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Watch me burn - Joah Andersen

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Joah Andersen
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❝ Watch me burn ❞



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Message Sujet: Watch me burn - Joah Andersen Jeu 16 Juin 2016 - 11:02

« Some men just want to watch the world burn. »
Joah Andersen
« Elise de La Serre © Assassin's Creed Unity»



Nom : Andersen

Prénom: Joah

Date de naissance: 6 Juin 1869

Age: 20 ans

Origines: Danemark

Sexe: Femme

Race: Humaine

Rôle: Occupe une place ; peint des incendies  

Sexualité: Bisexuelle





“ Le Caractère





Le silence enveloppe l’immense salon richement décoré d’un manoir aux abords de Londres. Le propriétaire, un jeune Lord allant sur la vingtaine, est figé au milieu de la salle luxueuse, assis de manière théâtrale sur un fauteuil de velours rouge, posant pour l’artiste installée devant lui. Son visage fier contient son trouble, et son cœur battant la chamade pourrait, lui semble-t-il, être aisément entendu par la jeune femme aux lèvres carmin, qui d’un mouvement frénétique de sa main gauche dessine avec assurance sa silhouette de jeune dandy. De temps à autre, sa main retombe, et elle l’observe sans retenue, scrutant les moindres détails de son anatomie sans manifester aucune timidité. Parfois, un sourire narquois se forme sur ses lèvres, alors qu’elle remarque la gêne du jeune homme.
« Levez-vous, je vous prie. »

Et il obéit, et elle s’approche de lui d’un pas conquérant, saisit délicatement ses épaules pour le faire tourner, remet elle-même sa ceinture d’apparat en place, défait un bouton de sa chemise, sans rougir un seul instant. Il est étonnant de constater qu’un être au tempérament si calme peut dégager autant d’autorité. Elle s’approche dangereusement de son visage, ébouriffe ses cheveux, son souffle régulier effleurant ses lèvres, et comme prit d’un instinct, il pose une main gantée sur sa taille, lève son visage vers le sien. D’un mouvement brusque, elle s’éloigne de lui.
« Je suis peintre. Pas prostituée. »

Et son regard doux s’est durcit en un instant, sa voix ayant pris un ton froid, distant. Elle s’éloigne de lui, retourne s’asseoir parmi ses fusains. Au bout d’une silencieuse et interminable heure, elle s’arrête de nouveau.
« Bien. Ce fut un plaisir, mon Lord.
- V-vous partez ? Si tôt ?
- En effet. Vous m’en voyez navrée, mais je ne puis donner suite à votre requête. Je vous suggère d’engager un artiste plus spécialisé que moi dans ce type de commandes. »

Son ton est froid et d’une politesse extrême. Malgré son refus, le jeune aristocrate ne peut la sommer de rester, car il l’a engagée en connaissance de cause. Cette artiste choisi ses modèles, pas le contraire. Ses yeux moqueurs laissent facilement entrevoir sa personnalité capricieuse, et elle les détourne de manière dédaigneuse lorsqu’il lui offre de l’aider à porter ses affaires jusqu’à la porte, lui signalant son refus par quelques mots brefs et polis. C’est d’ailleurs cela qui l’a choqué, lors de leur première rencontre ; sa politesse extrême, qui contrastait pourtant avec les actions troublantes qu’elle effectuait sans rougir. Elle touchait ses modèles de manière presque lascive quelquefois, mais s’exprimait toujours avec ce vocabulaire précis qui entretenait une certaine distance entre eux. La jeune femme était extrêmement tactile, mais sans trop en avoir conscience, si bien qu’elle s’offusquait lorsque l’un de ses clients lui faisait une avance. Elle était très fière, également. Une rumeur courrait comme quoi elle s’amusait à séduire ses modèles pour ensuite les abandonner sans jamais les revoir, une fois son œuvre achevée. Ces spéculations faisaient planer une aura de mystère autour d’elle.


Quelques heures plus tard, Joah était de retour dans son studio au plafond haut et aux murs tapissés de toiles représentant les paysages de ses voyages ; la jeune femme aux yeux clairs les fixait d’un air rêveur, rattrapée par sa nature mélancolique. Un recueil de poésie était posé sur ses genoux, et elle profitait du calme et de la solitude pour rêver à son prochain tableau. Cela était sûr, elle se servirait des croquis du jeune aristocrate au visage d’apollon, peut-être pour une scène mythologique ? Une représentation de Thor combattant le Jörmungandr, serpent monde, lui revînt en tête, et elle eut un sourire rêveur. Joah était agnostique, mais avait une affection toute particulière pour les dieux de ses ancêtres. Il lui arrivait parfois de se référer au panthéon nordique pour ses prières.
Son regard vagabond se porte alors sur un tableau récent, une vue du London Bridge, dévoré par les flammes. Le ciel rendu noir par la fumée recouvre tel un couvercle le paysage apocalyptique, et une lueur étrange passe dans le regard de la jeune femme. Elle semble avoir entrevu l’Idéal. Fermant doucement ses paupières, elle se laisse aller à une étrange rêverie, où les couronnes tombaient, ainsi que les Républiques, et où un seul drapeau, noir et immense, flottait sur les villes. La simple pensée d’avoir semée la discorde dans l’esprit de ses modèles la rendit euphorique, et la jeune femme au visage d’ange s’assoupie, perdue dans ses rêves d’anarchie.

C’était une créature aussi douce et aimante que froide et calculatrice. Elle avait un certain mépris pour l’aristocratie et les riches particuliers à l’ego démesuré, mais une sincère affection pour le petit peuple, pour les gens simples et débordés dont elle estimait faire partie, bien que sa situation financière soit plus qu’enviable. Elle aimait converser avec de parfaits étrangers, les rassurer parfois, tout comme elle prenait plaisir à troubler et instaurer l’horrible sensation de l’abandon chez les riches gens qui composaient sa clientèle. Elle avait une grande curiosité et une grande bienveillance à l’égard d’un monde qu’elle espérait un jour voir libre grâce à son idéologie.




“ Le Physique







L’odeur âcre de la térébenthine embaume la pièce aux riches tentures, faisant se froncer les narines délicates d’une jeune Lady enserrée dans un carcan de soie. Dans un recoin de cette salle, dissimulée derrière une immense toile de lin blanc, l’artiste l’observe, un sourire narquois aux coins de ses lèvres écarlates.
« Allons, Milady. Un peu de retenue. Vous ne voudriez pas qu’une telle expression transparaisse sur votre portrait, n’est-ce pas ? »

Sa voix douce et suave enveloppe le modèle comme une amère caresse, la faisant frissonner par cette simple réprimande. Son accent scandinave confère à chacun de ses mots un certain exotisme, singulier et exquis, une singulière élégance à ses propos, également. La jeune britannique devine le sourire délicat qu’aborde la silhouette cachée derrière l’imposant chevalet ; la courbe de ses lèvres rouges légèrement entrouvertes, étirées en un rictus presque moqueur, lascif, et ses yeux gris au regard troublant.
« Milady ? Tout va bien ? Vous vous êtes empourprée. »

L’artiste s’éloigne alors de son travail, faisant résonner les talons de ses bottes contre le riche parquet du manoir ; sa figure haute aux courbes athlétiques apparaît alors, se dirigeant d’un pas lent et assuré vers la jeune femme aux joues rouges. Sa taille, avoisinant le mètre soixante-dix, est encore grandie par les hauts talons de ses bottes hautes, lui arrivant aux genoux. Ses cuisses sont enserrées dans un pantalon d’homme bleu royal, à la couleur légèrement fanée. Une épaisse ceinture de cuir repose sur ses hanches, contenant les différentes brosses et pinceaux utilisés par le peintre. Une chemise en flanelle blanche aux manches bouffantes recouvre son buste, et un jabot immaculé recouvre sa gorge à la manière d’un aristocrate. Une veste d’un bleu élégant, sans manches, vient compléter l’ensemble. Ses mains blanches aux doigts fins sont recouvertes d’une épaisse couche de peinture. Elle tient un pinceau dans la gauche, et d’un mouvement habile, l’entremêle dans ses mèches rebelles, les maintenant d’une manière négligée et élégante à l’arrière de son crâne. Le halo incandescent de ses cheveux roux contraste avec son teint pâle comme une fine couche de neige. Ses mèches ondulées tombent sur ses épaules et dans son dos, libres, dans un style bien différent de celui des Lady aux coiffures savamment exécutées, relevant d’une œuvre d’art.
« Milady ? »

Son visage pâle aux traits doux et malicieux est désormais à quelques centimètres de celui, troublé, du modèle. La jeune artiste arbore toujours le sourire narquois et séducteur qui est sa signature, alors que son nez droit effleure celui de la Lady, son souffle se mêlant au sien alors que ses mains se posent délicatement sur ses joues rouges. Elle penche encore légèrement son visage en avant, traçant du bout des doigts la courbe allant des pommettes jusqu’à la gorge de son interlocutrice.
« … Je pense qu’il va falloir rajouter de la poudre. »

Et prenant une boite nacrée sur le guéridon aux dorures subtiles, la scandinave entreprend de poudrer le nez, les joues et la naissance de la gorge d’une Lady muette de stupeur, avant de retourner à son ouvrage d’un pas léger, faisant balancer ses hanches de manière provocatrice alors qu’elle se déplaçait dans l’immense pièce. Puis, de nouveau dissimulée derrière la toile imposante, elle se tut et la pièce replongea dans le silence.





Histoire





« …Mr. Dumarsais, je voudrais vous présenter l’artiste dont je vous avais parlé lors de notre dernière rencontre. C’a a été dur, mais j’ai finalement réussi à établir contact.
- Je vois. Cet Andersen, n’est-ce pas ? Est-il avec vous, aujourd’hui ?
- En effet, et je pense que vous serez… agréablement surpris. »

Le marchand d’art s’excuse alors, s’éloignant à l’autre bout de la pièce bondée, évitant les riches bourgeois venus se réunir entre gens de bonne société. Il revient vers son client quelques instants plus tard, suivit par une jeune créature enveloppée dans une robe de soie bleue. Son visage aux traits doux trahit son jeune âge, dix-neuf ans tout au plus. Elle arbore un sourire poli et gêné, ses joues clairsemées de taches de rousseur légèrement teintées de rose. Son menton est baissé de manière subtile et modeste. Elle croise ses doigts gantés de blanc sur le devant de sa robe. Ses cheveux incandescents tombent en boucles sur ses épaules nues, et ses yeux gris sont voilés par ses cils clairs. L’aristocrate se fend d’un sourire étonné, ne sachant comment réagir. Il arque un sourcil brun, et la jeune inconnue relève son visage, le fixant dans les yeux d’une manière franche, lui tendant une main gantée.
« Je suis Joah Andersen. Ravie de faire votre connaissance, Monsieur.
- …Tout le plaisir est pour moi. »

Alors qu’il se penche et approche sa main de celle de l’inconnue, pour la lui baiser en un signe de courtoisie, elle se saisit doucement de la sienne, la serrant à la manière d’un homme. Devant son trouble apparent, la jeune femme aux airs d’ingénue se fend d’un sourire narquois.

***

« Allons, Mr. Dumarsais. Ne bougez plus, ou je ne pourrai vous peindre. »

L’intrigante créature se trouvait, deux semaines plus tard, au centre de sa demeure. Elle avait abandonné ses parures pour une tenue plus masculine, et avait laissé de côté ses gants clairs qui masquaient ses mains couvertes de peinture. Elle fixait d’un air narquois l’homme à moitié nu posté au centre de la pièce, son visage arrogant désormais troublé, mal à l’aise dans cette position où il était observé sans pudeur par l’artiste. Parfois, elle s’approchait, remettant d’une main sûre son pagne en place, ou lui demandait de l’ôter pour réaliser des croquis supplémentaires. L’aristocrate, pour la première fois de son existence, se retrouvait alors à nu devant une femme –devant une femme entièrement vêtue, du moins. Souvent, lorsqu’elle passait une main sur son torse ou ses épaules pour y appliquer une couche d’huile, elle le complimentait, louant sa condition physique et son corps d’apollon. Pas une seule fois, en revanche, elle ne quitta le ton poli qu’elle employait toujours, laissant une distance étrange entre les deux êtres. Cela créa une étrange frustration dans l’esprit du riche citoyen, car elle avait été proche de son corps dans les circonstances les plus intimes, mais jamais n’avait manifesté de désir à son égard et s’était toujours dérobée à lui, ignorant les sous-entendus qu’il lui faisait, parfois. Le français se sentait à la fois aimé et dédaigné par la singulière jeune femme, se trouvant grandi par chaque peinture le représentant, car elle avait fait de lui sa muse. Au bout du quatrième mois depuis le début de leur relation ambigüe, Dumarsais semblait décidé à s’emparer du cœur de Joah, peut-être par amour, mais principalement pour conserver toujours cette situation qui flattait son égo. Paradoxalement, ce fut le mois au cours duquel Joah lui annonça de son ton froid et avec une politesse et une diplomatie extrême qu’elle partait pour l’Italie, mettant ainsi fin à leurs rendez-vous. Elle ignora les tentatives de l’homme pour la recontacter, et on ne la revît jamais au Manoir Dumarsais. L’artiste danoise laissa son client dans un état d’abandon qui devrait le troubler des années durant. Cependant, rien ne put lui être reproché, la jeune femme ayant rempli sa part du marché, laissant derrière elle une série de peintures magnifiques qui feraient la gloire et le malheur de son propriétaire, la simple vision de ces chefs-d ‘œuvres lui rappelant son humiliation.

***

Joah avait dix-neuf ans lors de son séjour en France. Elle avait jusqu’alors voyagé en Scandinavie, menant une vie de bohème pendant deux ans, puis s’était installée une année en Allemagne. La jeune artiste avait quitté son pays natal, le Danemark, à seize ans, fuyant une famille d’artistes-peintres dont la médiocrité s’était transmise de générations en générations. Joah faisait alors figure d’exception parmi ses ancêtres, et si la scandinave fut adulée durant son enfance en raison de son talent, sa fierté extrême faisait peser sur ses épaules le poids des échecs de ses aïeux. Il n’y a rien à dire sur la famille simple dans laquelle Joah est née, et elle ne délaissa aucun titre ou avenir en partant de Copenhague. Son seul bonheur, lui semblait-il, avait été l’Art. Elle voulait à présent explorer d’autres techniques de peinture que celles privilégiées par une tradition familiale tenace. Encore adolescente, elle avait des rêves d’aventures grandioses plein l’esprit.
Joah Andersen monta l’hiver de ses seize ans sur le premier bateau en direction de Norvège, dont elle connaissait le capitaine. Une rumeur courait comme quoi ils avaient eu une aventure ; elle ne revit jamais la capitale danoise.

Commencèrent alors les deux années les plus difficiles de son existence ; sans renommée et sans économies solides, Joah voyagea au hasard, au gré des opportunités, joignant tantôt une troupe de théâtre, se proposant de rafraîchir leurs décors, tantôt un groupe d’artistes ayant, comme elle, des rêves d’odyssées. Elle passa deux saisons en Norvège, vivant durant quelques mois aux côtés de son capitaine, avant de remonter vers le nord, seule, allant parfois se travestir pour s’assurer de sa sécurité. Elle rejoignit Oslo, puis les cimes de Scandinavie où elle fit halte dans un village perdu aux centres des montagnes pour toute la saison d’été. Lorsque l’automne arriva, elle rejoignit Stockholm, puis la Finlande, vendant ses toiles avec de plus en plus de facilité, et ses errances fournissant aux marchands d’arts une belle histoire teintée de mystère à offrir aux acheteurs. Jusque-là, Joah n’avait peint presque que des paysages ; elle se mit doucement aux portraits à son arrivée en Allemagne, en 1887, où elle fut bousculée, presque par erreur, dans le milieu de la haute société. Un original germanique avait commencé à remarquer ses œuvres. Très vite, une alchimie particulière se créa entre l’aristocrate et l’artiste.

Théodore Eberhart était un riche héritier, allant alors sur ses cinquante ans. Il avait une éloquence et un charisme qui lui permettait de capter son auditoire en une fraction de seconde. C’était également un grand amateur de musique, et un amoureux des arts. Il aimait les tableaux de Joah, et elle était séduite par sa vision du monde singulière ; pour lui, l’ordre viendrait de l’absence de pouvoir. Si personne ne gouvernait et n’était gouverné, le monde reviendrait dans un équilibre sain, faisant alors disparaître toute la misère qu’il abritait. Bien que consciente des failles de cette idéologie, la jeune femme s’accorda vite sur les propos de l’anarchiste ; tous les systèmes n’avaient-ils pas leur faille, après tout ? De plus, se retrouver propulsée ainsi dans la caste aisée du royaume germanique lui avait fait prendre conscience des inégalités présentes dans son monde. Passée brusquement d’un univers rude et populaire à ces salons parfumés, elle avait très vite développé un profond dégoût pour ces gens qui jamais n’avaient eu à douter, à se battre pour ce qu’ils voulaient. Un étrange duo se forma alors ; lui, sage et faussement modéré devant ses pairs, et elle, pleine de la fougue d’un esprit jeune et épris de liberté, qu’il lui apprit à canaliser avec peine. Bien qu’insurgée et éprise d’idées de révolutions, la jeune scandinave calma vite ses ardeurs, faisant preuve d’une certaine lucidité quant au manque de moyens à leur disposition pour commencer cette insurrection. De plus, qui voudrait suivre une peintre aux mœurs douteuses venue d’un royaume reculé ? Joah était artiste, pas meneuse, et son ami germanique était tout simplement trop vieux et lassé pour entreprendre quoi que ce soit. Leurs discussions à ce sujet se limitèrent alors à des hypothèses, sans jamais former de plans. Elle rêvait d’anarchie comme elle rêvait à une nouvelle scène à peindre, de manière fantasque et exaltée. Peut-être même était-ce l’esthétisme du chaos qui l’attirait, après tout.

Théodore fut pour Joah le père qu’elle aurait voulu avoir. Il fut son premier mécène, et décéda un an après leur rencontre d’une attaque cardiaque fulgurante. Il fut le premier et le seul modèle appartenant à l’aristocratie pour qui Joah eu jamais de l’affection. Dans son testament, il lui léguait une partie de sa fortune. Passée de vagabonde à artiste aux mœurs mystérieuses, jusqu’au rang de bourgeoise originale, l’ascension sociale fulgurante de Joah ne fit jamais vraiment jaser, car si la danoise était en possession d’une petite fortune, elle vivait très simplement, ses dépenses les plus mirobolantes n’étant liées qu’à l’achat de matériel. Sa nature mélancolique rendant son séjour dans le pays où l’homme qu’elle admirait le plus était décédé impossible, elle partit alors pour la France, après réception d’une lettre qui entraîna sa rencontre avec Dumarsais.

***

Joah posa ses valises à Londres en Décembre 1888, avec un peu moins d’une année passée à explorer l’Europe. Elle avait peint de riches nobles à Rome, Prague et Amsterdam, les abandonnant toujours de manière brutale après avoir fait d’eux ses modèles, puis était retournée à Paris pendant l’été, s’imprégnant des merveilles artistiques de la capitale française. A son arrivée en Allemagne, la jeune femme ne parlait que le Danois, plus quelques rudiments de Suédois et Finlandais. Elle avait noté quelques expressions de politesses en langue allemande dans un petit carnet. Ce fut alors son mécène qui, en plus de lui permettre d’exercer son art, s’était personnellement chargé de son éducation. Lorsqu’elle partit pour la première fois en France, la jeune danoise parvenait à s’exprimer sans trop de peine en allemand, et avait même appris l’anglais, jugé comme indispensable par son mentor. Elle avait également acquis une connaissance plus étendue de l’histoire et de la géographie, était capable d’effectuer quelques calculs sans trop de difficultés. Manifestant un grand désir d’apprendre, et par la force de ses voyages, Joah avait développé une habilité certaine à converser et se faire comprendre d’inconnus dont elle ne connaissait pas ou très peu le dialecte. Elle s’était auparavant arrangée pour que certaines de ses toiles parviennent dans la capitale anglaise quelques semaines avant son arrivée, tirant quelques ficelles et avançant des sommes importantes pour que son travail soit exposé dans des galeries prestigieuses, établissant d’emblée qu’elle n’était pas une étrangère perdue et connaissant la valeur de son travail, se refusant de le mettre au rabais.
Dès son arrivée, Joah fit l’acquisition d’un studio aux dimensions étrangement grandes pour sa location en plein cœur de Londres, sa nature économe lui ayant permis d’amasser la somme nécessaire pour cette pièce au haut plafond. Si Joah préférait de loin l’architecture française, la ville la conquis par ses gens ; elle tomba éperdument amoureuse de la caste populaire londonienne, et manifestait à son égard un amour et une admiration que jamais elle n’avait ressenti pour sa propre famille. Elle se mit à peindre pour les petits bars modestes et les épiciers, exposait chez des tailleurs ou des cordonniers, parfois offrait une toile à un enfant qui passait, avec toujours un sourire chaleureux qui contrastait avec celui, froid, qu’elle offrait aux nobles anglais.

Ne sachant pas combien de temps elle restera à Londres, Joah laisse le temps passer sans trop y prêter attention ; peut-être partira-t-elle à Edinburgh dans quelques mois, peut-être en Islande ou au Portugal. Elle vit librement, consciente de sa chance mais ignorant délibérément les dangers de son style de vie ; à l’abri financièrement, elle oublie souvent qu’une femme célibataire, une étrangère de surcroît, peut s’attirer des ennuis dans une société avec laquelle elle contraste si ses mœurs sont désapprouvées. Si certaines connaissances avaient déjà abordé la question du mariage avec elle, elle avait balayé leurs arguments d’un revers de la main, refusant catégoriquement de, selon ses propres termes, s’enchaîner.


Lors de longues nuit d’insomnies rythmées par ses recherches de style pour une future œuvre, la jeune femme songe souvent à cette conversation tenue avec son mentor, quelques semaines avant qu’il ne meure :

« Dis-moi, Joah, as-tu remarqué l’air avec lequel ce jeune baron te regarde ? Je pense qu’il est amoureux de toi. Les gens pensent qu’il va bientôt te faire sa proposition.
- Hm. Oui, Théodore, je sais.
- Et que vas-tu lui répondre ? C’est un garçon de bonne famille, il semble gentil.
- Je vais lui dire non, évidement. C’était un de mes modèles. J’ai rompu tout contact il y a une semaine.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas, il n’avait plus cet éclat que j’avais décelé au premier abord. Je me suis lassée. De plus, c’est un gosse gâté, il lui semble que le monde lui appartient. Je ne l’aime pas vraiment. Comme tous les autres, d’ailleurs.
- Joah. Une rumeur court déjà à ton égard, tu le sais, non ? On t’accuse d’être libertine. Laisser ces gens comme ça n’est pas l’idée la plus sage, d’autant plus que, selon eux, vous étiez… assez proche, lors de vos rencontres.
- Je n’ai eu aucune relation avec eux, Théodore. Mes intentions sont purement artistiques.
- Tu mens.
- Evidemment.
- Enfin, fais comme tu le souhaites, mais je te préviens, Joah. Même si je partage ta haine pour cette société, tenter d’ébranler ses représentants de la sorte finira par t’attirer leurs foudres. Ils sont plus puissants que toi, t’écraseront s’ils le souhaitent. Tu n’es rien à l’échelle de ce monde. Tu vas finir par te brûler les ailes, gamine. »


Un sourire amer se dessine alors sur son visage, et, se penchant par-dessus la fenêtre, elle s’adresse au Néant :
« …Eh, vieil homme. Regarde-moi cramer. »






Derrière le masque







Enfaite, c'est quoi ton p'tit surnom ? Joah, ou Céline je m'en fiche en fait, comme vous voudrez

Je vois et tu as quel âge ? Dix-sept piges dans quelques jours m'dame !

Okay et c'est quoi ton niveau en RP ? Très rouillé. Du 4-5/10 ?

Tu aurais pas un double compte, toi ? Nein !

Sinon, tu fais quoi dans ta vie ? Je procrastine au lycée, je fais brûler mes omelettes. Chacun son hobby.

Tu as trouvé le code du règlement ? Bien sûr ! Code archivé par un caillou~♪

Mais au faite, comment es-tu atterries là ? Je suis un ancien membre, mais j'ai dû partir il y a plus d'un an pour pas mal de raisons. Mais comme je vous aime bien, je suis revenue ~ (Gretel/Clara, si ça vous dit quelque chose)

Tu es en bon terme avec Bob l'Eponge ? Je ne suis pas sûre qu'il soit en bon terme avec moi

D'ailleurs, t'en pense quoi du forum ? Bah il est bien sympathique

Tes derniers mots mon chou ? Tu comptes m'achever ?

 
©Cette fiche a été conçu par Juliette pour le forum Black Deal. Tout plagiat est interdit.



Dernière édition par Joah Andersen le Mer 22 Juin 2016 - 17:13, édité 7 fois
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Message Sujet: Re: Watch me burn - Joah Andersen Jeu 16 Juin 2016 - 12:50

Bonjour et re-bienvenue à toi Joah Smile
Très content de voir que tu es de retour sur Black Deal,
même si je ne pense pas avoir eu beaucoup de conversation avec toi à l'époque :O
(je ne crois pas d'ailleurs que j'avais le même perso qu'à présent, bref)

N'hésite pas à poser des questions si tu en as, et bon courage pour la suite de ta fiche Wink






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Message Sujet: Re: Watch me burn - Joah Andersen Mer 22 Juin 2016 - 17:12

Bonjour et merci beaucoup !
(Non, il me semble que tu avais le même personnage lorsque j'y étais '^')

Je pense avoir fini ma fiche, j'espère qu'elle vous conviendra. (surtout que j'ai totalement perdu la main, n'ayant pas rp depuis deux ans je crois)
Enfin, je vous laisse juger.


Merci d'avance, et bonne journée o/
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Message Sujet: Re: Watch me burn - Joah Andersen Jeu 23 Juin 2016 - 20:46

Bonjour =)
Je pourrais me pencher sur ta fiche uniquement demain soir, voire samedi pour soucis personnels.
J'espère que le délai ne te sembleras pas trop long ^^'

Normalement il ne devrait pas y avoir de problème pour ta fiche, de ce que j'y ai vu, mais il faut que je trouve le temps de bien m'y pencher Wink






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Message Sujet: Re: Watch me burn - Joah Andersen Jeu 23 Juin 2016 - 21:04

Bonjour ~

Ne t'inquiètes pas, je ne suis pas pressée x) Prend le temps qu'il te faudra.

Je comprends, je m'en remets à toi ^^ Bonne soirée !


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Message Sujet: Re: Watch me burn - Joah Andersen Sam 25 Juin 2016 - 11:33

Bonjour Joah ^^,

L'heure de la validation est arrivée !

 Il n'y a pas de grosses fautes, ni même d'expressions qui me feraient tilter, donc pour ce qui est de la rédaction, il n'y a aucun problème. Ton style est agréable à lire. Juste le mot "studio" dans le caractère et l'histoire que je trouve un peu "décalé" avec l'époque (vu que c'est un mot plus moderne, enfin il me semble :O) mais je ne vais pas m'en offusquer x)

On a un très bon ensemble de ton personnage, que ce soit son histoire et sa personnalité dans ta fiche. Ta façon d'amener tes descriptions est très agréable. Tu as une plume plus que correct.

Je dirais que pour ton retour dans le rp, c'est très bon. (c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas xD)
Je pense qu'il ne manque rien, et si personne parmi le staff n'a rien à y redire, je te Valide parmi les civils.

Bon rps parmis nous ! Wink






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Message Sujet: Re: Watch me burn - Joah Andersen Sam 25 Juin 2016 - 14:44

Bonjour ! ♪

Eh bien, merci beaucoup ! Je suis contente que ma fiche convienne !
Je suppose qu'il ne me reste plus qu'à aller rp, désormais ~

Merci encore ~


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