ai bien essayé de lui donner tous mes dossiers mais ça lui a pas plus. M’enfin, tant que t’es pas allergique aux papiers, ça pourrait l’faire. »

Le laissant entrer, je dégageai du pied deux ou trois trucs informes, et j’ai même pas envie de savoir ce que c’était à la base, je lui tirai une chaise, c’mieux qu’il puisse s’asseoir, avant de prendre moi-même appui sur mon bureau, croisant les bras.

« -J’ai pas trop regardé où c’était ce soir, ni à quelle heure c’était. J’espère juste qu’on aura quand même le temps d’en profiter un minimum. »







Dernière édition par Eric Slingby le Mer 3 Sep 2014 - 11:27, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Sam 30 Aoû 2014 - 16:44





Que quelqu'un ne lui donne surtout pas de robe


Des fois, il y avait de grandes interrogations philosophiques auxquelles il était clairement impossible de répondre. Aujourd'hui, nous allons en aborder une : Entrer ou ne pas entrer, telle était la question.Vous avez quatre heures, je ramasse les copies après. Justement, même avec ce laps de temps assez conséquent, Alan, lui, n'arrivait pas statuer sur la meilleure option à prendre. Imaginez s'il s'autorisait à pénétrer dans l'office d'Eric – attention à ne pas remplacer le mot office par un autre qui lui ressemble mais qui commence par ori, c'pas la même chose sinon -, et qu'il arrive au mauvais moment. Comme quoi ? Je ne sais pas moi. Mais si Eric ne voulait pas recevoir des gens, il devait bien avoir une raison. Par exemple ... Pour peinture fraiche ! Il avait décidé de refaire ses murs, et pam, personne ne devait rentrer sous peine de tout dégueulasser. Ou pour ... Euh. Bref. De toute façon, s'il avançait un motif très, très, très pourri pour justifier le fait qu'il ne veuille voir personne, Alan l'accepterait sans broncher et pire, il y croirait dur comme fer.

D'un autre côté, s'il restait bêtement sur le pas de la porte jusqu'à y camper, il serait en retard pour leur mission spéciale. Argh. Pourquoi tout était si compliqué ? Son grand dilemme intérieur se résolut toutefois très vite lorsqu'il entendit un énorme boum à l'intérieur de la pièce. N'écoutant que son courage et son sens du devoir, Super Humphries ouvrit la porte brusquement, paniqué à l'idée qu'il puisse être arrivé quelque chose à son Eric. Si ça se trouve une bande de malfrats était entrée par la fenêtre, avait ligoté son collègue à la chaise et le menaçait avec diverses méthodes pas très catholiques. Bon, les brigands devaient sérieusement être badass pour pénétrer en pleine Dispatch et s'en prendre à un des employés les plus costauds musculairement parlant ... Mais, le nombre pouvait avoir raison de la force brute.

Pénétrant dans la pièce après avoir envisagé le pire, Alan en fut presque soulagé de voir à terre l'armoire. Il était habitué au bordel de son homologue ; les papiers éparpillés partout ne le gênaient pas outre mesure – du moment que ce n'était pas dans son bureau, sinon là, il aurait pété un câble. Lui, il redoutait plutôt qu'Eric se soit cassé un ongle ou un truc du genre tout aussi gave. On ne sait jamais, d'ici que dans le combat épique armoire versus Eric, ce soit l'armoire qui ait remporté. Il rigola à l'explication foireuse parce que ... Bah parce que quand on est amoureux, on se marre même aux vannes les plus nazes de sa moitié. Il aurait pu se fendre la poire sur une blague vaseuse rien que pour faire plaisir à Eric. M'enfin, en général, il n'avait pas trop à se forcer. Plutôt inquiet bien qu'il eut bien vu qu'il n'y avait pas de raison de s'asticoter autant – après tout, Eric n'avait pas fini sous l'armoire -, il osa lui demander :

« ▬ Tu ne t'es pas fait mal j'espère ? »

Il ignora gentiment la chaise que lui présentait son collègue, plus préoccupé par le bazar de la pièce. Il en regardait chaque coin comme pour évaluer l'ampleur des dégâts et le temps nécessaire à la reconstruction. S'il voulait réellement tout déblayer et mettre de l'ordre, il faudrait au moins deux bonnes journées. Le mieux, ce serait encore de tout foutre à la poubelle pour repartir de zéro. Malheureusement, ils ne pouvaient se le permettre dans la mesure où il fallait conserver certains papiers pour les archives. Peut-être que s'il faisait un système de boîtes avec des étiquettes, Eric s'en sortirait mieux ? Bon, Alan n'était pas coach en rangement, mais il supposait que quelques astuces de ce genre pourraient éventuellement aider le blond à ne pas finir à la porte de la Dispatch. Ainsi, notre mikado avait commencé instinctivement à ramasser les papiers trainant, les triant méthodiquement en plusieurs piles par terre. Ah, euh, oui la mission. Il n'en arrêta pas son activité pour autant.

« ▬ C'est à Kensington, numéro neuf il me semble, à vingt-et-une heures en ce qui concerne le début des festivités. Le premier mort est aux alentours de vingt-trois heures trente. Les suivants arrivent peu après. Je suppose que le bâtiment va prendre feu vu les causes des différentes morts inscrites sur la liste.  Les pauvres ... Ils venaient simplement pour s'amuser ... »

Il en aurait presque versé une larme s'il n'était pas si concentré à faire ses petits tas. Il connaissait déjà le dossier par cœur. Il se doutait bien qu'Eric n'y aurait pas prêté attention, alors, il avait pris ses dispositions. C'était plus fort que lui, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à ces gens qui, à la base, allaient juste à une fête histoire de se divertir, et finissaient ... Bah. Morts. Alan n'avait pas vraiment envie de profiter d'une fiesta où la majeure partie des invités allaient crever, bizarrement. Vous aurez remarqué au passage que notre modèle est multitâche comme les gonzesses : il pouvait parfaitement tenir une conversation tout en rangeant des trucs qui n'avaient aucun rapport. Il venait de finir les feuilles éparpillées sous le bureau d'Eric  - du moins, la partie à gauche, il lui en restait une belle montagne à droite. Il commença à ramasser quelques papiers par terre, faisant les gros yeux de temps à autres quand il tombait sur un fossile datant d'une paire d'années. Wouah, les expéditions chez Eric, c'était limite de l'archéologie des fois. Il trouverait un œuf de dinosaure qu'il n'en serait qu'à moitié étonné. Il fit la moue en fronçant les sourcils en tombant sur un bulletin d'il y a dix ans. Euh. Sérieusement ? Sans hésiter il le balança sur la pile à mettre à la poubelle.

« ▬ Au fait, on va s'y rendre comment ? Je veux dire, pour le couple. Tu as demandé à deux secrétaires de nous accompagner pour jouer le rôle de nos compagnes ? C'est la solution la plus simple qui me vient à l'esprit. »

Il est mignon et innocent notre Alan, hein. Il était vrai que, selon lui, ils n'avaient pas d'autre option. Ce ne serait pas facile de convaincre deux greluches - dont une qui allait trainer autour de SON Eric, ce qui valait entièrement ce surnom - de rester, mais l'argument d'une fête mondaine allait peut-être leur permettre les attirer comme le sirop avec les guêpes. Évidemment, il ne se doutait pas un seul instant que son idée, quoiqu'intelligente – avoue-le. Allez, avoue-le. Si, si, tu peux le faire. -, ne pouvait pas être mise en pratique à cause de l'invitation qui était en unique exemplaire. Ce détail lui avait échappé. Mais bon, il était trop occupé à tenter de redresser l'armoire tout seul, comme un blaireau. Sauf que, forcément, il n'avait pas assez de force. Dieu, y'avait quoi dans cette armoire pour qu'elle soit aussi lourde ? Le cadavre de Sutcliff ? Il avait beau pousser, pousser, pousser, le bébé ne sortait pas. Euh. Je veux dire, l'armoire se soulevait à peine. Notre spécimen étant légèrement têtu sur les bords – et surtout qu'il ne voulait pas se taper la honte -, il n'abandonna pas pour autant son effort, même si, à ce train-là, il n'allait pas tarder à se péter quelque chose.


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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Sam 30 Aoû 2014 - 18:55


Si si donnez, donnez.




Bon. L’opération on cache tout le bordel à Alan était un peu tombée à l’eau. J’serais bien passé au plan B mais…Mais non, c’est que j’en ai pas en fait. Pas eu le temps de tout préparer désolé. J’pensais pas que l’armoire me lâcherait. Salop…ette. Ouais. Salopette. On va penser à bien quand Alan est autour, au risque de vraiment dire n’importe quoi tout haut, et de le choquer. Donc on fait tout pour limiter ça. Et puis si ça se trouve, il lisait aussi dans les pensées. Et là je serais pas du tout la mouise. Pitié, qui que ce soit au-dessus de moi, ne lui donner pas ce pouvoir. Et à personne d’autre d’ailleurs, parce que ce serait presque certain que si une secrétaire l’avait, j’me ferais jeter en moins de deux. Et merci mais c’est moi qui jette les gens pas le contraire. Mais avec Alan ce serait un cas bien différent. Alan il est tout mignon, tout gentil, alors on le salit pas eukay ? Et puis on y touche pas non plus, et le regarder à la limite ouais mais pas trop longtemps. En bref, vaut mieux passer son chemin. Sinon je le prendrais mal. Et vous vous auriez mal, mais ça on s’en branle pas mal, z’aviez qu’à pas vous approcher de lui. Fréquenter un champ de salade, ce sera plus sûr pour votre vie.

Breeef. On arrête de parler de salade et on se reconcentre sur Alan. Pour une fois qu’on a une mission à deux j’vais pas me plaindre. D’ailleurs je devrais essayer plus souvent de frapper des gens quand on me met pas en binôme avec Alan, ça marcherait peut-être bien. Bon j’aurais après peut-être quelques problèmes mais je pourrais passer plus de temps avec le brun, dilemme. Ce serait ballot de me faire renvoyer pour avoir un peu amoché ce qui me sert de collègue. Pff. Même pas drôle ces gens, ils ont aucun humour. Et puis si au moins, on me laissait avec Alan, j’ferais pas autant de bruit hein. Si ils sont lent à la détente, c’pas de ma faute. Moi + Alan= content Alan + Inconnu = Gros caca. Voilà, même moi je sais résoudre un tel système d’équation et dire lequel est le meilleur. Non je ne me lance pas des fleurs. Bien bien. C’est pas tout ça, mais à la base, j’essayais de ranger c’te pièce. Malheureusement l’armoire m’en a empêché. Sans doute de mèche avec Spears celle-là. Peut-être qu’elle est reliée à la sienne et que chaque rapport que je fous dedans, arrive chez lui. Ou alors ça lui fait des copies. Comme ça il est au courant de tout ce que je ne remplis pas et que j’essaye de cacher. Toutes mes tentatives seraient-elles vaines alors de lui cacher le nombre incalculable de dossiers non faits ? Ma vie n’a presque plus de sens. Adieu, laissez-moi mourir. Mais il me reste Alan. Qui est plus important que les dossiers non fait.



« - Tu m’prends pour qui ? C’est pas une armoire qui va avoir raison de moi ! Si elle veut se battre, elle verra c’est qui l’plus fort !  »

Oy. C’est quoi cet ignorance de siège ? Il veut peut-être que je le force à s’asseoir ? Si dans deux minutes il a pas posé ses fesses dessus, c’est moi qui m’occupe de son cul. Sans jeu de mot. Je sais pas ce que je lui fais, mais je m’arrangerai pour qu’il finisse sur ce truc de bois, qui lui est destiné, voilà. Qui est censé m’appartenir, mais tant qu’il sera dans cette pièce, je la lui prête, tant de bonté en moi, ça va être ma BA de…pas de l’année ni du siècle mais de ma vie entière. Je suis sûr que c’est rentable. Wat. En plus il…il est en train de tout ramasser là ? Mais il est censé se reposer, pas faire la conchita. Si j’en avais besoin d’une, je m’en serais dégotée une il y a plusieurs années lumières de ça. Mais j’aime bien vivre dans le bordel. Quand c’est trop rangé, ça ressemble trop à Spears et puis cy moche. Cy moche et ça résonne dans la pièce. Alors prout. Et pourquoi…Pourquoi il fait des piles ? C’est pour mieux pouvoir les brûler ? Peut-être pas. Le connaissant ça doit être pour…pour leur venir en aide. Ca ne m’étonnerait même pas qu’il fasse une association pour la paperasse de chez moi.

« -Hm…Un incendie ? C’est pas très original…Ils voudraient pas une fois genre…Je sais pas mourir de manière plus ridicule ? Y a pas un dinosaure qui voudrait se pointer un jour ? Là au moins on rirait bien. En plus à coup sûr on va encore avoir trop chaud. Mais bon il faut bien qu’un jour ils meurent d’une manière ou d’une autre. »


Bon. On va pas rester là les bras croisés à le regarder faire des tas qui…bah j’ai décidé qui finiront à la poubelle, ma meilleure amie. Je suis certain qu’elle faim. Donc deux secondes plus tard, j’étais déjà sur les piles à les bourrer de manières PLUS OU MOINS délicate, pour que tout rentre. Z’avez vu, j’aide. J’suis trop fort. Et trop fier. J’aide à faire le ménage. What. Alors que je bourrais encore un peu plus, Alan a parlé. Genre. J’aurais invité deux secrétaires en plus ? Pourquoi ? Oh. Oui. Couple. D’accord. Ouais. Non. Aha. Je sais pas quoi lui dire sur le coup. Faut genre le lui dire avec des pincettes ? Lui dire que j’ai été trop con pour penser à ça ? Non, que LES SUPERIEURS ont été trop cons pour me mettre au départ avec Sutcliff ?


« -Bah. Y a qu’une invit donc, j’pensais que c’serait toi ma compagne. »

Tant de tact. Mais j’me suis déjà forcé à pas lui dire «  Pour que t’sois ma meuf » ou un truc dans le genre alors il peut bien s’estimer heureux. Mais j’avoue c’est sorti tout seul et je savais pas quoi lui dire d’autre. Il sait très bien que je fais pas dans la dentelle. Et puis pour moi c’était tellement évident. Ils ne lui avaient donc pas précisés qu’on ne serait que à deux sur son papier ? Et vu le regard que je lui ai lancé il a dû comprendre que quelque chose clochait. Wow. Maintenant il était sur l’armoire. Non non non. Il va à coup sûr se claquer un truc. Alors on va vite l’aider avant que quoique ce soit, l’armoire ou Alan, ne lâche.  Et voilà. En moins de deux c’était remis sur pied. On va dire que le brun a beaucoup aidé. Beaucoup beaucoup aidé et arrêter de tousser. Tout de suite.

« -Hey fait gaffe un peu ! J’voudrais pas que mon armoire lâche à cause de toi ! Et va t’asseoir maintenant, faut voir c’quon peut faire pour t’arranger pour ce soir. »

Non je peux pas m’empêcher de sourire. Parce que je sens vraiment que ça va être drôle.  Même très drôle. Et mignon aussi, mais ça crever pour que je le dise maintenant. Voilà.






Dernière édition par Eric Slingby le Mer 3 Sep 2014 - 11:27, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Sam 30 Aoû 2014 - 22:10





Nup. Ne l'écoutez pas.


Si Internet Explorer avait un challenger en matière de bug, sans conteste, Alan aurait pu lui botter le train en un tour de main. Le Dieu du rangement s'étant penché sur lui, il n'avait pas tilté de suite quand Eric lui proposa galamment de jouer le rôle de la femme dans leur faux couple. Pardon, mais il était juste occupé avec une armoire du poids d'un éléphant en obésité morbide sur le coup, hein, il pouvait faire deux choses en même temps, seulement, il ne fallait pas pousser mamie dans les orties, et l'achever discrètement derrière pour récupérer l'héritage, non plus. La rédaction décline toute responsabilité si vous décidez de mettre en œuvre ce stratagème ô combien machiavélique, 'faut pas déconner. Une fois son fardeau remit sur pieds grâce à l'intervention salvatrice, comme toujours, de son ex-mentor, Alan s'essuya le front du revers de sa manche en soufflant.

« ▬ Tu ne veux pas regardé en dessous de l'armoire ? J'ai l'impression qu'un de mes bras y est resté. »

Il rigola en remettant ses lunettes en place, le souffle court, quand, soudainement, il réalisa ce qu'Eric venait de lui dire. L'arranger ? Pourquoi diable faudrait-il l'arranger. OH. Il ... Il voulait qu'Alan soit sa compagne ? Non, non, il devait être victime d'une illusion auditive. Ce n'était pas possible. Sacré rigolo ce Eric, toujours à sortir de petites blagounettes aux moments les plus inattendus. Ahah. Encore un peu et il avait presque marché. Vraiment, quel talent dans l'humour. Le blond devrait sérieusement songer à se lancer dans un One-Man Show – du moins, inventer le concept vue l'époque -, il ferait un sacré tabac. Comment, il était sérieux ? Attendez ... Euh. Non ! Enfin. Oui. Mais non. Eric ne se fichait pas de lui, là ? Oh. Mon. Dieu. Être en couple avec Eric, jamais il n'aurait osé imaginer un jour qu'il y arriverait. Enfin, officiellement, ce n'était qu'une imposture. Sauf qu'officieusement, pour lui proposer quelque chose d'aussi cavalier, il devait bien ressentir un chouïa quelque chose pour le brun. Il se faisait des films, sûrement. Le Shinigami bloqua littéralement. Il ne bougea pas d'un iota, comme s'il venait de planter en beauté, un léger blush lui colorant les joues au passage. Redémarrage du système d'exploitation, veuillez patienter ... Voilà.

« ▬ T-Tu veux que je sois ... Ta compagne ... ? Mais enfin, Eric, je ne suis pas une fille. Il rigola nerveusement. Je ne vois pas comment ... En fait si, je vois ... Mais n'y pense même pas ! Ce serait tellement ... Gênant ... Pourquoi ce n'est pas toi qui le ferait ? »

Bah oui, on a qu'à faire ça. Et puis, on pourrait demander à Ronald de devenir gay aussi, tant qu'on y est. Les papiers, le bordel, tout avait disparu à son esprit pour l'heure, même les piles qu'il avait soigneusement trié et qu'Eric s'était empressé de bazarder tellement discrètement et délicatement qu'en Uruguay, ils étaient au courant de son geste. Ne parlons même pas de cette pauvre chaise qu'Alan snobait. Elle n'était pas belle d'abord, elle craignait à mort, il ne la voulait pas du tout. La situation puait le pâté. Alan voyait difficilement par quelle pirouette il pouvait s'en sortir. Se défiler, hors de question, ce n'était pas en refusant des missions similaires qu'il prouverait sa valeur à ses collègues et ses supérieurs. Dans ce cas, il ne restait plus que la deuxième option : celle d'accepter son sort sans broncher. Il voyait venir petit à petit ce qui menaçait de lui tomber sur la tronche, ne faisant qu'augmenter sa gêne. Il balbutia, cherchant une parade quelconque. Rien d'intelligent ne lui vint.  

« ▬ Je ne vais quand même pas me déguiser. Personne n'y croira. Et puis, on n'a pas de robe sous la main, ni ... Tous ces trucs de fille. »

Triomphant, il se détendit légèrement. Il pensait avoir éloigné cette possibilité à tout jamais. Après tout, tout ce qu'il avait dit était vrai : certes, il n'était pas bien viril, néanmoins, avec ses cheveux courts, sa démarche typiquement masculine et sa taille pas très marquée, n'importe qui allait le démasquer. L'absence du matériel nécessaire lui semblait également un argument de choix. Pourquoi n'avait-on pas proposé à Grell une tâche pareille ? Il aurait sûrement été ravis d'y prendre part ; le rôle était taillé sur mesure pour lui. L'obstacle psychologique de la robe était insurmontable pour notre bisounours, sans aborder les corsets, les talons, le maquillage et autres monstruosités propres à la gente féminine. Pas la peine de débattre pendant cent-sept ans : il ne le ferait pas. Qu'est-ce qu'il y gagnait dans l'histoire ? Rien. Nichts. Nada. Niet. Pas même un centime de plus sur sa fiche de paie. Faire semblant d'être en couple avec Eric ne le blessait que davantage, réalisant qu'il ne le serait que pour une soirée et que tout serait ensuite fini. Pour son homologue, ce ne serait probablement qu'un vulgaire jeu. Pour le brun, c'était une cruelle épreuve du destin, qui, visiblement, prenait un malin plaisir à le tourmenter. Le rendre mortel n'était pas suffisant, il fallait en plus qu'on le condamne à un amour à sens unique. Celui qui décidait de l'avenir des gens était décidément un bel enfoiré.

Alan cessa d'ignorer la chaise gracieusement offerte par son compagnon. Il en avait besoin avant de nous faire une syncope. Vite, une alternative. Erf. Pas l'ombre d'une idée ne lui vint en tête. La faute au choc et aux images complètement honteuses qui lui parasitaient actuellement le cerveau ; il n'arrivait pas dans ces conditions à formuler une pensée construite. Il était fichu. Merde. Fais chier.




Dernière édition par Alan Humphries le Mer 3 Sep 2014 - 16:45, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Mer 3 Sep 2014 - 11:25


Tu préfères une mini-jupe?




Voilà. On va dire que c’est rangé. Parfaitement rangé. En tout cas, par rapport à ce qu’il y a d’habitude, c’est nettement plus rangé. On pourrait même croire qu’un autre typhon est passé par-là mais qu’il aurait décidé cette fois-ci d’avaler tout ce qu’il y avait sur son passage. Ou la moitié de la pièce en fait. Mais on ne va pas s’en plaindre, j’ai jamais vu quand même cette pièce aussi rangée de…de ma vie ? Bon, d’accord, le jour où on me l’a attribuée, elle était propre. Je crois. Sans doute vu que j’ai ramené par après des trucs. Peut-être même que les murs étaient blancs. Ou beige. Aucune idée de leur couleur d’origine. Ils pourraient être rose fluo que ça me choquerait pas. Mais ça m’étonnerait vachement que les gens de la Dispatch aient décidé de mettre un peu de piment, de quelque manière que ce soit, surtout pour leurs employés. Bien que en soit, ne pas colorer les murs en rose si vous voulez mon avis, c’est plutôt leur sauver la vie qu’autre chose. Surtout leur vue. Et Merlin seul sait ô combien la vue est importante ici. J’crois que tout le monde l’a compris, ne serait-ce qu’en croisant que des bigleux, ou alors en croisant pour la dixième fois en deux minutes les posters collés un peu partout dans les couloirs qu’ils feraient bien de changer de temps à autres. Ou alors c’est moi qui me chargerai de re décorer. Et là ça risque de changer et pas qu’un peu. Vu les quelques posters qui traînent au fond d’un tiroir, c’est certain que ça sera pas la même chose que les tests de vue. Mais au moins on pourra se rincer l’œil. Je suis pas certain que ça fera très long feu et que les directeurs apprécieront, mais c’est quelque chose à essayer. Si ça se trouve, ça en motivera certains à travailler.

Maintenant, si j’arrive à faire mettre à Alan une robe, c’est certain que je préfère avoir des photos de lui que d’aller placarder des posters sur les murs de la Dispatch. On peut donc dire que l’avenir de cette entreprise, et surtout sa décoration dépendra de cette soirée et des éventuelles photos que je pourrais en tirer. Mais bon, faut d’abord faire mettre une robe à mon ancien élève, ce sera déjà plus facile pour prendre des photos. Maintenant j’dis ça j’dis rien. Chose qu’il ne semble pas prêt à faire là maintenant tout de suite. En fait on aurait dit actuellement qu’il était…Paralysé ? J’sais pas il avait arrêté de bouger et…et voilà. Jamais vu ça auparavant. Wow, faudrait quand même veiller à ce que ça dure pas trop longtemps quand même. Oh non c’est bon. Il a repris la parole, tout va bien. …Ou presque. C’est à moi qu’il vient de demander de…de me travestir ? C’est une blague ? Sans doute. Non mais sincèrement, je m’en fous pas mal de mettre une robe devant lui, ou n’importe quoi d’autre pour la déconnade, mais en public, t’oublies. J’ai une réputation à tenir moi. …Ou pas. Mais faut bien que je trouve une excuse. Puis sincèrement. A côté de lui, on pourrait me mettre trois tonnes de maquillage et faire ce qu’on veut, j’pourrai difficilement paraître plus efféminé que lui.


« - -Tu m’en diras tant ! De loin j’ai toujours du mal à te différencier d’une secrétaire, j’suis certain que ça passerait comme rien ! Et pourquoi pas ? T’sais, j’vois pas en quoi c’est gênant, tu portes trois fois plus de tissu qu’en temps normal ! Et, sérieusement ? Tu veux peut-être avoir la femme à barbe avec toi, ou qu’on me jette tout de suite de la soirée, parce que ce serait tout sauf crédible ? J’te le fais en privé, et seulement si tu trouves une robe à ma taille, s’tu veux, et j’aurai l’air bien ridicule, mais là, ça l’fera jamais.   »


J’sais même pas pourquoi je viens de lui proposer ça, je sens que je vais le regretter mais bon, si ça l’aide à accepter de se faire passer réellement pour une fille pour ce soir, je me sentirai moins coupable. Parce que ouais j’me sens quand même un peu mal de le forcer, mais non, je refuse de lâcher l’affaire. Mais il restait quand même un problème. Trouver une robe. Et il venait de mettre le doigt dessus. Pch, c’est pas ça qui m’arrêtera. C’pas un stupide bout de tissu qui me gâchera cette soirée. Si il faut partir à la chasse à la robe, on l’fera. Mais il faudra voir par rapport à sa taille aussi. Et je me vois mal aller toquer chez des secrétaires pour aller leur demander une robe. Elles risqueraient de le prendre mal. Très mal. Et j’ai pas spécialement envie d’en pâtir. Il faut donc un autre plan, de secours. Et vite. Très vite. Quoique, je n’ai peut-être pas besoin d’aller chercher très loin.


« --Mais siii ! Y a trop moyen avec un peu d’maquillage j’te dis ! Et dis pas ça trop vite, j’ai p’têtre un truc qui pourrait t’aller. J’ai des trucs qui traînent par-ci par-là. Avec un peu de chance, c’serait à ta taille. »


A un train pareil, je devrais penser à créer/animer une émission, genre «  Canon en dix leçons ». J’suis certain que ça marcherait et puis ça me permettrait certainement de me faire plus d’argent qu’en me laissant pourrir ici dans un bureau, où on essaye de me faire remplir des dossiers à deux balles que non, je ne toucherai jamais, à part pour les mettre à la poubelle où les fourrer au fond d’un tiroir. Ou les manger. Bwerf. En attendant, faudrait les retrouver, ses robes. Bien beau de dire qu’on les a mais…où. Déjà on va éviter les questions de sa part. Pas envie de répondre où je les aies eues. Surtout celle restée après une soirée plus qu’houleuse où n°32 a préféré partir en serviette. Breef. Assez parlé, on va faire des fouilles archéologiques. Premièrement. L’armoire. De toute façon si jamais y a un truc dans cette pièce ce sera là. Après si on trouve pas grand-chose faudra se rabattre dans mes appartements. Y a moyen de faire ça en un temps record si on prend pas de pincettes. Sauf que j’avais un peu oublié que j’avais bourré pas mal de chose dans ladite armoire. Pas grave. Ca tombera pas plus bas hein. Et puis c’est décidé, je vais désormais me mettre à ranger et garder cette pièce plus ou moins propre. En mettant tout ce que je peux dans la poubelle. Voulà. En attendant on cherche, Alan s’est enfin assis, c’bon.


« -T’veux des jarretières ou ça ira comme ça ? »


Bon j’arrête de le taquiner, ou il va vraiment finir par dégager d’ici. Mais je le laisserai pas partir si facilement, faut pas croire. Bon. Après plusieurs minutes de recherches, pas si infructueuses que ça, je réessayai de fermer c’t’armoire, sans avoir de robe. Mais on a l’début, on a l’début. On avance doucement mais sûrement. Allant poser le tout au seul endroit où il y avait pluuus ou moins de la place, c’t-à-dire sur le bureau, avant de croiser les bras, et de regarder tour à tour le bureau et le brun un peu plus loin.


« -Baah, pour le moment, on a ça. Mais on a pas encore l’élément principal.  »


Avec un peu de chance, on aura pas à chercher très loin non plus. Et puis au pire on fera preuve d’un peu d’imagination, même si j’suis pas certain d’avoir beaucoup d’aide de la part d’Alan. A moins de subitement le convaincre et le rallier à ma cause. Ce qui n’est pas gagné du tout.




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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Mer 3 Sep 2014 - 21:42





Un pantalon serait mieux.


Euh. Attendez. Eric venait réellement de déclarer qu'il ressemblait à une secrétaire ? Alors ça, c'était vraiment pas sympa du tout. Alan aurait presque pu se vexer si ... S'il n'était pas aussi gentil tout plein. D'accord, il savait qu'on ne le trouvait pas bien viril. Mais de là à le comparer à ces charmantes dames, il y avait un monde. Son sourcil gauche se contenta de tiquer en guise de signe de son mécontentement. Heureusement, il avait l'habitude qu'Eric le taquine, même si des fois il trouvait ses plaisanteries de mauvais goût. Oui, j'ai écrit précédemment qu'Alan rigolait à n'importe quelle vanne vaseuse de son ancien mentor. Eh bien, l'exception à cette règle résidait dans les blagues qui touchait directement notre brun, surtout quand ladite blague était un sous-entendu embarrassant. D'ailleurs, question farce, le coup d'Eric se promenant en robe lui arracha un sourire ... Jusqu'à ce qu'il se rende compte le résultat horrible auquel une telle entreprise aboutirait. Erk, une véritable image de film d'horreur.. Il ... Il préférait son Eric tout plein de testostérone, voilà. Vite, il fallait absolument qu'il efface cette image ignoble de son cerveau à jamais avant qu'elle menace sa santé mentale. Si, si, je vous jure, il sentait que sa cervelle était en train de se liquéfier à cause de cette vision apocalyptique. Leur couple n'avait pas besoin de deux lopettes, c'bon. Comment ça, ils n'étaient pas en couple ? Ah. Oui. Merci de remuer le couteau dans la plaie avec de l'acide, bande de méchants pas beaux.

Pour éviter le travestissement d'Eric – qui serait sûrement le jour du début de la fin de l'humanité, notez-le -, Alan était presque résolu à jouer le rôle lui-même. Presque. Parce qu'il restait encore un espoir qu'une illumination soudaine lui tombe dessus et lui souffle discrètement une stratégie où il aurait moins à donner de sa personne. Toutefois, la situation n'avait pas évolué par rapport au post précédent : il n'avait toujours aucun plan de secours. Faute d'alternative et sentant bien que les deux problèmes soulevés par ses soins allaient vite être réglés, il se contenta de chuchoter timidement.

« ▬ Tu as raison, je vais le faire ... On n'a pas le choix on dirait. Mais que ce soit bien clair : tout ceci reste entre nous. Je ne voudrais pas que les autres soient au courant, ce serait trop la honte. »

Et encore, il pesait ses mots. Si n'importe qui du service apprenait qu'il s'était travesti, il n'allait pas tarder à devenir la risée de la section. Quoique. Certains l'avaient tellement en pitié qu'ils trouveraient encore le moyen de trouver cela tout cutie kawaii mignon. Ou, hypothèse la plus probable, tout le monde s'en foutrait carrément. Cependant, si la nouvelle venait à s'ébruiter, Ronald allait sûrement le charrier en le croisant, Grell, bah, s'en taperait le cul, et William ... Aussi. Sauf que ça serait quand même fichtrement gênant de se pointer devant son supérieur après avoir porté ce déguisement. Aïe, dans son futur rapport, il faudrait qu'il pense à maquiller un peu la vérité pour ne pas révéler cette casserole. Oh, il ne mentirait pas. Il allait simplement malencontreusement oublier ce léger détail. Bah, personne ne lui en tiendrait rigueur du moment que sa tâche était effectuée proprement. Avant de parler de rapport, il faudrait peut-être s'y atteler à cette mission. A force de discutailler, ils perdaient du précieux temps. Et ... Mince. Il venait de penser que s'il venait à faire une crise durant son travail, on l'embarquerait à l'infirmerie ... En robe. Et là, c'était clair que toute la Dispatch allait être au courant. Par pitié, tout mais pas ça. Alan pria sincèrement le gugusse du haut de réfréner ses pulsions trollesques ne serait-ce que ce soir.

En tout cas, c'était cool de la part d'Eric de proposer de le dépanner avec du matos qui-- Gné ? Qu'est-ce qu'Eric fichait avec ce genre de matériel, justement ? Avait-il une passion inavouable dont il n'osait parler, pas même à mon meilleur ami – enfin, Alan espérait au moins qu'il était son meilleur ami, faute de pouvoir être son meilleur amant. Supposons que ce n'était pas le cas, sous peine de devoir inventer une émission du style de « Tellement Vrai » pour que le blond se confie au sujet de sa passion particulière. Et personne ne veut que ce genre d'émission ne soit créée. Personne. Jamais. Soyons réalistes deux secondes sur le pourquoi gros nounours avait des vêtements féminins dans sa garde-robe. En fait, on va plutôt s'abstenir de toute conjecture. Bizarrement, Alan sentait que l'explication n'allait pas lui plaire. Il sentait le coup fumeux d'une tenue portée par une des nombreuses grognasses ayant tourné autour de son Eric, et, il ne voulait mieux pas trop y réfléchir sous peine d'éprouver un profond dégoût en enfilant une de ces tenues. En gros, il préférait carrément l'option où son collègue était un travesti refoulé, il la trouvait plus rassurante. Et le maquillage était à bannir.

« ▬ Oublie le maquillage, je ne veux pas ressembler à ... Une prostituée ... Et ... Je ne veux pas savoir où tu as pu avoir ces machins-là. »

Mieux valait éviter de poser des questions auxquelles on ne désirait pas entendre la réponse. Croisant les bras, s'attendant à ce que son homologue le traine en quatrième vitesse à ses appartements, Alan le fixa perplexe en train de fouiller dans son armoire. Comment une robe aurait pu atterrir dans l'armoire de son bureau ... ? Laissez tomber. Il ne voulait pas la réponse à cette interrogation non plus. Il va faire comme s'il n'y avait rien de choquant. Voilà. Tout ceci était parfaitement normal. Le monde n'avait pas basculé dans la quatrième dimension, non, non. Tout va bien, il va bien. Ahah. Jarretières ? Elles viennent squatter pour quel motif ? Oulà. Même pas en rêve ! Plutôt mourir des Épines de suite.

« ▬ E-Eric ! N'exagère pas, ce ... Ce n'est pas drôle. »

Il rougit à la suggestion de son coéquipier. Oui, il voulait bien un jarretière. Seulement si Eric lui enlevait avec les dents après, tiens. Mais bon, n'espérez pas qu'il le dise tout haut, il gardait cette réflexion, origine du rouge sur ses joues, entièrement pour lui. Brusquement, Alan se leva de la chaise et se dirigea vers la porte. Visiblement, ils n'obtiendraient rien dans cette pièce, pas la peine de perdre leur temps. Et puis, au moins, Eric ne verrait à quel point il rougissait à cause de cette histoire.

« ▬ Si on se dépêche, on peut éventuellement aller jusqu'à ton appartement. Tu es sûr que tu as quelque chose capable de faire l'affaire ? Sinon, on sera coincé, on ne pourra pas revenir en arrière et la supercherie tombera à l'eau ... Ce serait tellement dommage. »

Mauvaise foi ? Pas du toooout. Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Il tenta de reprendre un ton plus professionnel. Génial, un sprint, il ne lui manquait plus que cela. Il ouvrit la porte et se prépara mentalement à devoir se manier le train.  


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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Jeu 4 Sep 2014 - 17:26


L'uniforme des secrétaires?




Alléluia, il a accepté. Et ce n’est pas qu’on avait pas le choix, c’est que JE ne lui laissais pas vraiment le choix. Et non je ne m’en vante pas. On aurait très bien pu s’arranger, comme il l’avait dit à la base, essayer d’inviter des secrétaires, et dégoter d’autres invitations, mais ça allait être chaud. Très chaud. Et puis sincèrement, ce serait moins drôle. Sans compter que l’une des secrétaires s’approcherait d’Alan. Et devrait se faire passer pour sa compagne. Genre elle lui prendrait le bras. Elle le toucherait aussi. Et pour une fois que je peux me retrouver seul en mission avec Alan, on ne va pas non plus tout gâcher avec des femmes. Ce serait débile. Et puis si il fait la même tête que maintenant, il serait trop mignon. Ouais il l’est toujours, mais il le serait encore plus. Si c’est possible. Vos gueules, c’est moi qui décide. Quoiqu’il en soit. Mignon ou pas, ce serait quand même mieux de lui répondre.


« - J’avais pas l’intention d’le dire, et puis de toute manière, à part avec toi, c’est pas comme si je parlais réellement aux autres. Et…pour tout te dire, à la base, j’tais avec Sutcliff pour c’t’affaire mais…on s’est comme qui dirait…Eh…un peu tapé dessus donc je leur ais…gentiment suggéré que tu prennes sa place.   »


C’est fou comme dès que je suis devant lui, le fait d’avoir réussi à taper sur le roux devient neeettement moins drôle. En même temps, je me vois mal faire le fier devant lui parce que j’ai tapé sur un autre mec. Ou presque mec. Collègue s’vous préférez. Pourquoi c’est devenu si sérieux tout à coup ? C’pas normal. Et c’est pas drôle. Il faut trouver une diversion. Mais je sais pas trop quoi ni comment, les seules idées qui me passent actuellement par la tête, risqueraient de le mettre encore plus mal à l’aise que tout à l’heure. Et même si c’est marrant de faire ça un moment, mon but c’est pas de le traumatiser à vie non plus hein. Ce serait con de faire fuir la seule personne qui me supporte.  Breeef. J’ai dit, trouver une diversion. Mais une nouvelle fois tout ce qui me passe par la tête, c’est pas ce qu’il y a de plus génial.  Pourquoi j’ai que des idées de merde ? Je pourrais…je sais pas échanger avec quelqu’un mon cerveau pendant quelques instants ? Sauf que j’ai personne sous la main, c’est ballot. C’pas grave, on se débrouillera sans, c’est pas comme si j’avais jamais réussi à m’en sortir autrement. Sauf que je n’aurai pas besoin d’attendre plus longtemps, étant donné qu’il vient tout pile de prendre la parole, ce qui m’offrait une belle sortie de secours.


« -J’pense que ce sera mieux de l’éviter, sauf si tu sais l’manier, parce que mes compétences en maquillage doivent se trouver sur une échelle de 1 à 10, dans les négatifs. Et faudrait déjà que j’m’en souvienne moi-même, j’suis même pas certain de vouloir le savoir non plus.  »


On va éviter de ressasser le passé. Comme d’habitude. C’pas comme si mon but était de me souvenir de quoique ce soit. Mis à part d’une seule chose. Le mois où j’avais dû être tuteur. Certainement pas le meilleur, loin de là, mais c’était certainement le seul souvenir que je voulais garder. Le seul valable en soit. Breef, en attendant je risque d’en avoir un pas mal non plus s’il accepte les jarretières. Ce qui est complètement tombé à l’eau. Dommage, j’prends quand même avec moi. On sait jamais, ça peut toujours servir. Imaginer, quelqu’un vous attaque subitement, par surprise, et grâce à ça…grâce ça, on pourrait étrangler la victime. Vachement utile.


« -C’est bon, c’est bon, j’arrête ! Mais j’suis quand même certain que ça t’irais bien.  »


Je levai les mains à mi-hauteur, comme pour me laver de toute faute, non-commise dans ce cas-ci, me tournant vers lui en souriant un peu, avant de le voir se lever brusquement, se dirigeant vers la porte. …Il essayait de partir ? Noooon ! Pas si près du buut ! Arm. Reprenons. Nooon ! Et la mission alors ? Comment ça j’suis pas convaincant ? Pt’être que je l’ai vexé.  Du moins, ça en a tout l’air. Mer…credi. Bon on va essayer de le raisonner, ce serait quand même vraiment con que je doive faire cette mission tout seul où me dégoter quelqu’un d’autre. Du moins, c’est ce que je me disais, jusqu’à ce qu’une nouvelle fois, il reprenne la parole, effaçant mes pensées comme quoi il allait abandonner.


« -J’en suis presque certain. Faut juste espérer que ce soit la bonne taille, ou presque ! Mais tu sais, si ça te fait trop chier je me démerde pour trouver quelqu’un d’autre…Juste que ça faisait longtemps qu’on avait plus fait de missions à deux, mais j’ai pas envie de te forcer à faire quoique ce soit.   »


Ouais c’est bon, j’ai fini par craquer. J’ai dis que je le lâcherais pas, mais je préfère laisser tomber mon projet de photos que de le forcer à faire quoique ce soit. C’est drôle un moment de le taquiner, mais faudrait veiller à pas aller trop loin non plus. C’est pas Sutcliff. Loin de là. Et encore heureux. Quoiqu’il en soit, passant une main négligemment dans mes cheveux, je le rattrapai, me mettant à sa hauteur, lui lançant un coup d’œil , me remettant à sourire une nouvelle fois.


« -Mais si tu préfères annuler la mission, j’te promet que je viendrai t’faire chier après, u demain si tu dors déjà. Crois pas que tu t’en sortiras indemne. »


Et puis c’est pas dans mon genre de lui foutre la paix. Sérieusement, si j’avais pas ma dose d’Alan quotidienne, il est quasiment certain que Sutcliff ne serait déjà plus des nôtres. Ce qui en soit pourrait être un bien. Mais bon. On va éviter d’attirer trop l’attention sur moi, ce serait un peu beaucoup pas très intelligent. Déjà que je ne l’suis pas plus que ça.




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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Jeu 4 Sep 2014 - 21:09





Si ça peut te faire plaisir ...


Alors comme ça, Eric était à la base avec Grell. Alan sentait bien qu’il y avait une embrouille du genre sous sa nomination à la dernière minute. Il n’était pas vraiment étonné que ladite embrouille se trouvât être le faucheur de le plus extravagant de l’organisation. Il voulait demander à la base à son collègue pourquoi il l’avait réclamé personnellement. Mais, maintenant que la donné Sutcliff était ajoutée à l’équation, il arrivait facilement à reconstruire le schéma conduisant à la note trouvée sur son bureau. Par contre, il avait mal compris où Eric et Grell s’étaient tapés sur le museau … ?  Pas bien. Pas bien du tout. Méchant Eric, il méritait une punition qui – Oups. Mon alarme à scénario de mauvais film pornographique vient de se déclencher. Je vais l’éteindre, je reviens de suite. Bon, laissons le bénéfice du doute à nounours ; il parlait peut-être au sens figuré. Il avait simplement eu une discussion animée avec l’autre pingouin et point. La violence ? Connait pas. N’empêche, notre Shinigami se demandait pourquoi Eric vouait une haine si profonde à leur collègue rouge. D’accord, il était un peu … Original dirons-nous. Mais supportable. Enfin. Sauf quand il bitchait sévèrement sur ce pauvre Alan. Ce qui arrivait relativement souvent. Maiiis, ce n’était pas de la faute de Grell ! Le brun devait être responsable de leur relation tendue. Forcément.

Incident clos. Alan préférait ne pas trop poser de questions au sujet de ce qui s’était passé avec Sutcliff, car, là encore, il sentait que l’histoire dans son intégralité n’allait pas lui plaire. Il se verrait dans l’obligation de jouer Maman Humphries pour rabrouer Eric au sujet de son comportement, cependant, il n’en avait pas envie. Au moins, il savait désormais pourquoi il avait été choisi expressément par son coéquipier. Surtout qu’Eric avait mis au placard l’idée bancale du maquillage, dieu merci. Ouf. Alan échapperait aux types se stoppant dans la rue pour le consulter au sujet des tarifs pour … Passer du temps ensemble va-t-on dire. Ouais, je fais dans le politiquement correct ce coup-ci, admirez l’effort. Après tout, il avait dit oui pour la robe, pas pour les à-côtés. S’il devait se taper le corset et tout le tutti quanti, il se jetait du haut du premier pont qu’il trouverait une fois en bas parmi les humains, sans aucune hésitation. Certes, il n’avait pas tellement d’amour propre … Mais zut quoi ! Qu’on laisse en paix le peu qu’il lui restait.

La main sur la poignée, il se retourna vers Eric un peu surpris. I-Il avait pensé à lui juste pour qu’ils passent du temps ensemble … ? C’était trop mignon. Et, en plus, il lui proposait d’abandonner. Comment qu’il était trop le meilleur Eric. Tellement gentil, tellement swaag, tellement la purée de classe of the death. Calmons cette subite monté d’hormone avant qu’Alan n’aille trop loin dans une crise de fangirlisme. Voilà la raison pour laquelle il aimait Eric ; le blond avait toujours une petite attention pour son ancien élève tout en ne le prenant pas en pitié. Si notre mikado n’était pas aussi réservé, il lui aurait sauté dans les bras et fais l’amour sur le bureau direct. Toutefois, le plan d’Eric se révélait en vérité machiavélique. En faisant comme si Alan pouvait déclarer forfait et en titillant la corde sensible du brun, il s’assurait de l’inverse, c’est-à-dire de la participation de notre bisounours. Alan ne pouvait pas refuser après une telle révélation. Il se retourna vers Eric avec un air déterminé comme jamais.

« ▬ Non, non, non. Je vais le faire, je te l’ai dit. On va y arriver. Il me faut juste une robe et tu vas voir, je serais la meilleure fille que tu auras connue. »

Si vous regardez bien, vous pouvez apercevoir des petites flammes dans ses yeux. Il était motivé à mort. Il allait la mettre, cette foutue robe, et il ferait plaisir à Eric, nah. Il avait la rage de vaincre, et ne rien le pourra l'éteindre, le tournoi extrême, POKEM-- Erf. Désolé, je me suis laissé emporté. Bref. Il ne reculerait devant rien pour ne pas décevoir son ancien mentor. Rien … Dans la limite du raisonnable, hein. Il choppa le poignet de son partenaire pour le traîner aussi rapidement que possible vers leur prochaine destination : l’appartement d’Eric. Réflexion faite, si Eric ne bougeait pas son popotin de lui-même, Alan aurait toutes les difficultés du monde à le remorquer vu son incroyable puissance musculaire. Pourtant, allez savoir si sa résolution lui faisait pousser des ailes, ou si tout bêtement il voulait vraiment montrer son entrain, il tenta de tirer son futur mari vers leur but. Ça puait l'échec à plein nez mais bon, c'est le geste qui compte comme on dit.



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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Jeu 4 Sep 2014 - 23:45


Et comment ♥




Blbrinbren. Pourquoi il me regardait comme ça maintenant ? J’ai encore fait quelque chose de travers ? J’le jure, j’ai pas dit d’obscénités c’te fois. Du moins je crois. Ouais je suis pas certain, mais je suis presque sûr de ne rien avoir dit cette fois-ci qui aurait pu le vexer. J’ai peut-être dit un mot de trop, j’sais pas. Ou alors c’est le temps de réaction qu’il a pour peser le pour et le contre, et comprendre qu’avec Sutcliff, on s’est réellement frappés. Si c’est ça, il me fera sûrement la morale, ce n’est pas non plus la première fois qu’il me la fera, mais j’y peux rien, c’est plus fort que moi. Dès que je le vois, j’ai le besoin de le frapper. J’suis taureau, il a les cheveux rouge, okay ? …Non je sais pas u tout de quel signe astrologique je suis et je m’en branle complètement alors faites pas chier, je raconte ce que je veux. Il faut bien que je me trouve des excuses, sinon, qui le ferait ? Personne. A part peut-être Alan dans certains cas, mais là je le vois mal me dire de continuer de frapper sur Sutcliff. Déjà que j’essaye de me tenir pluuus ou moins correctement quand je suis en compagnie du brun, on va pas me forcer non plus à me tenir à carreau en permanence alors que Slutcliff fait son cirque à côté. En me provoquant ouvertement. Faut pas croire que c’est à chaque fois moi qui cherche la bagarre hein. Il existe et se balade devant moi, dans ma division, si c’est pas de la provocation ça.

C’pas tout ça, mais on va éviter de penser à lui alors qu’il est pas là, il me pourri assez la vie comme ça, inutile d’en rajouter une couche. Alors on efface sa tête de merde de son esprit et on se concentre sur celle d’Alan. Là voilà. C’est nettement mieux. Et…Attendez. Il venait de dire quoi là ? Rembobinez un peu. Là. « Je vais le faire, je te l’ai dit. » …Remettez. « Je vais le faire, je te l’ai dit. » Encore une fois ? « Je vais le » non ouais on va arrêter avant de perdre tout le monde et d’écouter ça en boucle. Mon Dieu. –Pour une fois que je l’appelle lui.- Si j’avais pu, j’aurais enregistré ses paroles là, et je promets que je les aurais écoutées tous les soirs. Voir même toutes les heures. « Tu vas voir, je serai la meilleure fille que tu auras connue. » Tu m’vends du rêve là. Tellement que j’ai même pas envie de sortir de blague vaseuse ou de remarques obscènes pour une fois, alors que ça s’y prêterait très bien. Non. Respect. Je vais me contenter de graver ses paroles dans ma mémoire pour pouvoir me les remémorer n’importe quand. Avec son visage. Si j’avais pas peur de un d’être ridicule et de deux de lui faire peur, je l’aurais pris dans mes bras et je l’aurais pas lâché. Parce qu’il est trop mignon. Okay après ça ce serait peut-être pas arrêté à le prendre dans mes bras.


« - J’te crois sur parole, c’est pas comme si tu m’avais déjà déçu d’une quelconque manière.   »


Pour le coup, j’peux en être fier de mon élève, et pas qu’un peu. Parce que maintenant que j’essaye de me mettre à sa place, si mon ancien mentor m’avait demandé de mettre une robe, même pour une mission, je l’aurais envoyé chier. …Bon peut-être pas si c’était Alan, mais j’aurais eu un peu – BEAUCOUP- de mal à le faire. Ceci dit, assez rêvassé, il faudrait se bouger le cul. Et le brun semblait du même avis, vu qu’il venait de me prendre le poignet et semblait…vouloir me traîner. Sans doute vers mes appartements. Après tout, il connaissait tout aussi bien le chemin des miens, que moi des siens. Alors je le laissai faire, et n’opposai aucune résistance, de toute manière, j’avais tout à y gagner hein à le voir en robe moi. Ceci dit, on va éviter de précipiter les choses, alors je le laissai mener le long du chemin, le laissant me traîner par le bras par la même occasion –s’en fout si les gens regardent bizarrement, l’est mignon à faire ça.- jusqu’à ce qu’on arrive à la porte, ce serait plus simple si j’ouvrais avec mes clefs. Et dès que la chose fut faite, je le laissai rentrer, avant d’en faire de même, refermant machinalement la porte derrière, avant de partir une nouvelle fois à la chasse à la robe. Qui ne devrait pas être trop dure à trouver, c’est pas non plus comme si c’était chose courante par ici. D’ailleurs, après quelques minutes – et quelques trucs non identifiables trouvés- elle fit miraculeusement surface. Comme c’est beau, même le destin semble être avec moi ce soir. Bref. Elle ne devrait pas lui poser trop de problèmes, elle était plutôt sobre, et pas trop courte. Ce fut donc avec un air plutôt triomphant que je me ramenai vers lui, la robe en main.


« -Voilà ! J’savais bien qu’elle devait être quelque part. Maintenant si y a des retouches à faire ce s’ra un peu chaud.   »


Penchant un peu la tête en regardant le bout de tissu que j’avais entre les mains, je fini par hausse vaguement les épaules avant de la lui tendre. – J’vois pas pourquoi je la lui jetterais au visage en même temps.-


«Ca ira ou tu veux que je t’aide à la mettre ? Oh, j’t’ai pas proposé, tu veux p’têtre boire quelque chose avant ?  »


JC’est que dans la précipitation, j’en oubliais mes bonnes manières. – Si,si j’en ai, j’vous jure.- Juste que c’était pas vraiment dans mes habitudes de proposer à boire aux gens qui venaient ici. Premièrement, j’préférais aller chez les autres – comme ça j’me fais pas chier à ranger tout- et deuxièmement, c’était pas non plus pour se faire chier à papoter et à faire un concours de bonnes manières. Sauf avec Alan. Où j’essaye d’être un minimum civilisé. C’est peut-être pas parfait, mais au moins j’essaye hein.




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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Sam 6 Sep 2014 - 17:58





Me suis fait enfler.


Plus efficace que n'importe quel GPS Tom-Tom, l'élément le plus mignon de toute la Dispatch – si, si – conduisit son partenaire vers l'infini et au-delà. Leur allure était relativement lente, il faut l'avouer ; n'allez pas penser qu'ils étaient partis en trombe malgré l'envie d'Alan d'en découdre sur le champs. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que traîner Eric, c'était déjà chaud même s'il se laissait faire, alors, le traîner en courant quand on a la santé d'un gars en phase terminal et la carrure d'un porte-manteau, je ne vous en parle même pas. Histoire de ne pas finir sur les roses avant que la mission n'ait véritablement commencé, le brun se contenta de marcher le plus vite qu'il le pouvait. Il devait se dépêcher avant que sa motivation ne retombe comme un soufflé à la sortie du four. Pour le coup, le regard perplexe de ses petits camarades croisés dans les couloirs ne le perturbèrent pas le moins du monde. Il était entièrement concentré sur la tâche à accomplir, le reste, rien à foutre. Pour le moment, hein. De toute façon, il ne devait pas rester grand monde à cette heure-ci dans les locaux, mis à part ceux qui avaient le malheur de faire des heures supplémentaires ce soir. Ah bah ouais les cocos, les Shinigamis, pour la plupart, sont comme les fonctionnaires : à dix-huit heures pile, tout le monde se barre, sauf les courageux et les bosseurs. Il est clair qu'à dix-neuf heures, le phénomène s’en pirait et que le nombre de survivants était égal au nombre de fois où Spears avait sourit dans la journée.

Bref. Une fois qu'ils eurent parcouru le chemin jusqu'à l'appartement d'Eric, Alan mit son mode spectateur en route et se contenta de suivre le mouvement bien sagement. Il préféra ne pas s'attarder sur le bordel des lieux quand il y pénétra, ce serait mauvais pour son karma et pour sa santé. Un jour, il déboulerait chez son poto avec un balai, un seau, du courage et une tenue plus adaptée – le premier qui braille 'Une robe de maid !', je la lui fait bouffer -, un jour, quand il aura le temps. Rien que voir la vaisselle s'accumulant dans l'évier lui donna la furieuse envie d'aller s'y intéresser de plus près. Résiste Alan, résiste. Prouve que existes, cherche ton bonheur partout ; va, refuse ce monde égoïste. Après Pokémon, France Gall, je demande à retarder ma pendaison s'il vous plaît. Petit nounours lutta contre son désir de jouer les fées du logis tant bien que mal, préférant passer son chemin avant de définitivement craquer. Il suivit le blond jusqu'à sa chambre et resta bêtement devant la porte, parce que, rentrer dans la chambre d'Eric, ça signifiait beaucoup trop pour son esprit d'amoureux transi. Pas de sa faute s'il était un peu gnangnan sur les bords. Vous vous attendiez à quoi venant d'un mec qui aime les fleurs, sérieusement ?

Après quelques minutes où le faucheur resta gentiment à ne rien et à ne rien dire, il vit son ancien mentor revenir vers lui tout content, sa trouvaille en main. Génial. Youpi. Voilà tout l'enthousiasme dont notre pauvre victime était capable, désolé. Il la prit dans ses bras lorsque son homologue lui tendit, s'efforçant de garder un air sérieux bien qu'intérieurement, c'était la gêne la plus complète, surtout lorsque son futur petit ami lui proposa gracieusement de l'aider à l'habiller. Charmante attention, vraiment. Toutefois, s'il y avait bien une chose qu'Alan ne désirait pas, s'était se foutre à poil devant Eric. Enfin, si, il le voulait. Pas dans ces conditions quoi. Il allait se démerder seul, comme un grand, ça vaudrait mieux pour tout le monde.

« ▬ Je vais me débrouiller tout seul, merci quand même. Et non merci, je ne veux rien. Tu permets que je t'emprunte ta salle de bain ? »

Simple question pour la forme puisqu'il n'attendit même pas la réponse pour s'y diriger. Il s'y enferma et fit face à son ennemi du jour : la robe. Bon, comment on mettait c'te truc ? Il n'était pas vraiment habitué à en porter, de ce fait, il n'avait aucune idée de comment l'enfiler. Il supposa qu'avant toute chose, il valait mieux qu'il enlève ses fringues ; un costar en dessous de sa tenue de soirée ne ferait sûrement pas classe. Ce problème résolu, il fixa l'objet du mal avec un soupir. Elle n'était pas moche, loin de là, il se demandait vraiment comment Eric avait pu acquérir un truc pareil. La qualité lui semblait tout à fait bonne pour ce qu'il connaissait dans le domaine et la coupe était plutôt pas mal. Quant aux couleurs, elles lui convenaient dans l'ensemble. Au moins, il avait échappé au rose bonbon et au rouge pétant ; celles de sa robe étaient plus douces, plus discrètes, dans des tons verts pastels et crèmes avec des touches de brun pour les éléments décoratifs par exemple. Perdu dans les jupons, il lui fallut une bonne demi-heure avant d'arriver à enfiler correctement l'élément. Bon, Eric avait raison, elle n'était pas courte, heureusement, elle lui descendait jusqu'aux pieds. Ce n'était pas vraiment étonnant vu que les choses dévoilant plus de peau n'étaient pas très bien vues. Quant à la forme, il fut forcé d'admettre qu'elle lui allait relativement bien. Il ne nageait pas dedans, ni n'était trop boudiné. Il s'arrangea du mieux qu'il le put avant de prendre une grande inspiration et de sortir à la rencontre d'Eric. Il se planta devant son compagnon, les mains sur les hanches. Il n'osa même pas le regarder dans les yeux.

« ▬ J'ai l'air ... D'un homme en robe. »

Bravo Alan, t'es un génie. T'as trouvé ça tout seul ou on t'a aidé ? Explicitons un peu sa pensée, on va dire que le choc lui a enlevé sa capacité à être clair. Il insinuait que, selon lui, personne ne serait pris au piège. Il est clair qu'il manquait des accessoires pour féminiser voire harmoniser le tout, ne serait-ce que des chaussures adéquates. Parce que les pompes vernies typiquement masculines dénotaient un chouïa. Il s'attendait évidemment à ce qu'Eric se marre comme une baleine, sans aucun doute.    



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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Sam 6 Sep 2014 - 20:57


Pas le moins du monde.




Prout. On va dire ça à la place des insultes habituelles pour changer un peu. Il venait de refuser mon aide, enfer et damna…damma…Fais chier. Fais chier², parce que de un cette expression pue, et de deux, voilà, il avait décidé d’aller mettre sa robe tout seul. Mais bon, c’est pas la fin du monde hein, de toute manière, c’est le résultat final qui comptera. Et puis de nouveau, j’aurais été à sa place, j’aurais pas voulu non plus. Quoique. Rien que pour me venger, j’aurais essayé de le taquiner. M’enfin, j’acquiesçai pour la salle de bain, chose qu’il ne dût pas remarquer, étant donné qu’il était déjà reparti vers la salle de bain en question. En temps normal, j’aurais trouvé ça drôle de me ramener à l’improviste, en plein milieu, juste pour le fun, mais ici, on va éviter. Alan n’apprécierait pas du tout. Et si les autres ont l’interdiction de lui faire du mal, ça s’applique aussi sur moi. Alors si lui refuse quelque chose à boire, moi pas. Faut bien faire passer le temps d’une manière ou d’une autre.

Et bordel, j’avais l’impression que le temps il passait encore plus lentement que d’habitude. En même temps, dès que le brun était là, le temps passait plus vite, du coup il serait logique que lorsqu’il n’était pas là le temps…ouais merde j’arrête. Trop intelligent pour moi ce genre de réflexions, je devrais arrêter, sinon mon cerveau il risque de saturer, et pas qu’un peu. Déjà que j’ai du mal à lire un dossier en entier. Bon d’accord, j’admets que je manque de motivation et surtout de concentration dès que l’on parle de travail papier. Mais c’est pas de ma faute. Ils ont cas nous payer mieux. Ou rendre ça plus intéressant. Si au moins les morts n’étaient pas constitués de 78% de vieux, et de 56% d’hommes hein. La seule chose que je veux bien, c’est que ça soit de 0% d’Alan, voilà.

En parlant de lui, c’est pas tout ça mais ça commençait à faire long là. Je ferais peut-être bien d’aller voir ce qui se tramait. Et si jamais il avait eu une crise ? Ce serait la fin du monde. Sincèrement. Et puis, si ça se trouvait, il n’arrivait vraiment pas à mettre cette robe, mais n’osait pas demander de l’aide. Que faire ? Allez. Si dans dix minutes il n’est toujours pas là, je vais voir ce qui se trame. Même si une partie de moi a fortement envie d’aller défoncer la porte pour m’assurer de sa santé. On se calme. J’aurais entendu quelque chose si jamais il avait un problème. …Si, si. Tiens pour m’occuper, j’vais reprendre un verre. Très bonne occupation. Et puis en plus ça m’occupe les mains, c’parfait.

…C’était parfait. Jusqu’à ce qu’Alan vienne se mettre en face de moi, en robe. J’ai failli recracher tout ce que j’avais en bouche. Mais j’ai eu le réflexe de la garder fermée, encore heureux. J’ai essayé d’avaler. Pas d’bol, c’était le mauvais tuyau. J’aurais bien juré, porté plainte ou faire tout ce que vous voulez contre le destin et n’importe quoi qui pouvait être lié à ce semblant d’étouffement, mais j’ai un peu beaucoup de mal à réfléchir. Et à me focaliser sur autre chose que mon ancien élève. Et une fois que je réussi à m’arrêter de m’étouffer, et réussi à reprendre mes esprits, je continuai de le fixer, la bouche légèrement entrouverte, avant de me rendre compte de ce que j’étais en train de faire, de secouer un peu la tête et de refermer la bouche. Ouais là c’est mieux, on va éviter de se faire passer encore plus pour un attardé.


« - Tu…es parfait.   »


C’est que ça lui tombait bien en plus, le bougre. C’est sûr qu’il vaudrait mieux pas l’autoriser à porter ça tous les jours durant le travail, parce que là, ma concentration elle va virer dans les négatifs. Et c’est certain aussi, que les dossiers, je les regardai plus jamais. J’m’en fou de ce qui dirait, mais je resterais derrière Alan h24. Et le premier qui oserait essayer de m’en empêcher, ou même de le regarder, j’le bute je m’en fous. Alors ouais, c’préférable que cette histoire de robe reste entre nous. J’veux pas qu’un autre ne…Je fais quoi là ? Pourquoi mon verre, que j’avais en main se retrouve sur la table d’à côté. Pourquoi la main qui le tenait est maintenant sur l’épaule du brun et pourquoi, pourquoi je suis en train de le mater, pourquoi ça ne me dérange pas, et pourquoi les images qui me viennent en tête empirent la situation. Reprenons-nous en main. Avant que ça ne dérape complètement. Première étape, même si j’en ai pas envie, on le lâche, et on s’éloigne un peu. On va éviter de lui sauter dessus hein, c’est ton meilleur ami Eric, a-m-i. Pas amant. Même si j’admets que l’idée est un peu, beaucoup alléchante, j’me ferais jeter à coup sûr. C’est pas comme si un type comme moi avait quelqque chose à faire avec lui. Bon. C’pas le sujet du jour. Mission. Penser à la mission. Et concentrons-nous sur ce qui va pas. Genre…Genre… Que quelqu’un me baffe. Je peux pas m’empêcher de le reluquer. Même ses chaussures, qui ont rien à voir, c’est mignon. Mais ça allait poser problème sans doute. Il faudrait lui trouver autre chose. Mais ça, j’suis pas certain d’avoir, J’ai bien quelques chaussures par-ci par-là, mais généralement, on lance qu’une godasse dans la figure du connard visé , pas les deux. Sinon…Sinon on peut toujours lui donner un des trucs trouvés tout à l’heure. Non pas la jarretière. NE PAS PENSER A LA JARRETIERE. Les gants et la coiffe, ça suffira. Amplement. Sauf que bien sûr, j’avais eu la bonne idée de mettre les gants et la jarretière dans la même poche. Va. Te. Faire. Foutre. Destin de mes deux. On va essayer de cacher comme on peut cette stupide chose. En marchant dessus tiens, même si ça la cache pas complètement, on s’en fout. En attendant, on lui tend les gants et on essaye de penser à autre chose, ce serait pas mal qu’il ne remarque pas la réaction d’une certain partie de mon corps, ouais de mon gros orteil c’est ça.


« -Eh…Par contre pour les chaussures…Il faudrait trouver…quelque chose…Mais les gants ça peut mieux le faire et…ça aussi.   »


Ouais je sais, j’ai dit que j’allais m’éloigner de lui, mais pour lui mettre correctement la coiffe, j’ai pas le choix, quel dommage…Oui d’accord, c’est juste une excuse pour pouvoir me rapprocher de lui une nouvelle fois, et alors ? C’pas interdit à ce que je sache. Et puis je voudrais bien vous y voir aussi hein. J’pouvais pas savoir que ça allait si bien lui aller. Dommage que ce soit pour une mission.


«-T’embrasses du combien ?  »


…J’suis pas certain que ce soit ça que je voulais dire. Nan. J’suis même SUR que c’était pas ça que je voulais dire. Mais c’pas de ma faute, il est trop mignon et puis suffit de…Okay okay c’est de ma faute. J’aurais jamais du lui proposer cette mission et encore moins de lui mettre une robe. Bon. Rattrape-toi. Même si c’est un peu tard. Fait comme si de rien était, arête de le fixer comme ça et attache cette putain de coiffe.


«-Chausse, chausse. Désolé lapsus d’mer…Eh. Non rien, c’quoi ta pointure ? »


Je vais finir par fermer ma putain de gueule et plus jamais la rouvrir, c’tout. Au moins je serais certain de plus faire de bourde. Du tout. Mais ce sera un peu compliqué de pas parler à Alan alors qu’on doit faire cette mission à deux, dans une soirée mondaine, et…Et surtout vu ce que je viens de sortir, ce sera difficile.



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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Dim 7 Sep 2014 - 15:29





Si, si.
Quel titre recherché.


Pendant un moment, Alan se demanda s'il avait fait quelque chose de mal. Il venait de faire planter son Eric, mince quoi. Allo, allo, la tour de contrôle appelle Monsieur Slingby, y'a quelqu'un ? Non, toujours pas ? Il respirait au moins ? Parce que là, ça devenait presque flippant. Au final, son poto articula enfin quelque chose. Alléluia. Par contre, il affirma tout le contraire de ce qu'Alan avait à l'esprit. Euh. Il avait les neurones de grillés ou ses lunettes n'avaient plus la bonne correction ? Pour se décrire, le brun avait des dizaines et des dizaines d'adjectifs, sauf que tous étaient diamétralement opposés à « parfait ». Ridicule lui semblait approprié à la situation. Visiblement, Eric n'était pas de cet avis. Soit. Dans tous les cas, Alan aurait largement préféré qu'ils se marrent tous les deux un bon coup pour ensuite, enchaîner sur leur objectif, et non rester comme deux quiches pendant qu'une désagréable tension sexuelle se mettait en place. Certes, notre gamin n'était pas expert dans le domaine. Néanmoins, il n'était pas non plus complètement stupide, il sentait bien  que l'air était lourdement chargé d'un climat qui le mettait mal à l'aise. Là, vous vous dîtes qu'il aurait pu profiter de la situation pour déclarer sa flamme. Après tout, Eric avait sa main sur son épaule et le reluquait impunément, autant exploiter l'instant. Sauf que notre Alan, il était choupinou et réservé pour tirer parti de la situation. Au lieu d'utiliser la conjoncture actuelle, il se dit que tout ceci n'était encore qu'un concours de circonstances voire un vilain coup de son cerveau fleur bleue qui lui faisait imaginer une déclaration d'amour là où il n'y en avait pas.

Si vous avez envie de le taper, je ne vous retiendrais pas. Entre monsieur jesuishétéro et l'autre jesuistropnuletjemefaisdesfilms, le jour où ils arriveront à conclure sera déclaré férié – si, si. Quelle frustration. Lorsqu'Eric se recula, Alan n'eut que la confirmation de ce qu'il pensait : il avait encore conçu un scénario romantique pour rien. Il s'en doutait. Mais il était déçu quand même. Comme à chaque fois que ce genre de posture leur arrivait. Il enterra soigneusement ses espoirs et cacha sa désillusion derrière son professionnalisme. Mission, point, rien d'autre. Il n'avait même pas vu la jarretière tomber de la poche d'Eric à vrai dire, trop concentré à, justement, faire l'impasse sur tout ce qui allait lui crever le cœur. Il se contenta d'enfiler les gants qu'on lui tendait, s'interrogeant au passage sur le pourquoi gros nounours était aussi gêné. Bizarre. Et oh, il ne portait pas de robe, lui, il n'avait pas de raison d'être intimidé pour quoi que ce soit. Bref. Son attirail complété par la coiffe quand Eric décidera de la lui mettre – la fin de cette phrase n'est surtout pas à sortir de son contexte -, il soupira profondément. Il ... Il ne voulait même pas se voir. Jamais. Que la soirée une fois passée disparaisse de sa mémoire pour toujours, nah.

Il allait passer à autre chose lorsqu'Eric posa THE question. Celle qui valait un milliard de livres, celle qui changerait la face de l'Univers, celle qui surpris tellement Alan qu'il faillit en tomber par terre comme une chiure d'oiseau sur un pare-brise  - quelle poésie. Eric venait vraiment de parler d'embrasser ? Réalisation dans 5 ... 4 ... 3 ... 2 ... 1 ... Putain de merde. En toute réponse, Alan eut un mouvement de recul, sa plus belle tête whathefuckesque de sortie, virant au rouge en moins de temps qu'il ne faut pour dire « banane ».

« ▬ P-Pardon ? »

Embrasser qui ? Quand ? Où ? Pourquoi ? Oulà, c'était trop pour mademoiselle, on désirait sa mort là. Du calme. Fiou. Ahah. Eric avait dû se tromper. Voilà, tu vois Alan, il l'avouait lui-même, il s'était planté de mot. Sacré Riric. On va tenter de reprendre ses esprits et faire comme si tout ceci était parfaitement normal. On a dit professionnel Alan, professionnel. Le coup de théâtre passé, le brun tenta tant bien que mal de retrouver contenance. Il remonta ses lunettes histoire de tripoter un truc rassurant. En temps normal, il aurait joué avec le lacet de son collier – si vous avez un autre mot, je suis preneur -, mais il l'avait lourdé dans la salle de bain d'Eric, posé au sommet de la pile de ses vêtements soigneusement pliés. Donc. Ses chaussures.

« ▬ O-Oh, je comprends mieux. Taille cinq je crois ... Laisse tomber au pire, je vais tirer sur ma robe et personne n'y verra rien. On va plutôt s'occuper de toi. »

Il n'y avait aucun double-sens, AUCUN. Alan s'approcha d'Eric et lui ferma les boutons de sa chemise jusqu'en haut. Bon, il aurait préféré faire l'inverse, mais il avait eu son quota d'émotions pour la soirée, on va arrêter les frais. Il resserra le nœud de cravate de son compagnon – sans l'étrangler non plus, hein - et, pour finir, boutonna sa veste noire. Là. Il était déjà plus classe qu'avec son look de touriste à la Dispatch. C'était une soirée chic, nandidiou, pas un barbecue entre potes. De plus, gérer la tenue d'Eric permettait de lui faire oublier la sienne et ... L'incident d'il y a quelques minutes. Parce que là, il avait totalement mindfuck ce pauvre Alan. Un lapsus reflétait ses désirs les plus profonds, non ? Bon, on ne va pas appeler Docteur Freud pour vérifier, il n'avait que trente-trois ans pour l'heure. Dans ce cas, cela signifiait qu'Eric voulait l'embrasser ... ? Mais voyons, c'était purement impossible : Eric n'aimait que les filles. Ou alors, cette affaire de robe l'avait lui aussi affecté. Argh. Tout était tellement compliqué. On ... On va se recentrer sur la mission, ce sera plus facile. Alan remit correctement le col de la chemise du blond et ses manches avant de s'éloigner satisfait.

« ▬ Mieux. Si tu venais tous les jours comme ça au travail, on pourrait presque te prendre pour un employé modèle. »

Parlons boulot, c'est anti-sexy au possible et ça va calmer les ardeurs de toute le monde.  
 


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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Dim 7 Sep 2014 - 19:03


Tu vas juste être trop mignon.




C’bien Eric, c’bieeen. Continue comme ça, et avec un peu de chance, -malchance plutôt- t’arriveras à lui faire faire une crise cardiaque. M’enfin. La question « pourquoi j’ai pas d’amis », on a la réponse maintenant. Mais y en a une autre quand même. « Que fait Alan encore ici ? ». Sincèrement. Il est trop…trop tout. Il mériterait d’avoir de meilleures fréquentations. Mais bon, j’dis ça, mais si jamais il essayait de se faire des amis…Je suis pas certain que je réagirais bien. Oh je le laisserais faire. J’peux rien lui refuser. Mais je ne promets pas que les amis en questions seraient en bonne santé. Ou en tout cas, pas très longtemps. J’crois que je l’ai déjà dit, on approche pas Alan, point. C’est pas compliqué, c’est simple, y a plein d’autres personnes à la Dispatch. Trouvez-vous quelqu’un d’autre. Bref. Avec un peu de chance, mais c’est pas comme si j’en avais d’habitude, il n’aurait pas entendu, ou alors ne remarquerait pas, ou ferait comme si de rien n’était. Fail. Il a même réagit, et il a rougit. Nijuhb. Z’êtes bien gentil de me demander de me contenir vous, z’êtes pas à ma place, ça s’voit. Heureusement, j’suis arrivé à m’expliquer. Correctement, sans refaire un lapsus. Dans un sens, j’peux m’estimer heureux que ce soit embrasser qui soit sorti et pas autre chose. Cherchons le positif dans mon malheur. C’est encore possible, rien n’est totalement perdu. C’est magnifique. Détournons le regard. Tout de suite. Avant de mettre en œuvre ce qui ferait sans aucun doute voler en éclat une amitié. Et puis c’est pas ton truc les hommes. Naaan, pas du tout. Les femmes c’mieux. Mais…Mais Alan l’est encore plus. Fuck. Imaginons trente secondes que je sorte avec lui. Je pourrais passer encore plus de temps avec lui. Et peut-être le voir en robe plus souvent. Uhuhu. Arrête tout de suite de baver et reprend toi abruti. Il est pas question de faire quoique ce soit qui pourrait éloigner Alan de toi. Contente-toi de fixer le mur. C’bien le mur. Encore heureux que j’ai résisté à la tentation d’accrocher une photo de lui sur les murs. J’aurais eu l’air fin.


« - D’solé. C’pas c’que j’voulais dire, c’juste que j’voulais t’embr… » Mais ta gueule Eric, ta gueuuule. Frappe-toi, met ta tête dans l’eau, j’sais pas, fais quelque chose, mais ferme-là. Rattrape-toi maintenant. Et vite. « -Herm. Laisse tomber, et ouais t’as raison pour les pompes. Elle est assez longue pour…Qeuwa ? »


Comment ça, s’occuper de moi ? Pourquoi ? J’ai pas besoin de robes. Et j’suis bien sapé pour l’occasion, nah ? …Visiblement pas au goût d’Alan. …D’habitude, on me les remet pas mes boutons mais bon, on va éviter de continuer à sortir de la merde. Alors on se tait on le laisse faire et…Naaaan ! Pas la cravate ! TOUT ce qu’il voudra mais pas la cravate. C’moche, et puis on étouffe avec ça. Et il peut rien me reprocher il la porte pas non plus. …Quoique. Il risquerait de me proposer de mettre un nœud papillon à la place. Encore plus non. …Nan mais naaan. Il nous fait la révolution des boutons là ? J’sais pas, mais si on veut qu’j’étouffe, c’est le meilleur des moyens. J’suis certain qu’on m’aurait laissé rentrer comme j’étais. Et puis au pire, j’ai une invitation, point final. Levant les yeux en ciel, sans pour autant l’interrompre dans ses mouvements, même si j’aime pas spécialement qu’on me rhabille –haïr serait plus exact- j’allais certainement pas lui dire non, et encore moins juste maintenant. Sauf qu’une fois qu’il eut fini de remettre mes manches, il s’éloigna. Joie -> Désillusion. Rien que pour ça, je redéfais ma cravate. Pas non plus au point d’il y a deux minutes, mais un peu quand même. Et on enlève le premier bouton de la chemise aussi.


« -Mouais. J’ai déjà une trop grosse réputation d’glandeur. Et y a que Spears pour s’fringuer comme ça. Puis, j’connais personne qui a réussi à draguer comme ça. J’pas de balai dans l’cul moi. Mais si tu préfères que ton compagnon soit comme ça, j’le ferai alors, mais laisse-moi au moins ce bouton ouvert où j’vais…ptêtre pas m’étouffer mais presque.»


Il supportait bien la robe, alors moi je pouvais bien supporter ça hein. Ceci dit, c’pas pour ça que j’avais envie de croiser qui que ce soit dans les couloirs. Je devrais plus avoir l’air d’un pingouin qu’autre chose. Alors autant faire une sortie discrète, si possible. Comment ? Aucune idée. Mais il devait bien y avoir un moyen hein. On se passe une main dans les cheveux, ça servira à se recoiffer, pas besoin de rester trois ans devant son miroir.


«-Si c’est bon pour toi, j’pense qu’on va pouvoir y aller du coup. »


Bon, à défaut de ne pas pouvoir l’embrasser, enlevons cette idée, enlevons. Autant lui tendre la main, on est censés être…être un couple. Ahahah. Pourquoi maintenant. Pourquoiii. J’veux pas me faire chier à m’poser des questions existentielles. Donc. Soit on l’fait pas, soit on expose le problème. J’vais choisir la troisième option hein. Celle d’essayer d’changer de sujet jusqu’à ce qu’on soit dans une impasse et faire face au problème. Tant de courage. Taaant de couraaage. Mais j’peux pas. J’peux juste pas lui faire « Wesh, j’me tape des secrétaires, mais là te voir en robe, ça m’a fait changer d’avis. J’t’aime déjà beaucoup mais là encore plus. Et puis, no homo hein. » J’me suiciderais si je faisais un truc pareil. Même si j’suis sensé être immortel. J’suis sûr que ma faux hein, elle pourrait faire l’affaire. Mais ce serait con. Trop con, surtout que j’en ai encore besoin. Genre pour récolter certaines âmes. Mais on va éviter d’y penser maintenant vu que mon esprit a apparemment juste envie de me faire dire tout c’que je pensais. On partait donc pour changer de sujet. Ou trouver quelque chose.


«-Hm…Encore merci d’avoir accepté pour la mission…J’aurais vraiment pas pu l’faire avec Sutcliff, j’pense qu’on aurait même pas récolté d’âmes, on aurait été trop occupé à s’en mettre sur la gueule. Puis faut bien admettre que t’es nettement mieux que lui pour le coup ! Sans vouloir te vexer hein. Nettement plus classe que lui. »


En même temps ce n’était pas très difficile vous allez me dire. Si je m’étais écouté je lui aurais dit qu’il était trop mignon trop choupi et blah blah blah, mais on va éviter de tomber dans le guimauve. Il a déjà assez souffert de mes bourdes à la con aujourd’hui. Et peut-être qu’il en est pas à la fin. J’espère juste que ça va pas être complètement la foire.



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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Mar 9 Sep 2014 - 17:16





Plutôt complètement ridicule.


Que Spears pour se fringuer comme ça ? Euh. Eric le regardait tous les jours ou il faisait juste semblant ? Alan aussi fermait ses boutons jusqu'en haut et s'arrangeait pour que sa tenue soit irréprochable. Effectivement, personne n'avait réussi à pécho fringuer de la sorte pour la simple et bonne raison qu'au travail, on y est, comme son nom l'indique, pour travailler. On n'est pas dans un remake de l'Amour est dans le pré version bureau, hein, d'autant plus que Shinigami n'était pas le métier le plus glamour au monde. En guise de réponse – ou d'amorce plutôt -, Alan croisa les bras et remonta un sourcil. Il ne voyait pas en quoi suivre le code vestimentaire empêchait toute conquête, au contraire, les filles – et les hommes - devraient être attirés par les gens sérieux non ? Bon, il était définitivement trop mal placé pour parler. Jusqu'à présent, son respect du règlement interne ne l'avait pas grandement aidé dans sa vie sentimentale. Peut-être qu'Eric avait raison au final – comme toujours en fait -, pour draguer, il valait mieux être débringué au possible. Conseil à retenir ; si Alan ouvrait plus de boutons et froissait un peu plus ses chemises, il arriverait à conclure plus facilement s'il comprenait bien. Dans tous les cas, ce n'était pas gentil d'insinuer que ceux en mode total pingouin avaient un objet contondant dans le derrière ... Après tout, Alan en faisant partie. J'ai dix milliards d'allusions perverses qui me traversent à l'esprit, mais je vais tenter de me réfréner. Lutter ... Il faut lutter et ... C'est plus fort que moi : il aurait largement préféré avoir autre chose qu'un balai dans cet endroit de son anatomie si vous voyez où je veux en venir. Fiou, je me sens mieux maintenant que c'est sorti.

« ▬ Je te rappelle que je m'habille comme ça tous les jours, il n'y a pas que Spears. Et je ne pense pas avoir ... Un balai ... Enfin. Tu m'as compris. »

C'est-y pas mignon, il n’arrivait même pas à dire l'expression dans son intégralité. On va laisser tomber ce débat avant que le mot balai ne donne naissance à un nouveau lapsus très gênant. D'ailleurs, mieux valait couper toute discussion à vrai dire, ils n'allaient pas tarder à arriver en retard s'ils continuaient à tergiverser des heures et des heures. Arf, veut pas y aller. La sortie semblait problématique au possible pour Alan. Il ne voulait pas qu'on le voit de la sorte, que ce soit un humain ou pire, ses collègues. Ouais, il allait être embêté une fois arrivé sur les lieux du drame. Éviter toute une foule quand on doit, justement, s'y mêler, peut s'avérer très compliqué. Courage Alan tu peux le faire. Tu n'auras qu'à t'imaginer qu'ils sont tous nus et voilà. NAN. Mauvaise idée. Très, très mauvaise idée. Si son esprit dérapait malencontreusement vers Eric à cet instant, ce serait la catastrophe atomique ultime. On va trouver un autre stratagème. Prendre son mal en patience et essayer d'ignorer les futurs regards semblait un meilleur plan. Compliqué, certes, mais qui empêcherait de conduire à quelque chose de pas cool du tout. Il allait activer sa capacité spéciale, celle de faire tapisserie quand bon lui semblait. Avec un peu de chance, il passerait complètement inaperçu. Rectification : par pitié, faites qu'il passe complètement inaperçu.

On dirait qu'Eric avait lu dans ses pensées à cet instant puisqu'il proposa de se mettre en route. Bonne idée. Alan était cent pour cent d'accord. Par contre, pourquoi le blond lui tendait-il la main ? Il attendait qu'Alan lui tape dans la papatte et qu'ils fassent un cri de guerre ou bien ... ?  Probablement pas. La vérité vint dans la face de notre faucheur comme une baffe : couple = se tenir la main, ou, au moins, s'accrocher au bras de l'autre. Squalala. Sa seule réponse serait ça : squalala. Quelle merde d'être la gonzesse dans leur duo. De toute manière, ce n'était pas comme si cette soirée pouvait être plus embarrassante. Au point où ils en étaient ... On va se convaincre que tout ceci n'était purement que pour le boulot. On va surtout convaincre ses hormones de ne pas trop se monter le bourrichon avant qu'une désillusion de la mort qui tue of the death ne vienne s'ajouter dans l'histoire. T'es tout naze et tu sers à rien, il voudra jamais de toi, Alan, point. Pas la peine d'épiloguer trente-sept ans, tu sais déjà comment tout ceci va se terminer si tu l'ouvres : mal. Donc, tu vas gentiment effacer toutes les images que t'as dans le ciboulot et prendre les évènements comme une grosse pièce de théâtre, c'est-à-dire, tu joues ton rôle en tant qu'acteur – ou actrice dans le cas présent – et basta. Il s'accrocha au bras d'Eric, tout en évitant que leurs deux corps ne soient trop collés.

« ▬ De rien, c'est normal. Je n'allais pas te laisser tout seul. Et puis, tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit, je ferais toujours mon possible pour t'aider. Même si ... Je ne pense être meilleur que Grell. C'est un faucheur très puissant et doué malgré ses bourdes ... Moi, je ne suis bon qu'à ralentir les missions ... »

Il baissa la tête un peu amer. Ouah, quelle merveilleuse estime de soi, quel ego surdimensionné ! Vous n'en avez jamais vu de tel, je parie, hein ?  Comment péter une ambiance en une seconde. Remarquez, au moins il était sûr d'avoir refroidi tout le monde. Il sentait qu'il allait avoir le droit à un discours d'une plombe sur le pourquoi il n'était pas si inutile, or, il n'avait pas envie de l'entendre. De toute façon, il ne changerait jamais d'avis sur lui-même, peu importe ce que son poto lui raconterait. Histoire de couper cours à toute éventuelle polémique, il rajouta presque immédiatement :

« ▬ Tu as raison. On a que trop tardé, on ferait mieux de se mettre en marche. »

Et il tenta de trainer une nouvelle fois Eric vers leur nouvelle destination jusqu'à ce qu'il se rende compte que, normalement, lui qui jouait la fille devait se laisser conduire par son mari et non l'inverse sous prétexte que la scène vue de l'extérieur ne soit très étrange. Roh. Y'avait pas de témoin, il pouvait bien se le permettre pour le moment. Promis, arrivé parmi les humains, il ferait un effort de démarche. En attendant, il allait foncer comme il le faisait d'habitude. Il voulut faire un pas trop grand, se prit le pied dans le bas de la robe et manqua de se ramasser in extremis. Heureusement qu'il tenait le bras d'Eric. Finalement, il y avait une utilité autre que de lui foutre la honte à s'accrocher à lui. Réflexion faîte, il allait adapter sa démarche de suite, ce serait moins kamikaze.

 


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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Mar 9 Sep 2014 - 21:40


Certainement pas. Tu veux des bas aussi?




Uwaaaaat ? Je répète, histoire de bien me faire comprendre : U-wh-aaaaaaaaat ? Il se comparait, il osait se comparer à l’autre truffion, histoire de pas faire trop impoli ? Bah de toute façon, je m’en bats-les couilles de la politesse hein. Nan mais faut quand même pas vous faire un grand dessin. D’un côté z’avez l’autre connard de Spears, et puis de l’autre, Alan, sur une échelle de la…sympathie ? Et puis Slutcliff là, il y parait même pas. Non. Juste non. Il ne s’habille pas comme Spears, point final. Alan il est mignon. Ca lui va bien, c’est chou et c’est mignon. Nan j’me répète pas. Mis à part ça, on aurait dit que je l’avais vexé. Bleeeh. Je crois que j’ai rarement fait pire en une soirée. Mission de merde. Bientôt, je vais même renier le travail pratique et…et on me virera je pense. Fin de l’histoire, j’sais même pas ce que je ferais. Mauvaise idée d’abandonner les missions. Sauf si en me renvoyant on me donne la permission de rester dans le bureau d’Alan. Mais faut pas trop rêver. Je devrais un jour tiens pour leur proposer de gagner de l’argent, qu’on partage les bureaux. Mais avec mon bol habituel, je suis certain qu’ils me foutraient à coup sûr avec Sutcliff. Ce serait beau tiens. Fin du monde avant l’heure.


« - Steplait Alan, toi t’as l’air normal quand tu marches. Lui…on va même pas en parler. Et t’as vu sa tronche ? C’est même pas un balai qu’il a lui, il a du faire une promotion, trois pour le prix d’un dans l’cul. Et tu relèves pas ton col, t’as l’air normal, et tu mets pas de cravate, en la serrant au point qu’tu vas t’étrangler. »


Je lui aurais bien demandé de répéter la fin de sa phrase, juste pour le taquiner encore une fois, mais on allait s’en passer hein. Comme j’l’ai déjà dit, je l’ai déjà assez fait marcher pour aujourd’hui. Et même pour trois jours en y réfléchissant mieux. Mais je préfère me dire que c’est que pour aujourd’hui, comme ça dès demain j’peux recommencer. J’suis certain qu’il m’en voudra pas. Bref, en attendant, c’était l’heure de partir et non de discutailler tranquillement dans sa tête. Si, si je vais bien c’est gentil de vous inquiéter pour moi. J’vous le revaudrai pas. Vu qu’il semblait lui aussi prêt à partir, il ne tarda pas à s’accrocher à mon bras. Parfait, avec un peu de sérieux, je parie qu’on pourrait vraiment passer pour un couple. Si on nous refuse à l’entrée de cette stupide soirée, j’comprends pas. On a quand même fait un effort sur le déguisement. Surtout Alan. Moi aussi, mais on dira que dans le cas d’Alan c’était plus…recherché. Moooh. C’était tout mignon ce qu’il était en train de sortir, j’ai même pas pu m’empêcher de sourire. Ouais bon. Par contre la fin, ça me convenait moins. J’allais lui répondre, avant qu’il ne me devance, nous rappelant à l’ordre. Ouais, il serait le temps de se bouger le cul. Mais il allait quand même m’entendre. Je lui aurait bien fait la leçon, mais inutile de plomber l’ambiance, parce que à coup sûr ça l’aurait fait, et puis le coup du discours moralisateur, de un je pense pas être très plausible, et de deux, j’ai déjà essayé plusieurs fois ça a rien changé alors pourquoi continuer si ça fait chier tout le monde ?


« -Eh oh, t’es bien gentil là, mais t’essayes de m’insulter, c’est ça ? Si t’es soi-disant moins bons que les autres, c’est de la faute à ton mentor j’te ferais remarquer, fais-moi plaisir, et aide-moi à garder mon travail en disant que t’es le meilleur, et tout ça grâce à moi. Quoique…Nan en fait, dis que j’ai été pitoyable, j’ai pas envie qu’on me remette mentor. J’préfère garder intact mon meilleur souvenir. »


Et ma meilleure rencontre soi dit en passant. En plus, si jamais ils leur reprenaient l’idée de me mettre un élève dans les pattes, ce serait tout ce temps que je ne pourrais pas passer avec le brun, horreur. Je péterais une nouvelle fois un coup de gueule, j’suis certain que ça leur changera de d’habitude tiens. Bon. Inutile de se plomber la soirée, maintenant pratiquement tous les éléments étaient là pour qu’elle se passe bien. Pas de Sutcliff, Alan en robe, et puis une soirée quoi quand même. La seule tâche était peut-être qu’il y aurait des morts. Et que tout ça était pour le travail. Mais on avait un peu de temps avant qu’il ne se déclenche, autant en profiter. …Et si Alan évitait de tomber, ce serait encore mieux. Heureusement qu’il avait pris mon bras, sinon j’aurais peut-être pas eu le temps de le rattraper et…et non, on a dit ne pas se plomber la soirée. Autant prendre ça plutôt à la rigolade.


«-Manque de tomber encore une fois, et j’te promets que je te porte jusque-là, collègue ou pas dans les couloirs. »


Et j’emmerde profondément ceux qui sont pas d’accord avec ça. Et oui je serais parfaitement capable de le faire. Après tout, ce que les autres peuvent dire, je m’en contre-balance, qu’Alan se pète la gueule, nettement moins. Donc même si il refuse, si il continue de se prendre les pieds dans la robe, on avancera à ma manière, point final. Il aura pas le choix, une nouvelle fois. Ceci dit, et heureusement, il était tard, et il n’y avait pratiquement plus personne dans les couloirs. Au moins, on se sera évité les remarques de demain. Et eux se seront évités mon poing dans leur figure. Bénéfique pour tout le monde en bref. En attendant, on avait réussi à sortir de la Dispatch, enfin de l’air, c’tait pas trop tôt. A force de rester enfermés, un jour ils auront un asphyxié sur les bras. Et si c’est possible. Je l’ai décidé. En attendant, je sorti l’invitation de ma main disponible, fronçant un peu les sourcils en la lisant.


«-C’est que c’est nominatif leur truc. « Mr&Mrs Johnson » ‘manquent pas d’originalité eux pour les noms. C’est sûr qu’avec un nom pareil, on a une couverture infaillible.»


Et cool, en plus de me mettre un Alan en robe à cette mission, on me marie à lui. C’rapide à la Dispatch. Franchement, dire que si personne n’avait bougé ses fesses, ce serait Sutcliff. On en aurait entendu parler des années certainement. Ici au moins, avec Alan, je suis certain que si il y a un truc qui se passe, que ce soit positif ou négatif, ça restera entre nous. Et au moins, j’ai pas envie de lui en mettre une toutes les fractions de secondes. …Quoique, vu ce qui s’est passé tout à l’heure, je suis pas certain que ce soit mieux. Autant essayer de ne pas y repenser, et essayer que ça ne se reproduise pas. Re rangeant l’invitation dans ma poche, je tournai ma tête vers lui, lui souriant, en le tirant un peu plus vers moi.


«-Alors, toujours partant pour être la meilleure fille que j’ai connue ? »


Non, même pas de sarcasmes ou de moqueries cette fois-ci. Juste que je l’aime trop cette phrase. J’fais que le citer hein.



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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Sam 13 Sep 2014 - 21:55





Non. Cristina a dit que c'était pas manifaik.


On va laisser William où il était, ça devenait dérangeant son histoire des trois balais. Comprenez, pour quelqu'un ayant son orientation sexuelle, les images qui lui venaient étaient vraiment, vraiment, vraiment, perturbantes. On va penser à des chatons tout meugnons, ça évitera de saigner du cerveau. Dommage qu'Internet n'était pas encore inventé à cette époque, Alan aurait eu grand besoin de regarder des vidéos de lolcat à cet instant pour se purger l'esprit. Faute de moyen, il préféra faire comme s'il n'avait rien entendu histoire préserver son intégrité mentale. Ils allaient enfin se mettre en route lorsqu'Eric tenta une nouvelle approche dans son discours. Tiens, il ne lui avait jamais encore tenté le coup-là, il avait le droit à un inédit ce soir. De toute façon, peu importe la forme, le contenu passait largement au-dessus d'Alan. Ranafoutre. Surtout que c'était n'importe nawak, d'abord. Il ne voyait pas en quoi ce serait de la faute de son mentor s'il était moins bon que les autres. Déjà, ils savaient tous les deux que ce qui provoquait son incompétence, c'était simplement sa fichue maladie. Eric aurait pu être le meilleur instructeur au monde – et il l'était -, même avec tout son talent, il n'aurait rien pu faire contre l'incapacité de notre mikado. L'apprentissage que le brun avait reçu n'avait strictement rien à voir avec sa faiblesse, on parlait de deux choses complètement distinctes. Bref. Ignorons ce fait. Surtout que bon, si leur rencontre était le meilleur souvenir du blond, on ne va pas transformer cette soirée en son pire souvenir en commençant à se disputer, ce serait moche.

Par contre, il venait de rêver où Eric venait vraiment de proposer de le porter comme une princesse ? Nup, nup et re-nup. Comme si la situation n'était pas assez gênante, tiens. Alan allait faire d'autant plus attention à sa démarche maintenant. Connaissant Eric, il serait capable de mettre sa menace à exécution, alors, mieux valait éviter de lui donner la raison de le faire. Prenant attention à ne pas s'emmêler les pinceaux, entièrement concentré sur le sol, il se contenta de hocher la tête à l'annonce de leur nom d’emprunt. Il le savait d'ores-et-déjà étant donné qu'il avait étudié l'invitation en long, en large et en travers avant d'aller toquer à la porte de son homologue. Au moins, ils éviteraient les incohérences car si l'un avait donné un nom et l'autre, un complètement différent, ils auraient pu paraître quelque peu suspects. En revanche, c'était au niveau du prénom que ça coinçait. Bah oui, vous en avez croisé beaucoup des meufs s'appelant Alan ? Si oui, posez-vous la question de savoir s'il s'agit vraiment d'une gonzesse ou s'il n'y a pas anguille sous roche. Du tac-au-tac, il aurait bien répondu Erica, comme ses fleurs préférés et celles d'Eric aussi par la même occasion, seulement, un couple composé d'Eric et d'Erica, c'était assez bizarre. Il avait tout le chemin pour en trouver un digne de ce nom ... Il pouvait toujours demander l'avis d'Eric si son incroyable imagination lui faisait défaut.

Au passage, voilà qu'Alan se retrouvait marier sans être passé par la case nuit de noces avec son mari, si ce n'était pas triste ... Par contre, son époux était réellement obligé de sortir CETTE phrase du contexte ? Il aurait pu choisir n'importe quelle autre, non, il fallait qu'il sélectionne la pire du lot. Pourquoi Alan ne l'avait-il pas fermé, franchement ... Maintenant, il allait y avoir le droit en boucle et à toutes les sauces quotidiennement. Bon, du moment que cette boutade restait entre eux, il n'y voyait pas trop d'inconvénient. Mais pas devant les collègues, hein ? Ce qui était à Vegas devait rester à Vegas. D'un autre côté, si agir comme une gonzesse lui permettrait au final de se taper Eric, il ne serait pas contre. Allons, pas la peine de me fixer avec des yeux ronds comme des soupières, Alan voulait se faire Eric, vous n'allez pas me faire croire que vous pensiez qu'il allait se contenter d'un amour réciproque purement platonique. Mais, à la manière de Vegas, ce qui était dans la tête du brun resterait à jamais là-haut ; il faudrait qu'il soit fin bourré pour qu'il avoue ce projet de but en blanc, et encore. En toute réponse, il détourna la tête incapable de soutenir le regard de son icône en plus d'une soudaine proximité. Il balbutia pendant quelques secondes avant d'arriver à formuler une phrase correcte.

« ▬ N-Ne  sors pas ça de son contexte. Je disais ça simplement pour ... Enfin ... Je le pensais un peu. Mais seulement dans un intérêt strictement professionnel pour que notre imposture soit parfaite ... Oui ... Voilà ... Et ... Euh ... Oh, regarde, l'entrée ! »

Béni soit ce bâtiment. Alan l'aurait bien embrassé s'il ne réservait pas sa bouche pour quelqu'un d'autre. Heureusement, ils venaient d'arriver sur les lieux, évitant ainsi à notre faucheur de s'enliser un peu plus dans son explication. Il n'avait pas fait attention à ses propos pour le coup, leur trouver une justification plausible lui donnait du fil à retordre. Il espérait de tout cœur que leur arrivée clorait le débat définitivement. Devant l'endroit, il y avait une petite file d'attente composée essentiellement de dame dans de somptueuses robes et d'homme sur leur trente-et-un. Mal à l'aise devant autant de monde vue la tenue qu'il portait, Alan resserra son emprise sur le bras d'Eric et se colla à lui. Oui, toute à l'heure, être aussi proche le gênait, mais plus maintenant. Au contraire, il y avait presque quelque chose de rassurant dans ce geste. Bon. Alan, tu sais ce qu'il te reste à faire : tais-toi et sois belle. Tu éviteras au moins de faire une bourde. Même avec toutes les précautions du monde, il sentait bien qu'il n'arriverait pas à parler de lui au féminin sans jamais se tromper. Il allait laisser le relationnel à son bodyguard. Pas sûr que ce soit une bonne idée, certes.

« ▬ Je te laisse gérer. N'oublie pas : classe et distingué. »

Parce qu'il le connaissait, l'oiseau, il savait bien qu'Eric n'était pas un champion pour les politesses et le raffinement. Qu'il mette son poing dans la figure du premier pékin ayant le malheur de le regarder de travers n'était définitivement pas une option désirable. Alan, lui, se contenta de sourire de manière forcée, priant intérieurement pour que personne ne vienne les aborder, aussi bien dans la file d'attente qu'à l'intérieur.  



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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Mar 16 Sep 2014 - 10:26


Je la frappe et on l'entendra plus.




Que c’est mignon lorsqu’il essaye de s’expliquer. Et que ça ne me convainc absolument pas le moins du monde. Mais c’est tellement drôle de l’entendre essayer de se chercher des excuses. Et non je ne me moque pas, j’ai dit que je trouvais ça mignon, c’est différent. Jamais je ne me moquerais ouvertement de lui. Et même de n’importe quelle manière que ce soit. Bref. Tout ça pour dire que je n’irais certainement pas dire quoique ce soit pour le couper et pour lui donner une raison de ne pas finir sa phrase. Je voulais voir comment il allait s’en sortir, et malheureusement, heureusement pour lui, le bâtiment lui offrit une occasion en or de changer de sujet. Pfu, la prochaine fois, il ne s’en sortira pas comme ça. Pas de ma faute quand même si j’aime le regarder s’emmêler les pinceaux. Oui, j’aime rejeter la faute sur les autres. Une de mes activités favorites. Et puis il est tellement plus simple d’accuser les autres que d’accepter que l’on a tort. Mieux pour sa conscience aussi. Bien que je n’aie pas grand-chose à sauver pour ma part.


« - Intérêt strictement professionnel ? Naaah. J’aurais espéré plus. »


C’est sûr et certain que si jamais Alan avait fait partie de la gente féminine, j’aurais mis le grappin dessus. Je sais pas trop de quelle manière, mais j’ose espérer que l’on se serait au moins mariés. Et appelés Johnson ouais. Bien que ce soit extrêmement peu probable, je serais peut-être passé à côté. Alors autant que l’on reste comme ça, ça vaudra mieux. Si ça se trouve, il serait moins mignon en fille. M’enfin inutile de continuer le débat, étant donné qu’il avait délibérément changé de sujet, et que effectivement, ce qui semblait être notre lieu de mission du moment était en vue. Pas si magnifique que je ne l’aurais imaginé. Et surtout, y avait des gens qui avaient l’air d’attendre. Je déteste attendre inutilement. Ils ne pouvaient pas je sais pas…Mettre une heure spécifique d’entrée à chaque personne pour qu’on gagne du temps et qu’on ne reste pas planté là à attendre ? Même à la Dispatch on s’organisait mieux. Ou pas mais bon. Je les aurais bien tous dépassés avec une excuse débile, un peu comme quand on est à la cafèt’, mais je suis pas certain qu’Alan aurait très fort apprécié. Et puis il venait de se rapprocher en resserrant mon bras. Dans un sens, pas cool, parce que ça signifiait qu’il était mal à l’aise et que c’était une bonne raison pour s’en prendre à la moitié des gens ici, coupables de le faire se sentir comme ça –et puis de toute manière ils allaient presque tous mourir, alors un peu plus tôt ou un peu plus tard, aucune différence.- mais d’un autre côté…C’était agréable, ouais. Et ça me motivait un peu plus à faire cette mission. Du moins, la faire plus correctement que d’habitude. Peut-être même que je consentirais à faire un dossier de cette mission pour leur envoyer un message subtil. C’est sûr que la subtilité, ça me connait. …Tout comme la classe et la distinction. Dans certains cas. Très rares cas. Faudrait noter le nombre de fois en fait où s’est arrivé. Mais bon. Je ne pouvais pas décevoir le brun. Ce serait assez malheureux.


« -Mh. S’ils en font de même, pt’être que je le serai. »


Bah ouais. Si y a que moi qui fais des efforts ici, ça ira pas non plus. Surtout s’ils se mettent à regarder Alan d’un air que j’aime pas. Ils sont prévenus. Mais bon. Je ne pouvais pas non plus me permettre de tout faire tomber à l’eau, surtout cette mission, pour une fois qu’ils nous avaient mis ensemble. Autant même leur montrer toute la motivation possible et inimaginable si possible. Bon autant commencer tout de suite en essayant de bien se tenir, ce serait déjà une bonne chose. On oublie donc toute idée de dépasser qui que ce soit, ni de remettre qui que ce soit à sa place si jamais ils venaient à nous aborder. Ca ne doit pas être si difficile que ça. Je peux très bien le faire quand…Quand j’essaye d’me taper une secrétaire. Ouais, non mauvaise idée de comparer Alan à l’une d’elle. Il était nettement mieux qu’elles. Ce qui ne signifie pas pour autant que j’ai spécialement envie de me le taper. Quoique. Bon, vaudrait mieux que je me la ferme et que je donne gentiment l’invitation au pignouf qui a été payé pour les lire et accueillir les gens toute la soirée. Finalement, j’suis pas si mécontent d’être un Shinigami, y a pire travail que ça. Bien évidemment si on fait comme moi et qu’on décide de ne pas faire ses rapports. Je suis certain en plus de ne pas être le seul à faire ça. Qu’on aille faire un sondage dans toute la Dispatch, avant de m’accuser à tords et à travers. M’enfin, avec ça, on avait quand même réussis à rentrer, sans avoir un quelconque accroc. Magique. Il avait suffi d’un sourire –faux bien entendu- pour passer comme si de rien était. Bon d’accord, il avait tilté sur ma coiffure, qui était pas trop en raccord avec celles des autres quand on regardait dans l’ensemble, mais il a rien dit. Encore heureux, sinon j’aurais manqué de l’étrangler en lui faisant manger l’invitation. Peut-être pas la meilleure des pubs pour la Dispatch. Enfin, une fois rentrés à l’intérieur…Je savais pas trop quoi faire en fait maintenant. Il nous restait du temps, ça c’était sûr et certain. Mais il ne fallait pas non plus attirer trop l’attention sur nous, au risque de tout faire tomber à l’eau. Se terrer dans un coin ? Ouais non, pour une fois qu’on pouvait aller à une soirée, valait mieux en profiter. Mais avant tout, autant concerter Alan, que je n’avais pas lâché, au contraire, hors de question de le perdre ne serait-ce que de dix centimètres. J’le lâcherai pas.


«-Hm, tu veux faire quoi maintenant ? On peut toujours essayer de s’taper l’incruste dans une conversation mais ça me tente pas tellement. Ou alors y a la terrasse, ce sera plus calme j’pense. »


Ou tout simplement danser. Mais ça m’étonnerait fort qu’il accepte. Et il prendrait certainement ma proposition pour une autre de mes bourdes vaseuses, à moins que je n’aie l’air parfaitement sérieux. On se lance ou pas ? Bah. Au pire je me rattraperai avec un commentaire dont j’ai l’habitude de faire hein.


«-Ou si ça te tentes, y en a déjà d’autres qui dansent, on peut faire comme eux.»


J’haussai vaguement les épaules, resserrant un peu mon bras contre le sien, regardant autour de nous. Cool, y avait à boire gratuitement visiblement. Bon point aussi ça, on irait voir ça de plus près après.



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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Mer 24 Sep 2014 - 20:59





On ne frappe pas les dames voyons.


Je vous jure, il lui aurait suffit de lever la main et de la tourner de gauche à droite avec un sourire commercial encore plus crispé que celui qu'il arborait immédiatement pour être Miss Angleterre directement, sans passer par la case sélection. Alan ne péta pas un seul mot durant leur approche, voire, plus généralement, aucun son ne sortit de sa bouche. Il avait tellement peur de se compromettre en faisant malencontreusement une bourde qu'il préférait la boucler, au moins, les risques de commettre un impair serait réduit. Bon, par contre, il respirait de temps en temps, quand même ... Une fois la sécurité passée, il se détendit un peu. A l'intérieur, il tenta tant bien que mal d'activer son mode camouflage. Vous savez, son pouvoir spécial de caméléon, celui qui lui permettait de se faire passer pour un élément du décors. Avec plus ou moins de succès, avouons-le. Des fois, il y avait quelques ratés, certes. Surtout quand il se baladait avec Hulk à ses côtés. Là, mis à part s'il avait planqué une cape d'invisibilité sous ses jupons, ce ne serait pas évident de s'effacer. Oui, son Eric était encombrant dans ce genre de situations. Mais bon, vous savez, plus les peluches sont grosses, plus on a envie de leur faire un gros calinou ; sa visibilité, il la compensait avec son rembourrage. Enfin, loin de moi l'idée d'insinuer qu'il était gros. Ne faîtes pas écrire ce que je n'ai pas écrit. Et puis, ce n'était que du muscle d'abord, Alan en mettrait sa main à couper.

Abandonnons cette histoire de camouflage, visiblement, Eric n'avait pas envie de jouer les fantômes. Il proposait de se mêler aux gens ? Ahah. Ah. Ahah. Non. Juste non. Dis donc, il était sacrément pressé de faire crever notre Alan. Il ne pouvait pas attendre que les Épines fassent tranquillement leur boulot ? Alors. Comment dire. Alan avait déjà du mal à aller vers les autres, alors, s'incruster délibérément dans un échange ne le tentait pas vraiment. Non pas qu'il soit asocial, seulement, il ne voulait pas déranger ces charmantes personnes qui avaient sûrement autre chose à foutre que de discuter avec leur pseudo couple atypique. D'autant plus que se lancer dans une telle entreprise lui semblait terriblement dangereux. Ils ne feraient qu'augmenter les risques d'être découverts. Il suffisait qu'on leur pose une question sur leur activité professionnelle ou quelque chose du genre pour qu'ils doivent se lancer dans des mensonges foireux ayant potentiellement la possibilité de ficher en l'air leur couverture. Mieux valait parler que dans l'extrême nécessité pour éviter toute incohérence, du moins, Alan aurait proposé cette stratégie. Heureusement qu'Eric n'était pas tenté non plus par cette option. Quant à la terrasse, elle semblait très accueillante. Bon, ce serait un peu bête. A quoi ça sert d'essayer de se fondre dans la populace si c'est pour la fuir comme Pénélope devant Pépé le Putois ? Chut, cette référence est très bien. Se tirer allait à l'encontre de leur prétexte. Et puis, sait-on jamais, il vaudrait peut-être mieux rester en plein de l'action si un démon ramenait sa fraise par pur hasard. La probabilité était faible, mais, pas négligeable.

En revanche, s'ils restaient comme deux pignoufs en plein milieu de la salle pendant deux heures, niveau couverture, on avait connu mieux. C'est alors qu'Eric proposa l'idée qui tue tout : danser. Attendez, je ne crois que vous n'avez pas compris à quel point cette suggestion, qui pouvait pourtant paraître anodine, était hautement dramatique. Relisez la phrase  en y ajoutant un tintintin et un éclair dehors – non, pas l'orage, méchant orage – et vous aurez peut-être une vision du drame atomique qui se déroulait. Il fallait avouer que la proposition n'était pas mauvaise si Alan devait juger en étant parfaitement objectif. Ils passeraient presque inaperçus parmi les autres, et, qui plus est, éviteraient qu'on vienne les aborder durant leur valse. Sauf que mademoiselle Humphries n'avait pas envie d'être objectif, fuck. C'était officielle : cette soirée allait définitivement l'achever. Vous imaginez, des centaines de pairs d'yeux fixées sur lui pendant qu'il se taperait la honte intersidérale avec sa chorégraphie ayant la grâce de celle d'un troupeau de morses sur une plage. Hum, tellement sexy. Il ne pouvait survivre à cette épreuve. Oui, il était une brêle en danse. Pardon, on ne pouvait pas être bon dans tout. Il avait bien des bases, toutefois, il ne pratiquait pas assez souvent pour avoir l'expérience nécessaire et ainsi, ne pas s'emmêler lamentablement les pinceaux. Normal puisque qu'il fuyait les fêtes ou, lorsqu'il était contraint de se rendre à ce genre de réjouissances, il se foutait dans un coin et regardait les autres s'amuser. Alan faisait partie de la troupe de ceux qui s'éclatait justement en voyant les autres s'éclater, pas en y prenant part. Le rôle de plante verte lui allait tellement bien, lui qui aimait les fleurs.

Jouer la comédie à fond ou rester dans son rôle de timide, toute la question résidait dans ce choix cornélien. Étant donné que sa conscience professionnel lui criait de se lancer pour ne pas tout foutre en l'air en restant debout jusqu'à prendre racine – oui, encore cette fameuse conscience. Vous n'êtes pas prêt de ne plus en entendre parler. - il se lança dans l'option dans laquelle on l'attendait sûrement le moins.

« ▬ Danser me semble la meilleure option. On pourra au moins continuer de surveiller la salle, d'ici que des démons décident de venir profiter également de la soirée. Par contre, je préfère te prévenir de suite : je suis une catastrophe vivante. »

Il remonta ses lunettes avec un air on ne peut plus sérieux. On pourrait presque se demander s'il ne s'apprêtait à remplir à un dossier au lieu de profiter du moment comme n'importe qui de censé aurait fait. Derrière, il entendait un morceau qui l'inspirait à première vue. Il n'avait aucune idée si la valse était viennoise, française, hongroise, pakistanaise que sais-je, le rythme en revanche ne lui semblait pas trop compliqué à suivre. En théorie. Juste en théorie. Quand il vit les manœuvres étranges des couples présents, il regretta bien vite sa décision. Il sentait la chute arriver gros comme une maison, de sorte qu'il voyait le parquet lui adressait déjà un petit coucou avec un sourire diabolique - non, il n'a pas encore des hallucinations, reposez ce téléphone. Comme s'il pouvait être plus ridicule qu'il ne l'était déjà ...


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Message Sujet: Re: Au bal masqué, ohé ohé ! {Eric \o/} Mer 1 Oct 2014 - 18:40


C'est une femme ça?




J’ai la légère impression que je vais m’en ramasser pas mal dans la figure. En même temps, ce n’était pas non plus comme si j’avais proposé l’idée du siècle. Mais qu’est-ce que j’aurais bien pu proposer d’autre, en essayant que notre couverture déjà à deux balles soit un minimum plausible ? Allez ‘enfermer dans les chiottes en attendant que l’heure passe et ne sortir que lorsque ça commencera à sentir le cramé ? On a déjà vu mieux comme idée. Donc on va peut-être éviter de la proposer et on reste sur l’idée d’imiter les autres en allant sur la piste. Au pire, il proposera. Dans un sens, j’avais envie d’en profiter de cette soirée, pour une fois qu’on nous y fait rentrer, sans avoir à se soucier de faire des heures supplémentaires ou non, mais de l’autre côté, si c’était pour que le brun le prenne comme un calvaire, c’était pas le but non plus. Restait l’idée de la terrasse. Qui était pas mal quand même. Sans doute qu’il la  choisirait. Maintenant ce n’est qu’une supposition. Il ne restait plus qu’ attendre sa réponse définitive, qui j’espère n’allait pas non plus trop tarder. Parce que niveau discrétion, on aura déjà vu mieux que deux pignoufs qui stagnent à l’entrée. Même si l’endroit est pas mal du tout, faire semblant de regarder le plafond, et de l’admirer, ça va deux minutes mais pas plus. Le pire, c’est que niveau déco, il pue le plafond. Bon c’tait pas non plus comme si j’étais un expert en la matière, mais quand même. Quand on a pas de goût, on évite de se lancer dans l’architecture. Ou même dans la déco d’intérieur.

…Wat. Il venait de dire quoi là ? Il venait de dire que danser était la meilleure des options, réellement ? Ahaha. J’ai dû mal entendre. Il a dû dire manger, oui c’est ça. …Sauf que je ne vois pas trop comment on peut être une catastrophe vivante en mangeant. Pas plausible. Ce qui nous ramène à la première option. A vrai dire, j’étais tellement certain qu’il aurait refusé cette option, qu’il aurait préféré faire comme s’il n’avait pas entendu, et proposer autre chose. Mais en aucun cas je ne m’étais attendu à ce qu’il y réponde par la positive. Bon, après ce n’est pas non plus comme si ça avait l’air de l’amuser des masses. Là on aurait plutôt dit qu’on venait de lui mettre un nouveau tas de dossier à remplir dans les heures qui suivent et qu’il se résignait à y passer le restant de sa soirée. J’admets ne pas avoir été capable de retenir un rire, je plaide coupable. Mais c’est pour ça que je le préférais nettement aux autres mon Alan. Et je me l’approprie si j’ai envie. Mais bon, pour le coup, c’est certain que je ne m’y attendais pas du tout. Et vu qu’il a accepté, autant faire en sorte que ça l’amuse. Même si mes tentatives seront un gros échec, ce n’est pas pour ça que je n’ai pas à essayer. Bien au contraire. Autant prendre ça comme un défi. Et si je le relève haut la main, plus rien ne pourra jamais m’arrêter. De quoi ? Aucune idée et j’en ai rien à foutre, je le dis c’est tout.


« - Et j’aurai droit à un sourire ou c’est juste optionnel ? Profites au moins de la soirée, ç’m’étonnerait fort qu’il y en ait un qui pointe son nez, au pire on le chassera à coups de pied. Et c’est pas non plus comme si j’avias pour but de devenir professeur de danse, mais ça ne doit pas être si compliqué que ça si tous ces gens y arrivent. Au pire on aura juste l’air de deux pingouins et voilà.  »


Ce n’est pas comme si on allait recroiser ces gens de toute manière. Quoique. Peut-être lors de leur mort. Mais ça m’étonnerait qu’ils fassent le rapport à ce moment-là. Au pire ce sera une raison de leur prendre leur âme plus rapidement. Avant même qu’ils n’ouvrent la bouche pour se remémorer à voix haute ce moment. En attendant, on allait peut-être éviter de s’afficher en plein milieu de la salle. Okay pour se ridiculiser, mais pas trop non plus, autant le faire dans un coin, sûrement qu’il y a des personnes pires que nous, on a pas à s’en faire. Cherchant durant quelques instants le meilleur des endroits, je le pris par la main, pas se perdre on a dit, me déplaçant sur les côtés – autant éviter de passer en plein milieu de la piste en mode gros touriste- me frayant un chemin du mieux que je pouvais – tant pis si on accroche un ou deux trucs, le tout est de dégager le passage pour Alan hein.- m’arrêtant au coin voulu.


« -Voilàà, ici ça devrait faire l’affaire, non ? De toute manière, si ils sont pas contents, ils ont qu’à mieux faire. »


Même si ça m’étonnerait assez fortement que quelqu’un nous dise quoique ce soit sur la manière de danser. Bon. Premièrement, essayer de capter de quelle danse il s’agit. …Okay j’en sais rien, on va improviser, c’est bien aussi l’improvisation, ça m’a sorti plusieurs fois d’un mauvais pas, ça le fera certainement encore aujourd’hui. On va déjà faire avec ce qu’on connaît, ça m’évitera de marcher sur les pieds d’Alan, ce qui serait la dernière des choses à faire. Comme pour le rassurer, et me rassurer aussi par la même occasion mais ça on le lui dira pas, je lui sourit essayant de paraître confiant, avant de me mettre en ce qui me semblait être en position, mettant une de mes mains sur sa taille, avant de commencer à faire quelques pas, assez lentement, lui laissant le temps de suivre. Finalement, ce n’était pas si compliqué que ça. Même si ça ne devait pas trop ressembler à ce que faisaient les autres, on était plus ou moins dans le rythme.

«-Si seulement les heures supp’ pouvaient être toujours comme ça, c’est sûr que j’en f’rais plus souvent. Hm…D’ailleurs demain t’as une mission ?  »


Bon ça pue un peu comme conversation, mais le début était sincère. En même temps, qu’est-ce que vous voulez dire aussi dans ce genre de situation ? Qui n’était pas déplaisante, je l’accorde. Mais juste un peu gênante. Bah. Pas très grave. Dans quelques minutes, une fois qu’il aura un peu pris le plis, et moi aussi, ça ira nettement mieux.



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