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Cours, fillette, cours [PV: Allen]

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Message Sujet: Cours, fillette, cours [PV: Allen] Sam 13 Juin 2015 - 14:22

Arthur regarda son père s'éloigner, sans pouvoir le retenir.
Ça y est, tout était fini. Il était déshonoré, déshérité, et renié. Tout ça le même jour, à cause d'un père qui ne l'avait jamais aimé et qui n'avait jamais accepté sa naissance. A ses yeux, il n'était qu'un bâtard, un problème, une erreur de sa femme, quelque chose qui lui prenait du temps mais qu'il avait réussi à refourguer entre les mains de ses servantes et ses majordomes.

Arthur avait cru réussir à attirer son attention en agissant comme il l'avait fait. Oh, oui, il y était parvenu avec grand succès ! Mais ça n'avait pas abouti au résultat qu'il espérait. Ça non.

Arthur renifla bruyamment et s'essuya le nez du revers de la main en frissonnant. Il pleuvait dru. Peut-être était-il temps pour lui de retourner auprès du jeune homme qu'il avait planté à cause de son père. Il tourna les talons et s'avança vers la porte près de laquelle se tenait le propriétaire de l'immeuble. Il était sorti fumer en compagnie d'un client et avait assisté à toute la scène sans broncher, le regard ferme. Lorsque Arthur voulut rentrer, l'homme lui barra la route.

- Oh, tu comptes aller où comme ça ?
- J'ai deux-trois choses à régler…
- A ce que j'ai compris tu n'as plus d'argent, tu n'es donc plus le bienvenu ici. Tu n'as même pas de quoi payer pour le temps passer aujourd'hui…
- Je peux espérer récupérer mes vêtements ?

Malgré sa mauvaise humeur, le propriétaire accepta mais ne le quitta pas d'une semelle, jusqu'à ce que Arthur ait quitté les lieux en bonne et due forme, frigorifié. Lorsque le jeune homme se retrouva dans la rue, Arthur s'immobilisa et inspira profondément. Il avait été abandonné. Il n'avait plus aucun toit sous lequel s'abriter et il ressentait une colère amère envers son père. Toute sa vie, son père lui avait littéralement reproché son existence et aujourd'hui, il l'avait renié sans pudeur, sans honte. Il s'en fichait royalement.

Un homme comme lui n'avait aucunement le droit d'exister, de vivre, et de respirer. Tôt ou tard, il payerait pour ses crimes et Arthur comptait assouvir sa vengeance. Il ignorait encore de quelle manière il allait s'y prendre et combien de temps cette situation allait durer, mais la colère qu'il nourrissait à l'égard de son père n'avait de cesse d'augmenter de seconde en seconde.

Les lèvres pincées, Arthur s'avança dans la rue, vers une direction incertaine, ignorant le froid qui l'accablait. Chaque goutte de pluie lui faisait l'effet d'une lame de rasoir tranchante. Ses vêtements étaient détrempés et lui collaient à la peau et ses cheveux étaient plaqués contre son visage, lui barrant le front. Il tremblait de froid, de peur et de colère. S'il ne s'était pas senti si humilié, s'il n'avait pas voulu récupérer ses vêtements, s'il n'avait pas perdu son père de vue, qui sait ce qu'il aurait pu lui faire ? Il avait eu de la chance, beaucoup de chance. La chance que la colère d'Arthur ne se soit manifestée que tardivement et qu'il n'avait rien en sa possession pour l'abattre comme un chien, ce fumier. Et il allait sûrement rejoindre sa femme pour la battre et abuser d'elle, saleté. Comment cette quiche pouvait-elle aimer une ordure pareille ? Elle était si naïve, si stupide, c'était incroyable !

- Je vais le tuer. Oh, oui, je vais le tuer…

Arthur s'arrêta au détour d'une rue et l'observa avec méfiance. C'était un endroit privilégié pour y passer la nuit. Il y avait quelques poubelles qui feraient son festin demain au petit-déjeuner, et ce qui ressemblait à un perron, probablement la porte de l'arrière d'une boutique. Elle pouvait l'abriter de la pluie toute la nuit, mais… Il n'avait pas confiance. C'était le genre de ruelle, semblait-il, où il ne fallait pas traîner. Pourtant, il ne voyait personne. Elle semblait déserte. Et il était frigorifié jusqu'à la moelle des os, il ne pouvait pas se permettre de traînasser plus longtemps et attraper la mort. Non, il devait d'abord se venger de ce bâtard. Il ne lui laisserait pas le loisir de crever l'âme en paix après avoir satisfait ses désirs. Il allait d'abord souffrir, regretter d'être venu au monde, supplier d'être délivré. Et quand enfin il croirait avoir gagné comme il gagnait à chaque fois, Arthur lui apporterait le coup de grâce. Et alors s'en serait fini de Edward Flynn, martyr abusif et père incompétent.

Arthur prit son courage à deux mains et s'engagea dans la ruelle, malgré ses réticences. Il descendit les trois marches du perron et s'installa confortablement contre la porte, ferma les yeux et resserra sa veste trempée dans l'espoir qu'elle lui apporte un peu de chaleur, en vain. Il ne trouva le sommeil qu'une heure plus tard, après s'être un peu réchauffé.

Mais cela ne dura pas.

Ce furent des voix qui le réveillèrent. Lorsque Arthur ouvrit les yeux, il était déjà trop tard pour prendre la fuite. Deux hommes l'observaient et quelque chose d'étrange brillait au fond de leurs yeux. Arthur tenta de ne pas céder à la panique mais ne bougea pas.

- T'as l'air bien seul, mon pauvre…
- Il a un beau petit minois je trouve, ça serait dommage de l'abîmer.
- Écoute, on a un marché à te proposer. Si tu te laisse faire, promis tu ne souffriras pas. On pourra même essayer d'être doux, mais ça c'est pas garanti.

Arthur sentit alors une sueur froide lui parcourir l'échine et se releva lentement, sans quitter les deux hommes des yeux. Il était généralement assez rapide. Et agile. Il avait peut-être sa chance. Il s'approcha de l'un d'eux et posa sa main sur son torse, le regard provocateur, puis le poussa jusqu'au mur de briques derrière. Il avait enfin une ouverture, maintenant que la barrière de la cage d'escalier ne lui obstruait plus la route. Il avait une échappatoire. C'était sa seule et unique chance de s'en sortir vivant.

- Ok, mais alors il faut être très doux avec quelqu'un d'aussi fragile que moi.

L'autre lui sourit et glissa ses mains sur ses hanches. Arthur se recula tout en lui caressant doucement le menton, dessinant de son index les contours de son visage.

- Et rapide.

Ils ne furent pas longs à réagirent, mais Arthur avait déjà pris la poudre d'escampette. Lorsqu'il atteignit la fin de la rue, il sentit l'espoir naître en lui. Il avait toutes ses chances ! Mais il ne devait pas réfléchir à la direction à prendre. Il voulut tourner, mais il sentit un poids lourd le plaquer à terre et ses paumes raclèrent le sol. Deux bras puissants l'emprisonnèrent et il se débattit comme une furie en s’époumonant, hurlant de toutes ses forces.

Il était rapide.

Mais ces deux-là l'étaient encore plus que lui. Tandis que l'un des garçons l'immobilisait, l'autre s'approcha et posa son pied sur son visage, l'empêchant de tourner la tête.

- Trop tard, fillette.
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Message Sujet: Re: Cours, fillette, cours [PV: Allen] Sam 13 Juin 2015 - 17:22

« L'arroseur arrosé. »
Arthur Flynn × Allen Hadkins


Cela faisait bien dix minutes qu’Allen arpentait les ruelles sombres de l’East London, comptant sur ses doigts le nombre de jours qu’il avait passé dans son bureau ou à l’infirmerie, prétextant un quelconque mal de ventre, dans le but de louper un jour de travail. Les dossiers à remplir s’étaient accumulés sur son bureau, tandis que le patron se chargeait de répartir le travail en retard à d’autres collègues du Dieu de la mort. Il avait du s’y reprendre plusieurs fois, se demandant à chaque fois s’il devait ajouter à son total les jours fériés et les jours où il avait VRAIMENT été malade. Pour que son « record du plus grand temps sans bosser » soit battu, Allen avait finalement choisi de compter chaque jour où ses chaussures vernies n’avaient pas frôlé le sol de la planète bleue.

Son regard s’arrêta sur un maigre chat errant, lorsqu’il termina son compte. Trente-sept. Son record était battu. A présent, il devait rattraper le retard qu’il avait accumulé. Ah, qu’est-ce qu’Alyeka serait fière de lui lorsqu’il lui annoncerait la nouvelle, ce soir. Bon, mais en attendant, mon grand, il faut bosser. Le chat scruta Allen une demi-seconde, hésitant, puis finit par s’approcher. Le Dieu de la mort, que l’envie de faire des efforts avait quitté, s’accroupis sur le sol et tendit la main à l’animal. « Je suis désolé, mon grand, je n’ai rien pour toi. » Susurra-t-il en posant son doigt sur la petite tête du chat. Un instant passa, durant lequel Allen s’était demandé s’il ne serait pas plus heureux dans la peau de cette mignonne chose qui quémandait à manger, devant lui. Pas de travail, pas de comptes à rendre, pas d’horaires à respecter, pas d’heures pour se lever, pas de dossiers à rendre « Pour la semaine prochaine, monsieur Hadkins, tâchez de ne pas l’oublier. »… C’était surement le pied, d’être un chat. Quoi que, Allen restait un peu sceptique, en ce qui concernait l’hygiène de vie de ces animaux. Se lécher les parties pour essayer, en vain, de se débarrasser des puces et des tiques, très peu pour notre faucheur d’âme. M’enfin, si on lui proposait, il y réfléchirait plus sérieusement. Pour l’instant, le dossier coincé sous son bras l’attendait. Il se mit à pleuvoir. La détermination d’Allen redescendit d’un cran.

Aujourd’hui, Allen prendrait la vie de plusieurs êtres humains. Des gens pour qui la vie s’arrêterait subitement, sans qu’ils ne puissent rien y faire. Sans qu’ils ne puissent y échapper. Sans qu’ils s’y attendent. Au début, l’idée rebutait Allen, qui devait à chaque fois se concentrer pour ne pas vomir, lorsque sa faux transperçait les corps agonisant de ses victimes. A présent, c’était sa routine, ce qu’il faisait de mieux. C’était la raison même de son existence, de sa présence dans ce bas monde.

Contrairement aux humains, Allen n’était pas destiné à devenir médecin, ou carde, ou boulanger, ou femme de ménage. Il ne rêvait pas de fonder une famille, ni de réussir ses études, ni de combattre une quelconque maladie. Il n’avait pas de rêves, ni d’ambitions. Il n’avait pas de but, rien qui le rattachait à la vie. Contrairement aux humains, Allen, s’il le pouvait, se laisserait aisément mourir, sans se soucier de ce qu’il aurait pu faire le lendemain. Allen aurait pu accueillir la mort, comme on accueil un vieil ami. Mais la mort ne voulait pas de lui, il n’était pas destiné à mourir. Et de toute façon, ce sort ne l’intéressait pas. Ne l’intéressait plus. Il avait prit goût à la vie éternelle, et même si, pour ce faire, il devait prendre la vie d’autres êtres vivants, Allen avait fini par se convaincre que « C’est comme ça. C’est la vie. » Et, dans le fond, n’était-ce pas mieux ainsi ?

Une fois le chat reparti faire sa petite vie de chat, Allen se releva et consulta une nouvelle fois son dossier, encore vierge et propre, qui ne tarderait pas à être rempli de tâches d’encre et de diverses ratures. C’est fou, Allen n’avait jamais réussi à rendre un dossier propre et clair. Peut-être que c’est vrai, qui sait, qu’on ne change pas en vieillissant, que c’est trop tard pour Allen d’apprendre à écrire correctement. M’enfin, ça ne semblait pas déranger le patron, tant que le faucheur d’âme rendait quelque chose. C’était déjà un exploit en soi, lorsqu’Allen franchissait la porte du bureau de son supérieur pour lui rendre un dossier complet. Spears n’avait pas à se plaindre.

Le faucheur d’âme s’étira longuement, en essayant de se motiver, et de ne pas trop penser à son merveilleux fauteuil qui devait se sentir si seul sans lui, puis finit par reprendre la route, sa faux trainant sur le sol, provoquant un incessant raclement tout à fait insupportable, mais qui, sans doute, donnait l’impression à Allen d’être moins seul. Et puis, le silence de la sombre ruelle dans laquelle il s’était perdu était si pesant et peu rassurant que n’importe quel son avait l’air d’une douce mélodie aux oreilles du faucheur.

Sauf celui-ci.

Un rire qui n’annonçait rien de bon déchira le silence pesant qui s’était installé dans la ruelle. Allen releva sa faux pour se concentrer sur l’origine de ce rire. Celui-ci s’intensifiait, à mesure que le Dieu de la mort s’enfonçait dans la sombre rue. Il finit par arriver à un croisement, où se tenait le lieu du crime. Le mur de pluie qui se formait devant Allen obstruait sa vue. Il lui semblait apercevoir deux silhouettes, immobilisant quelque chose au sol. Quelqu’un, même, puisque la chose non identifiée clouée sur le sol trempé produisait des gémissements étouffés plutôt dérangeants. Allen fit mine de s’avancer vers eux, lorsqu’une voix s’éleva : « Trop tard, fillette. » Avait fredonné l’un des hommes, qui, même dans la pénombre, avait l’air grassouillet et peu accommodant. « T’as cru pouvoir t’en sortir aussi facilement, mh ? » Continua le deuxième type, qui s’était penché sur sa victime, gisant, toujours immobile, sur les pavés de la ruelle. « Tu sais pas à qui t’as à faire, mon grand. » Poursuivit l’autre. Les deux agresseurs semblaient parfaitement coordonnés, ce qui aurait pu amuser Allen, dans d’autres circonstances. Silencieusement, sans se faire remarquer, le faucheur d’âme s’approcha, jusqu’à distinguer les traits d’un des deux hommes.

Soudain, grosse révélation dans la tête du Dieu de la mort.

Discrètement, il ouvrit son dossier, en tâchant de ne pas le laisser mourir sous la pluie. Il l’ouvrit à la page d’un homme, destiné à mourir. Ce soir. A cet instant. Allen se concentra sur la petite photo au coin supérieur de la page, plissant les yeux. C’était lui.

Il s’appelait Marc Flint, 37 ans, marié et sans enfant, semant la zizanie depuis bien des années dans l’East London. Ce soir, le destin les avait fait se rencontrer. Cet homme, prêt à prendre la vie de cet individu qu’il immobilisait avec force. Il allait mourir. Et Allen récupèrerait ses souvenirs.

Toujours immobile, réfléchissant à toute vitesse, le Dieu de la mort scrutait les environs, à la recherche de ce qui allait mettre fin à la vie de ce type, en face de lui, qui ricanait bêtement aux remarques de son copain. Il ne pouvait pas agir. Pas maintenant. Pas comme ça. Ce n’était pas à Allen de le tuer. Pour maximiser ses chances de ne pas être vu, il se faufila derrière un mur de briques, le regard rivé sur la scène.

Le deuxième type, Allen ne le connaissait pas. Il ne pouvait pas voir son visage, dissimulé sous une capuche. Une longue cape noir recouvrait tout son corps, le faisant ressembler à une sorte de fantôme macabre. Le faucheur d’âme plissa les yeux. L’individu avait glissé sa main sous sa cape. Il bougeait lentement le bras. Bientôt, alors que sa main fut de nouveau visible par le Dieu de la mort, il remarqua une lame, luisante, au creux de celle-ci. D’un geste vif, il la pointa en direction de Marc, qui, pris au dépourvu, n’esquissa pas le moindre geste. « Pour toi aussi… S’en est fini… » Murmura l’autre, d’une voix démentielle, tremblant de tous ses membres. Marc voulut répliquer, un rictus s’était formé sur ses lèvres, mais, au moment où ses lèvres s’ouvrirent, l’autre bondit sur son coéquipier, accompagné d’un cri rageur. La lame de sa dague n’était plus qu’à quelques centimètres du cœur de Marc, qui lutait de toutes ses forces contre son ami, qui, visiblement, n’était pas tant son ami que ça. A présent, la pointe de la dague chatouillait le haut trempé du criminel, qui laissa s’échapper un cri de terreur. La chose gisait toujours sur le sol, immobilisée par le pied de l’autre, qui lui barrait la poitrine.

« Trop longtemps… » Murmura l’homme au couteau, d’une voix tremblante. « Tu ne pourras plus jamais m’utiliser… » Sa voix manqua de se briser. Il marqua une pause. A présent, son couteau s’enfonçait lentement dans la poitrine de l’autre, qui haletait, incapable de se débattre plus. « Tu allais le dépouiller, n’est-ce pas ? Et tout garder pour toi, comme toujours ! » Hurla l’agresseur, en abattant un poing rageur en direction de la poitrine de Marc. « A présent, tu es mort… » Fit-il, d’une voix qui se voulait calme, sereine, mais qui trahissait une évidente démence. « Et tout ce que tu m’as prit… Tout ce que tu m’as volé… Tout ce que tu as récolté… Tout ça m’appartient… »

La lame s’enfonça profondément dans la poitrine de Marc. Il ne tarda pas à rendre son dernier soupire. L’autre se releva, fébrile, le visage déformé par la haine. De ce qu’Allen avait comprit, monsieur n’était pas content que son copain Marc l’utilise pour tuer des gens afin de leur voler leurs biens, qu’il gardait pour lui, sans partager. C’est vrai, c’est pas gentil d’être égoïste. Le Dieu de la mort comprenait parfaitement cet excès de rage de la part de monsieur le fifou… Bon, pas du tout. Mais quand même.

Il sortit de sa cachette, en mode héros de bande dessinée t’as vu. Tenant fermement sa faux, il s’approcha du corps sans vie de Marc Flint, dont le visage était déformé par la douleur, dont les yeux, grand ouverts, exprimaient toute sa terreur. Il se concentra sur sa tâche : Récupérer ses souvenirs. Prenant une grande inspiration, encore quelque peu déboussolé par la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux, Allen planta la lame tranchante de sa faux dans le ventre de Marc. Son corps se souleva, avant de retomber mollement sur le sol. La pluie s’était faite moins épaisse, et, tandis que les lanternes cinématiques se dégageaient du torse du défunt, produisant une lumière aveuglante autour du cadavre, Allen put apercevoir le visage déformé par la terreur de l’autre vilain monsieur, qui, après quelques secondes d’hésitation, prit la fuite, manquant de tomber à chaque pas.


HRP : Je suis DÉSOLÉE si ce que j'ai écrit n'est pas clair D: si tu as un souci, n'hésite pas à me MP, surtout ! C'est beaucoup plus clair dans ma tête, sorry ;w; /meurt
Sinon, j'espère vraiment que ma réponse te plait ! ♥
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Message Sujet: Re: Cours, fillette, cours [PV: Allen] Dim 21 Juin 2015 - 15:34

Spoiler:
 

Arthur respirait difficilement, le souffle coupé, et tentait de lever la tête pour graver le visage d'au moins un de ses agresseurs, en vain. Le pied qui écrasait son visage l'empêchait de bouger la tête, il était complètement immobilisé. Voilà. C'était là qu'il allait mourir.

Stupidement.

Son père, finalement, aurait gagné dans tous les domaines. Il sortirait vainqueur de cette manche. Écœuré, Arthur déglutit péniblement et ferma les yeux en attendant que le coup fatal lui soit porté, appréhendant déjà la douleur qu'il allait ressentir. Il sentait la peur transpirer par tous les pores de sa peau, la terreur s'immiscer sournoisement en lui pour paralyser chaque membre de son corps. Même si la pression de l'étreinte était relâchée, il était trop terrifié pour réagir. Il n'avait plus les idées assez claires et ses membres ne répondaient plus de rien. Quoi qu'il arrive, il était de toute manière condamné à mourir dans cette ruelle, en homme vaincu et impuissant, humilié et renié par sa famille, dépouillé par ses proches.

Il avait tout perdu.

Pourtant, son sort n'était pas encore tracé et tout bascula. Contre toute attente, l'homme encapuchonné brandit une arme. La lame brilla d'une lueur meurtrière. Un éclat aveugla rapidement Arthur, probablement le reflet de l'arme qui luisait à la lumière de la lune.

Cette nuit-là, deux âmes allaient périr. L'autre commença à se débattre, luttant pour sa propre survie, pris au dépourvu par celui qu'il croyait être son allié, son coéquipier, son complice. Il s'était fourvoyé, maintenant il allait en payer le prix. Arthur tenta de remuer tandis que les deux hommes se livraient guerre dans la ruelle, l'un voulant assassiner l'autre qui retenait de plus en plus difficilement sa main, la lame proche de son cœur, prête à transpercer sa chair.

- J'en ai marre de tes mensonges, marre que tu promettes monts et merveilles alors que tu récupères tout derrière mon dos ! Cette fois, c'est à mon tour de tout avoir.

Un cri rauque brisa l'atmosphère ambiante quand le couteau s'enfonça dans la poitrine de la nouvelle proie et Arthur ne put s'empêcher de fermer les yeux en imaginant la douleur. Car après tout, son tour ne tarderait pas d'arriver, il allait connaître le même sort. Il inspira profondément et prit son courage à deux mains pour tenter de manœuvrer et se relever. Heureusement pour lui, l'inconnu qui venait d'accomplir son meurtre, trop fier d'avoir eu le dessus sur sa victime, le regardait se vider de son sang. Arthur en profita alors pour le bousculer et se releva vivement, les jambes tremblantes et le cœur battant à tout rompre. Il ne remarqua pas le nouvel arrivant sorti de l'ombre qui se manifestait enfin après avoir assisté à toute la scène, trop soucieux de son propre sort.

Il voulut prendre la fuite, mais quand il vit le regard de l'assassin se tourner et se figer, lui-même ne put s'empêcher de regarder dans la même direction. Ils se contentèrent alors de regarder l'inconnu planter sa fauche dans le thorax de la victime, d'une manière tellement naturelle qu'il donnait l'impression d'avoir l'habitude de faire ce genre de choses. C'était écœurant. Immonde. Abjecte. Inhumain. Surpris, Arthur ouvrit la bouche tandis que l'assassin détalait comme en lapin en lâchant son couteau ensanglanté.

Arthur fut incapable de pouvoir en faire tout autant, comme si ses jambes étaient plantées dans du ciment. Elles refusaient de lui obéir. Et il n'arrivait plus à réfléchir.

- Mais vous êtes qui ? parvint-il finalement à bafouiller.

Pourtant, des choses, il en avait vues. Il en avait vécues. Mais pas de « ces » choses-là. La respiration saccadée, il fut saisi d'un haut-le-cœur et se pencha violemment pour vomir tripes et boyaux. Incapables de le soutenir plus longtemps, ses jambes ployèrent sous son poids et Arthur resta assis sur le béton de la rue, le souffle court et le regard vague, à admirer le spectacle qui se déroulait sous ses yeux, à la fois fasciné et dégoûté, sans réellement comprendre ce qui se passait.
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