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Une merveille à tes yeux...

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Message Sujet: Une merveille à tes yeux... Ven 19 Sep 2014 - 19:59

Asriel Manlyn. a écrit:



A beautiful day...

Ne me laisse pas mourir ainsi...



Si le vie est un rêve, alors le sien est bien plus noir. Les humains donnent la vie, égoïstement. Obligeant à une si petite personne à vivre une vie qu'il n'a pas demandé. Jetant l'enfant impuissant dans une arène, le forçant à se battre contre une malédiction dira-t-on, en espérant simplement que Dieu l'aide, grâce à sa bonne foi.

La gouvernante de la famille Manlyn, a elle aussi fait preuve d'égoïsme. Ne sachant même pas le destin de sa progéniture. La femme ne pouvait pas se charger de cet enfant. La bonté sans égal des maîtres Manlyn gardèrent la domestique, ainsi que l'enfant. L'élevant comme leur propre fille, devenant ainsi leur pupille, sans même qu'elle le sache, pensant que ses parents étaient les nobles londoniens.

Elle reçu une éducation. Une vie parfaite, mais dans l'ombre de l'enfant des nobles, leur vrai fille, Asriel. Elle était bien plus rayonnante, une fleur en pleine éclosion, des cristaux de lumières dans les yeux éveillaient en chaque personne un léger bonheur, comme une promesse de vie. Elle était légèrement plus vieille que la fille de la gouvernante. Et bien plus présente.

La vie avait offert à cette famille le bonheur, l'amour y était présent. Une vie merveilleuse s'offrait à la jeune Asriel, sans aucune vergogne, elle aurait pris l'opportunité de succéder au rang de la Marquise Manlyn, à la mort de ses parents. Cette perspective de vivre sous le pouvoir de sa fausse sœur, bien qu'elles s'entendaient bien, ne réjouissait pas l'enfant de la roturière. L'idée de devenir totalement transparente face au monde faisait grandir en elle une rage sans contrôle. Un sentiment d’impuissance l'envahissait, la détruisait, déchirait son esprit en lambeau.
Cette rage n'était pas dû seulement à une simple jalousie entre sœur. Un jour ses parents adoptifs lui apprirent qu'elle n'était pas de leur sang, pensant qu'elle était assez vieille pour le savoir, qu'elle pouvait comprendre, tentant de la consoler en lui répétant qu'ils l'aimaient tout autant.

En apprenant ses origines, elle commença à détester les domestiques, ignorant sa propre mère, dégoûté du rang qu'elle portait. Cette jeune fille avait toujours était intelligente, mais ses sentiments prenaient le dessus. Elle arrêta de croire en Dieu, voyant sa vie si belle s’effondrer, voyant Asriel mener la vie dont elle rêvait. Elle n'acceptait pas de subir son sort, bien moins beau qu'elle l'imaginait. Elle vécu dans un monde recouvert d'un tissu de mensonges, cousu d'un fil d'illusion et une aiguille de mauvaise attention.

Sa haine n'avait bientôt plus de limite. Elle faisait semblant de vivre, laissant malgré elle des morceaux de son cœur de verre si fragile, derrière elle, sur ce chemin de futur dont elle connaissait rien.
Elle eut ses treize ans, elle survivait toujours. Elle appris rapidement qu'Asriel prendrais vite le titre dont elle rêvait. Elle tomba, s'écorcha, le cœur en sang, tailladé, mourant de haine. Elle avait gardé durant des années l'espoir qu'un jour elle puisse avoir sa place, un espoir sans même qu'elle y croit réellement. Une consolation.

Dans l’élan d'un désespoir sans limite, elle mit le feu à la chambre d'Asriel, brûlant toute la maison et les résidants de celle-ci. L'idée d'avoir tué sa fausse famille ne l'a dégoûtait pas, une fierté la forçait même à continuer. Elle voulait les décimer un à un jusqu'à avoir ce qu'elle voulait, le pouvoir. Être la Marquise à la place d'Asriel. La jeune fille était intelligente, mais pas une professionnel en matière de mettre le feu à une maison. Elle se trouva coincé dans une pièce, le feu l'entourant, la jugeant de son égoïsme, la menaçant de leurs bras de feu. Elle supplia Dieu, lui demandant pardon. Elle était frustrée de mourir sans avoir ce qu'elle convoitait. Elle refusait de disparaître si vite, de devenir aussi invisible qu'elle l'aurait été sans avoir provoqué cet incendie. Elle se lamenta, pleurant son cauchemar, jurant de sa voix cassée par la douleur. Elle se recroquevilla sur elle même attendant sa mort sans aucun espoir et dans un cri de désespoir...

« Si Dieu n'est pas capable de m'aider, s'il est si cruel et me laisse mourir, alors tu es tout aussi égoïste que moi ! Et toi Diable ! Toi le mal ! M'aides-tu toi ? Toi aussi tu me regarde mourir ?! Tu souris de mon mal toi aussi ! Sauve moi de ce monde. Je veux vivre... Je veux tout ce monde insensé. Je le veux pour mieux le détruire. Laisse moi le dominer... Le torturer. Je ne veux pas vivre dans ce mensonge idiot. Je veux... Je veux... ! Tout ! »

Elle resta sous la menace des flammes crépitantes, laissant son âme brûler avec sa haine du monde... Elle ne sait pas croire, elle ne sait pas vivre. Juste survivre.


   

L'enfant détruit.





Un sauveur...?




©Natu de Cocktail-Graph'




Dernière édition par Asriel Manlyn le Sam 27 Sep 2014 - 22:17, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Une merveille à tes yeux... Lun 22 Sep 2014 - 21:06







Acte  I 


Scène  I


Il regardait le vide, démesuré, vertigineux, terrifiant. Son corps vacilla sous la brise glaciale de cette matinée hivernale. Le temps n’était pas au beau fixe, comme souvent à Londres, de lourds nuages gris couvraient le ciel sans pour autant libérer leurs larmes purificatrices. Il prit une longue inspiration en fermant les yeux, son visage faisait face au ciel, un sourire étrange se dessinait au coin de ses lèvres. Une sensation de pouvoir sans limites le grisait. Il était debout sur le toit du monde, ses insignifiants pieds de mortel foulaient le plus célèbre monument de la ville : The Clock Tower. Ses paupières s’ouvrirent lentement, il était résolu, il irait jusqu’au bout. Il avait passé tant d’années à se poser cette question sans jamais trouver de réponse. Il avait vécu la plus grande partie de sa vie en quête d’une solution à cette énigme. Il souhaitait plus que tout au monde percer ce mystère. Et aujourd’hui il avait enfin pris sa décision, d’une minute à l’autre, le voile tomberait. Il allait enfin savoir ce qui se trouvait… de l’autre côté.

Un pas, il lui suffit d’un simple pas en avant pour basculer entre ciel et terre. Quitter le sol pour s’envoler, libre comme l’air l’espace d’un instant. Et chuter, tomber inexorablement, prisonnier de cette malédiction qui régit ce monde et précipite au sol tout ce qui s’élève. Puis, s’écraser sur la pierre froide de Londres, mortelle réalité sans la moindre miséricorde. Enfin, disparaître, rejoindre le néant, sans espoir de retour et se rendre compte tardivement, qu’il n’existe rien après la mort. Ni paradis, ni enfer, seulement l’obscurité impénétrable et le silence insondable.



♦ ♦


« Une autre tentative échouée ? »


Méphistophélès ferma les yeux et soupira en quittant son lit, laissant Johann Faust exécuter son travail de majordome en l’habillant. Ce n’était pas la première fois que le démon s’emparait du corps d’un humain pour lui faire vivre ses derniers moments de la sorte. En fait, la plupart des suicides à Londres depuis le début du XIXème siècle étaient directement liés à ce passe-temps macabre. Les immenses pouvoirs du Diable lui offraient en effet la capacité de prendre possession du corps de ses victimes après avoir dévoré leurs âmes. Curieux de nature et souhaitant depuis toujours faire la lumière sur « l’Après », il s’était servi d'eux pour expérimenter les ultimes instants de l’Homme. Malheureusement, jamais il n’avait pu entrevoir autre chose que les ténèbres impénétrables avant que sa conscience ne regagne son corps principal. Loin d’être découragé il avait réitéré l’expérience jusqu’à aujourd’hui, plus dans le but de vaincre la lassitude grandissante en lui qu'à cause d'un réel espoir de parvenir à ses fins.


« En effet, mais j’ai pu expérimenter ce qu’un ange ressent lorsqu’il descend du ciel… c’était grisant. »

« L’un d’entre eux aurait mieux fait de ne jamais quitter son foyer. »


Méphistophélès lâcha un sourire carnassier, pendant une seconde ses yeux se mirent à briller d’une flamme irréelle. L’instant d’après il regagnait son masque de glace.


« Recroiser le chemin de cet ange déchu serait des plus divertissant. »

« Quatre siècles à vos côtés ne m’auront pas suffi à cerner votre humour… »

« Un humain ne peut compr… »


Le Diable s’arrêta net, son cœur ne battait plus et son regard s’était figé. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait ressenti ce sentiment enivrant, cette excitation surnaturelle. Oui, depuis Johann, aucune âme humaine ne l’avait appelé avec tant de force. Ses narines se dilatèrent et ses pupilles délaissèrent leur triviale apparence pour devenir le reflet de son âme infernale. Le corps d’éphèbe dans lequel Méphistophélès reposait jusqu’à présent s’écroula, vide et sans vie. A sa place, une créature monstrueuse nimbée de ténèbres posa son regard sur l’unique témoin de la scène. Un sourire dément se dessina dans l’obscurité surnaturelle.


« L’exposition de l’ultime tragédie vient tout juste de prendre fin. Place au premier acte ! »


♦ ♦


Elle était misérable et fascinante à la fois. Tant de faiblesse et d’arrogance paradoxalement associées dans un seul être. Comment avait-il pu ignorer l’existence de cette âme exceptionnelle pendant si longtemps ? Avait-il était consumé par l’ennui au point d’en oublier sa véritable nature ? N’était-il pas né dans le seul but de consommer une âme aussi appétissante que celle-ci ?


« Si Dieu n'est pas capable de m'aider, s'il est si cruel et me laisse mourir, alors tu es tout aussi égoïste que moi ! Et toi Diable ! Toi le mal ! M'aides-tu toi ? Toi aussi tu me regarde mourir ?! Tu souris de mon mal toi aussi ! Sauve-moi de ce monde. Je veux vivre... Je veux tout ce monde insensé. Je le veux pour mieux le détruire. Laisse-moi le dominer... Le torturer. Je ne veux pas vivre dans ce mensonge idiot. Je veux... Je veux... ! Tout ! »


Ce n’était pas un appel, c’était bien plus que ça. Plus qu’une demande, un ordre ou une supplication, il s’agissait d’une revendication. Voilà pourquoi elle était différente, voilà ce qui la séparait du commun des mortels, voilà ce qu’elle avait de plus que Johann Faust lui-même. Elle ne sollicitait pas l’aide du démon elle s’imposait à lui comme si elle avait toujours était son unique souveraine. Son assurance dépassait l’entendement, témérité effrontée ou culot stupéfiant, Méphistophélès n’aurait pu le dire. Une chose était certaine cependant, elle était la première âme qu’il reconnaissait en tant que maîtresse légitime. Il avait fallu attendre plusieurs millénaires mais elle était finalement là.


« Vraiment ? »


L’obscurité de la nuit s’étend au-delà des ombres du feu crépitant. Inexorablement, elle couvre les moindres parcelles de lumière, plongeant bientôt la totalité du lieu dans les ténèbres. Au cœur de cet abysse vierge de la moindre lueur, la jeune fille au bord de la mort pose le regard sur une silhouette qui se détache de la nuit. Elle ne peut voir que son sourire diabolique et ses yeux flamboyants. Lui en revanche peut la contempler dans toute la splendeur de sa détresse. Il se délecte de son désespoir et de la folie qui l’habite, l’ayant poussée au bord du précipice, au point de réclamer le secours de la pire créature qui soit.


« Est-ce le marché que tu souhaites ? Abandonner ton âme au Diable pour tout obtenir ? Si tel est ton désir, je le comblerais sans faillir.… »


Le spectre démoniaque sourit un peu plus, montrant deux canines opalines, la flamme dans son regard s’intensifiant. Une main gantée de noir surgit du néant, tendu en direction de l’âme perdue, attendant sa réponse. Il sait déjà cependant, qu’elle sera l’issue de cette rencontre. Il connait chacun des actes de cette tragédie, car il n’est pas simplement l’un des protagonistes. Non, il en est aussi... l’auteur.




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Message Sujet: Re: Une merveille à tes yeux... Sam 27 Sep 2014 - 22:17

Asriel Manlyn. a écrit:



A beautiful day...

Une fin, ou bien le début...


Les contes pour enfants parlent d’une princesse prisonnière de sa tour d’argent. Un jour un prince arriva, le sauveur d’une tragédie sans fin, s’il n’était pas parvenue jusqu’à sa belle, elle aurait espéré encore, et encore... Ce chevalier blanc, à l’armure sculpté, orné de ses dorures. Le sauveur.

L’enfant, jeune, y croit. Cet enfant croit en un mensonge manipulateur. L’espoir. Ce sentiment qui mène toutes bonnes personnes à s’acharner, pour un but encore trop flou, encore trop secret.

Si cette princesse n’avait pas été sauvée ? Si ce prince flamboyant n’avait pas eu le courage, l’audace, de venir auprès d’elle ? Qu’en serait-il ? Les enfants seraient-ils moins joyeux ? Moins vivant ?

La jeune fille aux larmes de rage se blottie dans la noirceur de son esprit, changeant, comprenant petit à petit que ce qui l’avait anéantit était en réalité… Le fait qu’elle n’avait pas su croire aux histoires de gamines. Elle se haïssait autant qu’elle détestait le monde dans lequel la vie l’obligeait à vivre, à survivre.

Elle n’espérait pas, pas cette jeune fille, ce sentiment avait été raillé de son existence, durant des années. Mais ce soir là, cette nuit là, au milieu des flammes qui dévorent l’âme, qui la brûle sans peine. Elle avait trouvé le moyen de croire en le Mal. Pourtant sa vie s’était résumée en une croyance, Dieu. Elle s’adressait au mal, au roi des ténèbres, sans même penser à sa misérable foi auquel toute sa fausse famille s’accrochait.

La pièce s’assombrit, laissant seulement une légèrement ombre se détacher de l’obscurité. Elle leva les yeux, voyant les murs devenir noirs, le feu qui la rongeait avant même de la toucher devenait inoffensif. Elles étaient contrôlées. Par l’ombre aux pupilles rouge rubis… Son cœur se mit à battre rapidement, dans l’incompréhension la plus totale, sa respiration devient plus rapide. Qu’est donc cette forme ambiguë l’invitant à une suite. Dieu ne l’aiderait pas. Le Diable lui riait du spectacle.


« Vraiment ? »

Elle se leva lentement, prudemment. La peur ne l’avait pas enchaînée. Elle n’avait pas de raison d’avoir peur. C’était le Sauveur. La Mort, le Mal, son Prince, le Chevalier Noir d’une vie maudite. Elle s’approcha de la main tendue, hypnotisée par les yeux brillants de cruauté. Le monde devenant lentement un endroit d’éternel tristesse, la pénombre engloutissant tout espoir de retour.

«Est-ce le marché que tu souhaites ? Abandonner ton âme au Diable pour tout obtenir ? Si tel est ton désir, je le comblerais sans faillir...»

Que pouvait-elle bien savoir de cette main gantée ? Comment pouvait-elle bien imaginé que la brûlure du regard démoniaque sur elle, changerait quelque chose ! Même infime ! Sur son triste sort. Son appel avait-il pour une fois une réponse ?
Elle repensa aux nuits entières passées à prier un être immatériel, à croire en un rêve trop lumineux. A cette pensé une larme glissa sur sa douce joue, noircie par la suie de l’incendie. Laissant derrière elle le reste de treize années de haine.
 
Elle s’avança encore. Un pas, puis un autre. Si c’était la fin, si maintenant, à l’instant il ne s’agissait seulement que de la Mort. Si ce n’était qu’une fois de plus un doux rêve souillé, même trop sombre, cette fois si elle l’accepterait. Elle posa sa main sur le tissu, avait-elle enfin une quelconque importance face à cet esprit destructeur. Son âme vendue, offerte pour un désir sans limite. Voilà ce que représentait cette larme. Le dernier vrai cristal de triste, de rage, de dégoût, comme le dernier soupire d’une vie. La fin de la scène une. Le début de la deuxième, si le Mal sera clément avec l’esprit trompé.

« Oui. C’est ce que je veux. »

Ses mots résonnaient comme un ordre des plus doux… Elle se jouerait de lui, de tout se qui l’entourerait. Elle se jouerait d’elle-même. Et des morts de cette demeure.


   

L'âme vendue.





Qui es-tu donc...?




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