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Wanted Men (PV Andrea) TERMINE

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Michael Perry
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❝ Dealing with Death ❞



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Message Sujet: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Mer 1 Fév 2017 - 11:33

Wanted Men

Le poing de son adversaire s'écrasa avec force dans ses côtes. La douleur qui le traversa alors fut sans précédente, il eut l'impression que sa rate était remontée dans son estomac. Le choc le fit reculer, heurtant le mur de brique derrière lui. Au fond de lui, il le savait. Il était pris au piège.

Cette filature avait pris un mauvais détoure. Il n'était pas rare pourtant que les cibles de Michael se sentent poursuivi par une présence étrange. La plupart des temps, ils y voyaient là de la paranoïa évidente, et évitait simplement d'y penser. Mais cette fois, ce petit bout d'homme savait qu'il était réellement suivi, il en avait l'habitude. Parce qu'il faisait partie lui-même de ce monde de l'ombre.

Une fois remis de son coup, le regard de l'homme se releva. Son ennemi avait à présent un revolver. Plutôt américain il dirait, et très à la pointe de la technologie. Ce bijou, il aurait bien voulu mettre le grappin dessus. Mais c'était maintenant à proscrire. Parce qu'il se savait condamné. Il se mit à rire nerveusement.

La Mafia était un milieu que Michael connaissait. Du moins, à distance. Il détestait s'approcher d'eux. Ou même avoir à faire à cette branche. C'était un trop gros poisson pour lui. Il n'était pas de taille à démanteler toute une organisation secrète. Cela demandait beaucoup de temps. Et c'était gâcher son temps. Et puis ... que pouvait-il redire à ce système qui se voulait contre le gouvernement ? chacun voulait sa part du marché, c'est certain. Mais certaines branches voulaient aussi protéger les plus faibles et les familles. Mieux que ne pourrait le faire Scotland Yard. Alors, pourquoi vouloir y mettre fin ? Des tas de gens survivaient grâce à la mafia.

Pas plus tard que trois semaines, il avait dû se faufiler dans l'une d'elle, et se mêler à ce qu'il n'aimait pas. Cette mission avait été pleine de danger, et à chaque instant il avait joué son identité... mais il y avait appris des tas de choses. Des choses étranges comme surnaturelles... et des intrigues qui se jouaient dans Londres en ce moment même.

Non. Michael préférait s'attaquer aux pécheurs, purs et durs. Un peu comme ce type, qu'il passait à présent à tabac. Ses crimes étaient multiples. Mais Michael ignorait pourtant, que cet homme faisait partie d'une grosse organisation ... son enquête sur lui avait été finalement bâclée, mais cela, il n'en était pas encore conscient. Jusqu'à que, acculé devant sa destiné, sa cible ne vienne à l'intriguer.

— C'est ça, tue-moi tout de suite mon gars. Tant pis si je pourrais pas voir l'empire de Leone s'écrouler une bonne fois pour toute en apprenant ce que j'ai fait. Mais ça m'arrange plutôt que de me faire prendre par eux.

Son revolver en main, il ne la pointa pourtant pas tout de suite, comme son envie le lui disait. Michael le regardait dans les yeux, particulièrement sérieux. Michael connaissait le nom de Leone. Il s'était intéressé à cette Mafia italienne quand il avait eu à faire à d'autres. Enfin, il s'était surtout renseigné sur le nom de toutes, pour se mettre au courant des choses. Cela ne sentait pas bon, mais l'ange se faisait de plus en plus curieux. Il se rapprocha de cet homme, venant le saisir par l'épaule, le menaçant avec l'arme sur la tempe.

— Je ne suis pas "ton gars".

Il lui donna un coup nouveau coup, cette fois dans le visage. Michael le regarda s'écrouler sur le sol, en se plaignant. L'homme s'éloigna en rampant de quelques centimètres, avant de se tourner vers lui, en restant au sol.

— Maintenant écoutes-moi. Je t'ai déjà dit que tu méritais de mourir mille fois y a quoi … cinq minutes ? Et maintenant tu déballes tes petites histoires avec Leone, en espérant que ça fasse passer les choses plus vites. Vous êtes tous les mêmes…

Un sourire se dessina sur les lèvres de Michael, pendant qu'il venait redresser le mafieux pour le mettre debout. Il le menaçait toujours.

— Mon plaisir, c'est pas de savoir que tu feras plus de mal à une mouche. C'est de te voir te pisser dessus avant la fin.

Cette confidence eut l'effet d'un déclic chez l'homme. Il semblait comprendre ce qu'il allait se passer par la suite. Mais il avait tellement peur qu'il ne se rebellât que peu de temps … le temps de comprendre que s'il ouvrait plus la bouche, il se reprenait un coup. Il avait déjà eu un avant-goût de quoi son bourreau était capable tantôt …

L'escortant discrètement jusqu'à sa "famille", ils arrivèrent enfin devant un bar italien. Michael savait dans quoi il s'embarquait. C'était très dangereux de s'avancer comme ça au beau milieu des requins ... mais le plaisir de savoir qu'il livrait surement un traite au bercail avait don de l'amuser... encore ce satané ange déchu qui le contaminait par sa joie ... morbide.

— T'as pas intérêt à m'avoir raconté des bêtises pour t'en sortir ...
— Je peux leur demander de te plomber avant que tu parles.
— Essayes. Mais tu le regretteras.

L'idée qu'on puisse le voir survivre à une balle ne lui déplaisait pas tant que ça. Il aurait beaucoup plus de crédit dans ses propos. Quoi que la suite serait surement beaucoup plus douloureuse. Même s'il n'en mourra pas. C'était au moins ça.

Il rentra dans le bar, gardant son revolver dans le dos de son nouvel ami, qui resta silencieux. Il essayait de se faire le plus naturel possible, comme raccompagnant un ami au bar simplement. Se dirigeant vers le barman au fond, il s'arrêta, souriant.

— Ce monsieur est venu se confesser à moi. Il a fait de très très vilaines choses envers votre patron ... ça serait bien qu'il puisse en discuter avec quelqu'un, pas vrai ? Dans un endroit plus ... discret.

Michael jouait un coup de poker. Il ne savait même pas si le barman était dans le coup, mais généralement, le bar n'était qu'une couverture pour ce qu'il y avait derrière. Ou à l'étage. Pas vrai ? Du coup tous les employés étaient donc au courant... enfin, s'il pouvait espérer. Il ne lâcha pas pour autant son doigt de la détente de son arme. Si jamais on voulait tirer sur lui ... il pourrait utiliser l'homme comme bouclier et répliquer. Savait-on jamais.
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Dernière édition par Michael Perry le Mar 11 Juil 2017 - 20:43, édité 1 fois
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Andrea Leone
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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Dim 5 Fév 2017 - 12:06



« SILENZIO ! »

Les silhouettes élégantes des mafieux se figent alors qu’un bruit de verre brisé retenti. Pendant un instant, les regards se portent sur le joyau éclaté au sol, les fragments de cristal formant une constellation scintillante sur le parquet en chêne. Puis, leur attention se déplace sur la forme à l’origine de ce silence soudain, dont les poings se sont abattus sur la table, ponctuant son ordre.

Occupant l’unique fauteuil placé en bout de pièce, lui donnant ainsi vue sur tous ses convives, Andrea Leone était restée silencieuse durant le premier quart d’heure de cette réunion. Profitant du fait que toute l’attention s’était désormais portée sur elle, la mafieuse se rassied calmement, basculant ses jambes par-dessus l’accoudoir, et ordonnant d’un bref signe de la main au domestique de les laisser. Un trait rouge marque sa paume, là où un fragment du vase s’est enfoncé.

« Non sono stupidi, si ? »

Cette remarque arrache une vague grimace à ses hommes de main, qui baissent légèrement les yeux, évitant de croiser son regard. Il y a quelque chose de violent dans les yeux verts de la Leone, désormais. Un éclat qui n’augure rien de bon. Celle-ci continue, en anglais désormais, pour se faire comprendre de tous. Il n’y a pas que des italiens dans la salle.

« C’est trop simple. Aucun retard, aucun écart. Ils respectent parfaitement leurs horaires, sans jamais manquer au protocole. Quelque chose ne va pas. » Son regard se durcit : « Ils savent. »

Tous attendent un éclat de colère, un hurlement qui ne vient pas. Le regard froid d’Andrea les fixe tour à tour, sa fureur froide les effrayant peut-être plus que si elle avait décidé de briser un autre vase. Il suffirait désormais d’un écart pour redescendre tout en bas de l’échelle. Tous sont ici grâce à des années de loyauté sans faille et d’efforts, mais ils savent à quel point leur position est fragile. Et elle l’est encore plus, maintenant que leur cheffe a insinué qu’un traitre se trouvait parmi eux. Qui est le fou ayant osé défier la mafia ?

Un seul être brise l’atmosphère lourde autour d’eux. Un homme à l’allure calme, le seul n’aillant pas tressailli lors de l’accès de colère de l’italienne. Placé à sa droite, son regard calme se porte sur la salle. Lui non plus n’a pas pris part au débat futile et animé entre les mafieux. Mais, contrairement à Andrea, Flavio Calvelli ne s’emportait que rarement.

« Nous avons enquêté sur tous vos faits et gestes. Rassurez-vous, Signori, aucune de vos têtes ne tomberont aujourd’hui. » La voix suave de l’italien était teintée d’une pointe d’amusement, devant le soulagement évident de chacun d’entre eux. « Cependant, il n’en est pas de même pour le reste de nos amis impliqués dans cette affaire. Quelqu’un a bel et bien trahi la famille. Nous suspendons l’opération pour le moment. Tant que le traitre n’aura pas été pris, hors de question de faire quoi que ce soit. Cela reste dans cette salle. Nous frapperons lorsqu’ils ne s’y attendront pas. »

Un mince sourire étire ses lèvres. Puis, la porte s’entrouvre sur un jeune garçon un peu tremblant, visiblement hésitant de venir déranger une telle réunion. Flavio se lève, sentant l’importance de la situation. Lorsque l’adolescent lui souffle à l’oreille les nouvelles, l’italien se tourne vers les sept hommes au regard interrogatif.

« Veuillez nous laisser. »

La salle se vide alors. Les mafieux sortent par l’arrière du bâtiment, disparaissant dans les ruelles de Brixton. Le regard d’Andrea se pose sur son bras droit, la Leone haussant un sourcil.

« Uno straniero è venuto con Manzoni. Dice che ha fatto brutte cose per noi. »

D’un signe de la main, la cheffe de la famille lui intime de lui apporter les deux hommes. Soupirant un peu en voyant la trace rouge qui marquait désormais sa paume, venant s’ajouter aux cicatrices jonchant le corps d’Andrea mais qui étaient habilement dissimulées, aujourd’hui, Flavio enveloppe la blessure dans un mouchoir de poche, Andrea le laissant faire sans un mot. Regardant l’homme s’absenter, elle resta dans son fauteuil qui faisait face à la porte en bois massif de la pièce.

Descendant les deux étages qui les séparaient du bar, Flavio s’entoura de deux hommes de mains, dont les revolvers étaient dissimulés dans leurs vestes sombres, mais à portée de main. S’avançant d’un pas flegmatique vers l’étrange duo, le mafieux pose alors une main sur l’épaule de l’étranger, comme s’il eut été un vieil ami. Quelques mots en italien à l’égard du barman, et celui-ci retourna à son travail comme si rien d’inhabituel ne venait de se produire. Le visage aimable de Flavio contrastait avec la lueur froide dans son regard.

« Veuillez me suivre sans faire d’histoire, Signore. »

Les deux sbires les avait encadrés, prêts à tirer sur le blond si celui-ci venait à se rebeller. De toute évidence, le bras droit des Leone ignorait Manzoni, ne jetant qu’un regard froid à celui qui était à l’origine de cette gêne. Guidant tranquillement l’homme vers l’arrière du bar, le menant aux escaliers, Flavio eut un mince sourire, pointant le revolver subtilement braqué contre l’un des leurs.

« Nous apprécierions que vous nous laissiez votre arme, Signore. Personne ici n’ira vous tirer dessus si vous cessez de menacer l’un des nôtres. »

Il était impensable qu’ils amènent à Andrea un homme armé. N’attendant pas réellement son accord, Calvelli se saisit de l’italien visiblement battu, le tenant par l’arrière du col d’une poigne ferme. Alors que les hommes de main commençaient à fouiller l’intrus, une voix marquée d’un fort accent aboya un ordre, visiblement agacée et impatiente.

« Vieni ! »

Le mafieux s’avança vers la porte massive, tenant fermement Manzoni, et l’ouvrit, révélant la forme d’Andrea dans son large fauteuil, les jambes passées par-dessus l’accoudoir comme une enfant. Le regard qu’elle leur lança n’avait cependant rien de candide. Entourée d’éclats de cristal, l’un d’entre eux tournant habilement entre ses doigts pâles, la Leone porta son attention sur Manzoni, puis l’étranger. La lueur violente qui s’était allumée dans ses prunelles ne s’était toujours pas dissipée.




*Silenzio ! - Silence !
*Non sono stupidi, si ? - Vous n'êtes pas stupides, si ?
*Uno straniero è venuto con Manzoni. Dice che ha fatto brutte cose per noi. - Un étranger est venu avec Manzoni. Il dit qu'il a fait de mauvaises choses pour nous.
*Vieni ! - Aller !
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Michael Perry
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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Lun 13 Fév 2017 - 12:33

Wanted Men

Par chance, la situation sembla se débloquer. Un groupe s'avança vers eux ; entouré de deux hommes de mains, un homme s'approcha et posa une main sur son épaule. Michael, qui détestait le contact physique, du moins non-voulu de sa part, ne bougea pourtant pas d'un pouce et regarda l'italien dans les yeux. Ce n'était pas un geste agressif, il n'avait pour le moment aucune raison de se méfier de cet homme. Après tout, il semblait être prêt et disposé pour sa requête.

— Veuillez me suivre sans faire d’histoire, Signore.

Son ton ne se voulait pas aimable bien qu'il semblât n'avoir aucune animosité envers lui. Son regard pourtant. Michael savait d'instinct qu'il ne devait pas plaisanter avec ces gens-là. Il obéit sans ne rien ajouter, restant particulièrement sérieux d'un coup. Se pavaner devant eux n'aurait servi à rien. Et ce n'était plus tellement ce qu'il voulait. Seul le sort de Manzoni l'importait. Entouré des deux gardes du corps, il n'avait d'autre choix que suivre l'homme. Il était quand même curieux de savoir comment allait prendre la tournure des choses.

Passé du côté des artistes, ils montèrent les escaliers, Michael compta deux étages en tout.  L'italien vint pourtant en haut à montrer l'arme qu'il pointait sur Manzoni. Apparemment, ce 'détail' ne lui avait pas échappé un seul instant.

— Nous apprécierions que vous nous laissiez votre arme, Signore. Personne ici n’ira vous tirer dessus si vous cessez de menacer l’un des nôtres.

Michael n'eut toujours pas le temps de répondre, et se tint d'ailleurs de le faire. Une nouvelle fois, on vint le toucher, pour une fouille corporelle. C'était bien pire pour lui qu'un simple geste sur l'épaule. Il vit son revolver et son scalpel partir dans les mains des sbires, à contre cœur. Il n'avait plus aucun moyen de se défendre, mais il lui avait assuré qu'il n'en aurait pas besoin. Il l'espéra lui aussi. Car dans cette impasse, il n'avait qu'une seule possibilité pour gagner du temps et choquer tout le monde : faire apparaître ses ailes. Et il n'en avait pas envie le moins du monde. Les humains ne devaient pas savoir ça. Sa couverture en serait grillée à jamais.

— Vieni !

Quelqu'un derrière la grande porte devant eux semblait s'impatienter. Michael avait assez de base en latin pour comprendre l'essentiel de l'italien. Et ce mot, il le comprenait assez. Sans compter le ton que … cette femme, avait employé. Une … une femme ? Cela semblait sonner faux dans ce milieu masculin. Michael plissa légèrement les yeux. Manzoni était déjà entrainé dans la pièce avant qu'il ne les suive de prêt, toujours escorté.

Une jeune femme se trouvait là, avachie sur un fauteuil, regardant un morceau de cristal entre ses doigts. Elle avait une chevelure de la même couleur que Michael. En revanche, lorsqu'elle tourna les yeux vers eux, il put remarquer qu'elle avait des yeux verts. Un regard particulièrement glaçant de ce fait. C'était donc … elle ? Son regard se posa aussi sur le cristal éparpillé sur le sol... un vase brisé.

L'idée lui effleura d'abord l'esprit, mais ça en devenait une évidence. Ce concept pour le moins exceptionnel eut dont de lui tirer un sourire. Une femme qui donnait les ordres, et tirait les ficelles de tout ce beau monde. Michael connaissait de renom le caractère des italiennes, mais de là à ce qu'elle soit à la tête d'une mafia. C'était d'un amusement sans nom. Il n'arrivait plus de s'empêcher à sourire, même légèrement, et même s'il savait que tôt ou tard elle ferait surement une remarque. Ou alors Manzoni serait plus important à ses yeux.

Mais ce dernier ne semblait pas vouloir parler le premier, et Michael décida de briser le silence.

— Si jamais vous vous demandez qui l'a mis dans cet état, c'est bien moi.


Il n'avait pas tellement apprécié que personne ne prenne la parole, et malgré lui, alors qu'il s'était dit de ne pas faire le fanfaron, il n'avait pas réussi à se contenir. Personne en effet ne se serait posé la question. Ou alors ils avaient la réponse tout de suite. Le souligner n'était d'aucun intérêt pour eux. En revanche pour lui.
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Dernière édition par Michael Perry le Lun 27 Mar 2017 - 16:00, édité 1 fois
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Andrea Leone
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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Dim 19 Fév 2017 - 16:55

Est-ce que l’intrus réalisait seulement où il se trouvait ? C’était la question que se posèrent brièvement les hommes d’Andrea en remarquant le mince sourire du blond, lorsqu’il l’avait aperçue. Beaucoup de personnes avaient cette réaction, en la voyant, doublant ce rictus d’une certaine condescendance la plupart du temps. S’ils étaient chanceux, ou d’importants partenaires commerciaux, ces gens-là ne sortaient qu’à moitié terrifiés et mal à l’aise. Pour les autres… eh bien, disons que manquer de respect à la Leone se payait parfois lourdement.

« Eh toi ! Un peu de resp- »
« Silence. »

Andrea s’exprimait en anglais désormais. S’ils étaient une majorité d’italiens, l’un de ses sbires était anglais, et l’étranger l’était sûrement également. Le choix de la langue était l’une des rares mais appréciées marques de respect que l’italienne accordait à ses subalternes. Si l’italienne voulait conquérir Londres, elle savait pertinemment qu’elle devrait en maitriser le langage. De plus, avoir Flavio pour traduire sans cesse ses moindres paroles l’agacerait plus que tout. Elle aimait être claire dans ses ordres, et comprise immédiatement.

Le regard froid de la mafieuse se promenait toujours sur les deux hommes maitrisés. Fixant un peu plus longtemps Manzoni, un éclair de rage passa dans ses prunelles claires et elle enfonça d’un coup sec l’éclat de cristal dans l’un des accoudoirs de son luxueux fauteuil, avant de se lever. Une épée à la garde précieuse reposait sur son flanc. Lorsqu’elle s’approcha du groupe, la démarche d’Andrea était lente et assurée, presque féline. La jeune femme jaugeait toujours ses "invités" comme s’ils étaient ses proies.

« N’as-tu aucune famille, Manzoni ? »

La question avait été posée sur un ton presque courtois, mais qui ne suffisait pas à dissimuler la menace sous-entendue dans ces paroles. Si occire une famille entière pour l’erreur d'un seul de ses membres n’était pas dans les habitudes d’Andrea, la ruiner totalement était cependant tout autant en son pouvoir. L’italienne savait que cet homme avait quelques êtres chers ; elle n’aurait pas choisi un homme comme lui s’il avait été sans attaches. Les hommes ayant tout perdu étaient certes parfaits pour nombre de taches, mais il était également déraisonné de leur faire confiance. Eux n’avaient plus rien à perdre, après tout.

« Si jamais vous vous demandez qui l'a mis dans cet état, c'est bien moi. »

La déclaration du blond l’amusa. Un mince sourire étira les lèvres de l’italienne alors qu’elle se retournait vers lui, haussant un sourcil. Andrea s’approcha un peu. Si elle souriait, il était cependant impossible de savoir si elle allait le frapper ou seulement lui répondre. Beaucoup avaient vu ce visage avant de cracher du sang.

« Oh, et tu en es fier, je suppose. »

Elle approcha sa main du menton de l’homme, le saisissant. Le mouchoir enroulé autour tomba à terre, révélant la balafre à vif où étaient encore plantés quelques éclats de cristal.

« Es-tu stupide ? »

Cette question avait été accompagnée d’un autre sourire, presque enfantin. Son regard froid se posa sur Manzoni, observant un moment les blessures de l’homme. Elle n’avait pas mal pour lui. Son état était son propre problème, pas le sien.

« Toucher à l’un des miens –aussi idiot soit-il, est comme si tu t’attaquais directement à moi. As-tu seulement conscience d’où tu te trouves ? A quoi as-tu pensé à l’instant où tu as eu cette lumineuse idée, celle de venir nous trouver ? »

Andrea s’était un peu rapprochée de lui, soufflant ces mots. Les doigts fins de la jeune femme lâchèrent alors abruptement le visage de l’homme. Elle s’approcha de Manzoni. Si l’italien était à genoux, maintenu par son bras droit, elle lui saisit le col, le relevant à sa hauteur. Puis, elle le retourna un peu, de sorte à ce que lui et le blond se fassent face. La mafieuse eut un sourire, relâchant la forme de l’italien. Sa main alla se poser sur le pommeau de son épée, le caressant du bout des doigts comme par habitude.

« Expliquez-vous. »

L’un d’entre eux allait très certainement mourir avant la fin de la journée. Le ton de l’italienne était redevenu froid, et sa colère était clairement visible dans son regard. S’il y avait un traitre parmi eux, elle s’en tiendrait personnellement responsable, et appliquerait elle-même la sentence. Mais si l’intrus mentait, et que cela n’était qu’une ruse pour s’infiltrer parmi eux, alors elle s’assurerait également de ne pas laisser la moindre trace. Dans tous les cas, Manzoni venait de signer sa déchéance, dans le pire des cas sa mort. S’il était assez idiot pour se faire prendre par un quelconque individu, alors il ne lui était d’aucune utilité.
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Michael Perry
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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Mer 22 Fév 2017 - 18:55

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Le regard et le sourire figé sur le visage de Michael ne plaisèrent en rien à l'un des hommes de main qui les avaient escortés jusque dans la pièce. Sans doute connaissait-il que trop bien les réactions de son chef à la vue d'un tel affront en sa personne. Il avait sans doute deviné ce à quoi le demi-ange pensait. Peut-être même qu'il était déjà passé par là, et qu'il avait aussi pensé la même chose. Et l'avait sans doute sévèrement regretté en se faisant réprimer. Au point de vouloir rabattre le caquet de quiconque osait à présent se moquer. Bien que Michael se moquait bien plus des hommes ici présent que de la cheffe en question. La dame était sans doute déj assez remontée comme cela, à en voir ce qui restait du vase brisé sur le sol.

"Eh toi ! Un peu de resp-"

"Silence."

Après avoir remis en place aussi rapidement que facilement, la jeune femme se leva de son fauteuil. Michael ne fut qu'encore plus amusé de voir que l'homme de main venait de se prendre un taquet. Il se garda pourtant de faire la moindre remarque. Il conserva néanmoins et simplement son sourir, sachant à présent ce à quoi il devait s'attendre si jamais il ouvrait la bouche sans autorisation. Mais la situation ne l'effrayait plus de ce côté. Il était ravi de croiser une femme de cette trempe et avec autant de poigne. Elle ne faisait sûrement de cadeau à personne. Cela devait être dur pour elle, de gérer une telle organisation criminelle, de se faire une place dans ce monde d'homme. Quelque part, il l'admirait, il est vrai.

Michael détourna son regard pour se tourner à nouveau vers l'italienne. Elle était sans doute aussi froide que belle. N'importe qui ici aurait pu vous le dire. Elle avait beaucoup de charme, et attirait sans doute les hommes... si seulement elle n'avait pas ce caractère. Elle roulait vers eux, non sans lancer des regards qui les aurait volontiers tué sur place s'ils avaient pu. Les yeux pourtant du demi-ange glissèrent au niveau de ses hanches. N'importe qui aurait pu croire qu'il admirait ses formes. En réalité, et il ne s'en souciait même guère, une seule chose l'avait attiré : son épée. Une femme armée était beaucoup trop imprévisible et dangereuse. Il devrait sûrement bien choisir ses mots. Mais là encore, il ne souciait pas. Elle n'allait pas le tuer, il en était certain, une fois qu'elle connaîtrait la raison de sa venue. Accompagné de Manzoni.

Ce dernier d'ailleurs, commençait à fondre sur place en la voyant arriver vers lui. Lui aussi, devait connaître son courroux. Il la redoutait donc tellement ? Pourtant Michael avait pensé lui aussi avoir joué un rôle de menace, il l'avait même frappé à sang. Manzoni ne regardait pas sa patron directement, n'attends que le moment fatidique où on lui demanderait sûrement des comptes. Mais de temps à autre, il lançait aussi des regards à Michael. Il ne savait sans doute pas qui il devait redouter le plus.

"N'as-tu aucune famille, Manzoni?"

De toute évidence, cette question semblait laisser planer une certaine menace. Elle était enfin arrivée à leur hauteur à tout les deux. Et bien qu'elle était plus petite, elle savait en imposer par sa présence. Michael ne quittait plus son sourire, moqueur cette fois envers Manzoni. C'est vrai qu'au vu de son profil criminel, il était idiot pour lui d'avoir mis en danger sa propre famille. A présent Leone pouvait faire ce qu'elle voulait d'eux. Au contraire de Michael, qui bien sûr lui avait promis de ne rien faire une fois qu'il l'aurait exécuté. Un principe que tout le monde ne partage pas. Mais maintenant qu'il était face à un mur, peut être que Manzoni supplierait à ce que ce soit Michaell qui l'éxecute. Une alternative que ce dernier n'espérait plus. Il voulait juste voir cet homme se faire dévorer par ses propres frères. C'était tellement plus amusant ...

"Oh et tu en es fier, je suppose."

La phrase sonna d'un tel reproche qu'il tourna à nouveau ses yeux vers elle. Elle l'avait ramené à la réalité. C'est vrai qu'il n'y avait pas de quoi en être fier et de fanfaronner autant. Surtout quand on est beaucoup plus gâté par la vie qu'un simple humain. Mais cela, personne ici ne le savait. Elle n'avait sans doute pas l'habitude des vantards. Pas étonnant, personne n'avait envie de la ramener avec une femme pareil. Courber l'échine, désolé, mais il ne fait pas. Il conserve son sourire, alors qu'elle continue. Elle semblait sourire aussi, mais cela n'inaugurait rien de bon, apparement.

"Es-tu stupide ?"

Il n'était pas blessé le moins du monde par cette phrase. Elle ne savait rien de la raison pour laquelle il se trouvait là devant elle. Il n'avait sans doute pas montré la meilleure partie de lui-même, il ne pouvait pas lui en vouloir de le juger trop rapidement. C'était sans dire : Michael se sentait bien plus supérieur que les gens réunis dans cette pièce. A tord ou à raison, on allait sans doute bientôt le savoir.

Elle s'était tellement rapproché de lui, et venait de prendre le menton de Michael dans entre ses doigts. Cette proximité n'aurait sûrement gêné aucun des hommes ici présent. En ce qui le concernait en revanche, il n'aimait pas cela du tout. Les mots l'emportaient peu. En revanche, les actions. Et les effleurements de peau contre peau. Même ce petit contact l'embêtait. Il se garda bien de le lui montrer, bien que dans ses yeux ont pouvait y lire une toute nouvelle émotion. Comme si elle lui avait transmit rien qu'au contact son regard de tueur.

Elle scruta Manzoni pour regarder ses blessures. Mais elle semblait totalement dépourvue d'une quelconque empathie pour ce qu'il avait vécu. Pourtant, ses paroles allaient à l'encontre de ce qu'elle semblait penser.

"Toucher à l'un des miens - aussi idiot soit-il - est comme si tu t'attaquais directement à moi. As-tu seulement conscience d'où tu te trouves ? A quoi as-tu pensé à l'instant où tu as eu cette lumineuse idée, celle de venir nous trouver ?"

Plus ses mots défilaient, plus Michael avait l'envie de repousser cette main de son menton. Mais avant même qu'il ne craque à le faire, elle se retira. Bien entendu que venir ici était une folie sans nom. Il savait très bien les risques et les conséquences en se trouvant ici. Il les payait déjà d'ailleurs. Mais il savait qu'à la fin, Manzoni serait mort après une terrible souffrance. Et c'était tout ce qu'il voulait. Elle releva Manzoni par le col, avant de le placer en face de Michael.

"Expliquez-vous."

Le moment tant attendu était venu. Et c'était bien au tour de Manzoni de parler. Il regardait de biai tantôt Leone et tantôt Michael. Il n'avait pas l'air le moins du monde de savoir quoi faire : mentir ou parler ? En voyant pourtant la colère dans les yeux de sa cheffe, il se décida bien vite de se plaindre.

C'est alors qu'il décida de se plaindre de Michael et de l'insulter de tout les noms dans sa langue natale. Agacé, Michael leva les yeux au ciel, comprenant la plupart des mots qu'il entendait, et qui à présent semblait lui casser les oreilles. Il essaya de reprendre parole au dessus de Manzoni en se tournant vers l'italienne.

"Cet homme à vraiment l'espoir de vous berner et vous faire croire qu'il n'est pas coupable de trahison. C'est ... pathétique."

Et c'est le coup de pied de Manzoni dans son tibia qu'il ne vit pas arriver. Michael ne bougea pas un instant, tournant lentement son regard plein de fureur vers sa cible. Cette fois, on pouvait le voir. Il avait une envie irrésistible de lui faire payer ce qu'il venait de faire. Mais il était d'un calme si spéctaculaire que ça en devenait d'un coup macabre. Il ne rigolait ou ne souriant plus une seule seconde.

"Si jamais vous avez l'intention de tuer cet homme ... je veux bien l'exécuter à votre place. J'allais le faire de toute façon avant qu'il ne me révèle qu'il vous avez trahis."
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Andrea Leone
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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Sam 11 Mar 2017 - 15:58

Les jérémiades agaçaient Andrea. Il faut dire que, n’en étant elle-même pas une, les pleurnicheurs avaient le don de l’énerver. Comment pouvait-on oser se plaindre lorsque nous étions nous-même responsables d’un échec, même partiellement ? Ah… non, clairement c’était insupportable. Il n’arrêtait pas, et che stronzo, imbécile, inconscient, menteur, parjure… les insultes volaient à l’attention de l’étranger qui ne devait pas avoir de mal à en traduire quelques-unes, et si la situation n’avait pas impliqué une trahison, peut-être que l’italienne s’en serait amusée un instant. Mais non. Elle ne riait pas, et son bras droit, Calvelli, se demandait sûrement pourquoi Manzoni s’entêtait à creuser sa tombe…. La lueur dans les yeux de la mafieuse ne trompait personne. Lui ne s’en rendait pas compte, peut-être ne faisait-il pas attention, mais elle allait le frapper, pour le faire taire, oui, elle allait finir par craquer et s’énerver. Ce n’était qu’une question de temps-

« Cet homme a vraiment l'espoir de vous berner et vous faire croire qu'il n'est pas coupable de trahison. C'est ... pathétique. »

Suite à ses mots, Manzoni lui assena un coup de pied dans le tibia. Le visage d’Andrea conserva son expression neutre et la lueur furieuse dans ses prunelles, mais elle avait presque honte, intérieurement. C’était comme cela que ses hommes se défendaient ? Ce n’était même pas un coup d’enfant. Elle frappait mieux que cela à sept ans. Non, vraiment, ils avaient donné des informations confidentielles à cet homme et… il se défendait de la sorte ? Physiquement comme verbalement ? Ce n’était même plus pathétique, c’était honteux. Le regard froid de l’italienne glissa sur le blond, dont l’expression était désormais en tous points semblables à la sienne. Andrea connaissait bien ce regard. C’était celui d’un assassin qui devait prendre sur lui, avant de passer à l’acte ; c’était le genre de calme macabre qui s’installe en quiconque a fait de la mort son métier, par choix ou coup du destin.

« Si jamais vous avez l'intention de tuer cet homme ... je veux bien l'exécuter à votre place. J'allais le faire de toute façon avant qu'il ne me révèle qu'il vous avait trahis. »

Oh, non. La jeune femme n’allait certainement pas le lui laisser. Tout la portait à croire cet inconnu, aussi crâne eu-t-il semblé dès son arrivée. L’expression de Manzoni, sa façon de se justifier, d’accabler son agresseur… ce n’était pas comme s’ils n’avaient jamais eu à gérer ce genre de cas. Bien que cela soit rare, en particulier chez les italiens, une trahison pouvait arriver et il lui était devenu facile, avec le temps, de discerner le mensonge sur un visage en apparence dévoué. Et cela, avant même qu’elle ne prenne la tête de la branche Londonienne. Après tout, qui de mieux placer pour s’occuper des opposants à Vincenzo Leone, à part ses propres enfants ?

« Tu es fier de ton coup, Manzoni ? Ce n’est pas comme cela que l’on frappe avec ses jambes. »

Son ton froid ne laissa pas le temps à l’italien de deviner ce qui l’attendait, une seconde plus tard. D’un coup, Andrea leva la jambe vers son visage, le talon de sa botte s’enfonçant dans la gorge de l’homme, qui, suffocant, tomba à terre. Reposant tranquillement sa main sur la garde de son épée, Andrea le toisa un instant, une profonde déception visible dans ses yeux clairs. Une minute silencieuse. L’attention de la mafieuse était toujours fixée sur l’italien.

« Tu sais pourtant ce qui arrive à ceux qui me déçoivent. »

Elle ne faisait pas de cadeaux. Jamais. Déjà, parce que cela nuirait à sa réputation. Et il faut également avouer que la nature d’Andrea n’était pas profondément magnanime.

« Et tu sais encore mieux ce qui arrive aux traitres. »

Ignorer les cris et le sang qui maculait les mains de l’italienne, qu’elle essuyait nonchalamment, était difficile lorsqu’on venait au quartier général un mauvais jour, lorsqu’un traitre ou informateur avait été coincé. C’était quelque chose que la mafia n’épargnait pas à ses nouveaux membres, cette expérience leur servant de mise en garde.

Se tournant vers l’étranger, Andrea l’observa un instant, secouant ensuite la tête. Ses hommes autour d’eux évitaient de la regarder directement ou de soutenir son regard s’il venait à se poser sur eux. Leur attention se portait sur Manzoni, à terre, que personne n’allait aider à se relever. C’était sûrement plus sage qu’il reste ainsi, d’ailleurs.

« Je m’occupe moi-même des détritus. »

Ça avait le mérite d’être clair. Ils ne cédaient pas leurs traitres. Si Andrea avait accepté qu’il entre dans la mafia, alors elle prendrait également la responsabilité de son exécution. C’était logique, et juste selon leurs lois.

« Qu’avais-tu à y gagner ? »

C’était la question que se posait tout le groupe mafieux, d’ailleurs. Avait-il conscience de ce dans quoi il mettait les pieds, en venant ici ? La plupart du temps, les gens évitaient de se mêler à la mafia. Cela n’apportait que des ennuis, et la seule façon de s’en défaire était la mort. Impossible d’échapper à la sentence de l’omertà.

« As-tu conscience de ce que tu viens de faire ? »

Par cela, elle entendait le fait que, quoi qu’il en soit, ils ne pourraient pas le laisser repartir désormais. Il en savait trop. Pire, il avait vu Leone et Calvelli, ensemble, au même moment. Dans leur quartier général. Plus grand-chose ne retenait les italiens de presser sur la détente, désormais.


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Michael Perry
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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Jeu 23 Mar 2017 - 11:29

Wanted Men

Michael ne quittait plus d'un instant Manzoni des yeux, se remémorant chacun des coups qui aurait pu lui être fatale. Quand il pense qu'il s'était retenu de ne pas trop l'amocher tout de suite. Il regrettait bien de l'avoir écouté, et surtout d'être arrivé jusque dans cet antre d'où personne ne ressortait. Les ennuies ne faisait que commencer pour lui, il le savait que trop bien, mais il savait aussi que Manzoni venait de se condamner. Et ça, ça valait tous les dangers du monde. D'ordinaire, Michael tuait les gens par nécessité. Non pas par colère personnelle. Cette fois pourtant, il aurait bien voulu laisser une rage s'exprimer. Manzoni aurait été méconnaissable. Mais les choses ne se passeraient pas ainsi, et il le savait.

"Tu es fier de ton coup, Manzoni ? Ce n’est pas comme cela que l’on frappe avec ses jambes."

Michael comme Manzoni ne s'était attendu à ce que la dame ne vienne à agir. Pourtant, elle avait dû se retenir de le faire d'ici là, car la frappe du pied qu'elle dirigea vers le paria fut bien plus intense qu'ils n'auraient cru l'imaginer. De la part d'une Leone, a quoi fallait-on s'attendre d'autre ? Michael ne savoura pas tellement l'instant, puisqu'il fut de trop courte durée pour lui. Sans compter qu'il ne pouvait laisser exprimer une telle rage devant les autres. C'était comme voir son voisin savourer la meilleure glace devant votre nez. Rageant une fois de plus. Il regardait d'un air envieux Manzoni qui se trouvait à présent à terre. Puis les mains de l'italienne, qui se trouvait toujours en sang.

"Tu sais pourtant ce qui arrive à ceux qui me déçoivent. Et tu sais encore mieux ce qui arrive aux traitres."

Leone se tourna à nouveau vers Michael. Il espéra que ce n'était pas à lui de recevoir des coups cette fois-ci. Car il n'était pas du genre à encaisser sans broncher. Et là ça serait pour sûr sa mort assurée. Il la regarda avec la même froideur, ne pensant plus une seconde à s'amuser ni à se vanter. Elle semblait plus l'observer qu'essayer d'agir. Une chance. Contrairement à ses hommes, Michael n'avait pas peur de soutenir son regard.

"Je m’occupe moi-même des détritus."

C'était bien évidement ce qu'il avait pensé. Et il avait presque déjà fait un trait dessus. Au moins, il serait mort. Le monde débarrassé une fois de plus d'une ordure. Mais il en restait tellement. Dans cette pièce par exemple …

"Qu’avais-tu à y gagner ?"

Michael posa un regard machinalement sur chacun des hommes présents. Tous sans exceptions, combien ici avait-tué ? Ou perpétré des crimes impardonnables, au nom de l'argent, la fausse loyauté, ou de la vie sauve ? Combien par ses actes avait fait souffrir femmes et enfants ? Aucun d'entre eux ne méritait de vivre. Alors ? Qu'avait-il a gagner à s'entourer d'ennemi ? N'y avait-il seulement songé.

"As-tu conscience de ce que tu viens de faire ?"

Il était bien trop tard, oui, pour faire demi-tour. Mais il n'en avait nullement l'intention.

"Vous allez déjà exécuter un homme qui vous a trahi. Alors pourquoi supprimer quelqu'un qui pourrait vous être totalement dévoué ? Refuser que mes talents soient à votre service?"

C'était une carte à jouer pour se sortir de là. Mais c'était aussi la pire réponse pour s'enliser encore plus. Il entrait dans un monde beaucoup plus dangereux que ce qu'il avait traversé jusqu'à maintenant. Mais en tant que demi-ange, tout ce danger lui paraissait comme … dérisoire ?

"Si vous voulez me tuer, alors faites-le. J'accepte mon sort. Come Dio comanda. J'accepte sa décision."
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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Ven 26 Mai 2017 - 19:55


Deux de ses hommes trainaient déjà Manzoni hors de la pièce. Suffoquant, on allait l’emmener en bas. Cette descente des escaliers serait la dernière pour l’homme, dont le regard paniqué montrait clairement qu’il en avait bien conscience. Ils en finiraient vite avec lui –la Leone n’aimait pas faire trainer les choses. Puis, cela servirait d’avertissement aux autres, et les affaires reprendraient. Au fond, d’un œil extérieur, une telle exécution n’avait pas beaucoup d’impact pour la cheffe. En réalité, les conséquences étaient beaucoup plus préoccupantes que cela : ils allaient devoir rester sur leurs gardes, pendant quelques temps. S’assurer que le ménage avait été fait entièrement. Si besoin, éloigner quelques membres suspects. C’était un travail long et pénible, dont elle assurait elle-même la supervision, bien que Calvelli s’occuperait de la majorité du travail. Il était le seul à qui elle pouvait faire confiance pour une telle tâche.

L’italienne était désormais tournée vers l’intrus. L’origine de tout cela. Sans lui, peut-être auraient-ils eu beaucoup plus de difficultés à trouver le traitre. Il éveillait en Andrea beaucoup de méfiance. Comment faire confiance à un homme avec un tel regard ? C’était un fait, elle avait le même –et elle savait mieux que quiconque qu’elle n’était pas digne de confiance, lorsque rien ne la liait à son interlocuteur.

Tous ici avaient commis des actes difficiles à expliquer, impardonnables du point de vue de ceux qui n’appartenaient pas à leur monde. Tous dans cette pièce, dans cette mafia qu’elle dirigeait, étaient des criminels. C’était quelque chose que l’italienne assumait parfaitement. On ne pouvait survivre ici-bas sans se salir les mains. D’une manière ou d’une autre, causer du tort était inévitable.

"Vous allez déjà exécuter un homme qui vous a trahi. Alors pourquoi supprimer quelqu'un qui pourrait vous être totalement dévoué ? Refuser que mes talents soient à votre service?"

Andrea le fixa froidement, suite à ses paroles. Ce discours, il n’était pas rare. Cette personne souhaitait sauver sa vie, rien de plus –pas qu’elle puisse réellement l’en blâmer. Sa proposition ne l’étonnait pas, elle s’y attendait. Un regard à Flavio, qui fixait l’étranger de la même manière, quoique plus détaché, comme à son habitude. Il l’étudiait, prenait son temps pour le juger. La jeune femme haussa un sourcil, alors qu’il continuait :

"Si vous voulez me tuer, alors faites-le. J'accepte mon sort. Come Dio comanda. J'accepte sa décision."

Sa façon de se tenir, de parler –elle avait du mal à voir devant elle un homme qui avait accepté son sort. Il n’avait pas peur. Il semblait étrangement détaché, dangereux. Oui, ce genre d’attitude était propre à ceux qui n’ont rien à perdre, ou sont certains qu’ils s’en sortiront d’une manière ou d’une autre. Elle n’était pas stupide. Il n’allait certainement pas accepter de se faire tuer sur-le-champ sans répliquer. Mais il parvenait tout de même à lui donner l’illusion qu’elle avait le choix, le droit de vie ou de mort sur lui. Pour flatter son ego, peut-être. Une autre façon de sauver sa propre vie.

Andrea posa machinalement la main sur le pommeau de sa lame, caressant tranquillement de son pouce les reliefs, alors qu’elle l’étudiait toujours. Puis elle renversa la tête en arrière, partant dans un éclat de rire qu’elle ne cherchait pas à contenir, gardant la ligne exubérante qui la caractérisait ; colère, froideur, rire.

« Tu as un regard de tueur. »

Elle cessa de rire en disant ça, ses yeux verts le fixant de nouveau d’un air froid non dénué de curiosité ; l’italienne posa une main sur sa hanche. Derrière elle, Calvelli, qui les observait.

« Je vois rarement des étrangers avec de tels yeux. »

Elle s’était un peu approchée, l’observant sans se courber, baissant seulement les yeux vers lui.

« Je ne crois personne avec une telle expression. Mais soit. Un des nôtres va déjà mourir aujourd’hui –je n’aime pas les morts inutiles. » Caressant toujours le pommeau de son épée : « Cependant, si tu t’avères n’être d’aucune utilité ou une menace… j’en prendrais la responsabilité. N’oublie pas : ce n’est pas à notre père que tu dois ta survie aujourd’hui. C’est à moi. »




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Message Sujet: Re: Wanted Men (PV Andrea) TERMINE Mar 11 Juil 2017 - 20:43

Wanted Men

Michael regardait son trophée partir sans un bruit du coin de l'œil. Mais son regard en disait long sur la manière dont il aurait voulu en finir avec Manzoni. La jeune femme ici présente pouvait le voir pleinement. Elle ne tarda pas par ailleurs à le lui faire remarquer. Après avoir ri bien sûr. Mais d'un rire dont on ne pourrait jamais qualifier de ravissant. Sa main était restée sur son le pommeau de son arme.

"Tu as un regard de tueur."

Elle avait aussitôt cessé de rire. Cette confidence n'en était pas vraiment une. Son homme de main était toujours présent, derrière elle. Ils n'étaient plus que trois désormais. Et même si le nombre de bras musclés se réduisait dans la pièce, cette constatation ne présager rien de bon. C'était en réalité quitte ou double. Si effectivement avec ces yeux elle devinait sa nature, alors il serait dangereux pour elle de vraiment l'accepter dans les rangs. Et si au contraire, elle pensait pouvoir allumer une certaine flamme, celle de la colère, en lui, alors ça lui serait très utile.

"Je vois rarement des étrangers avec de tels yeux."

La main sur la hanche, elle l'observait. C'était idiot à dire, mais en cet instant, Michael savait que tout pouvait se jouer. Laisser son destin entre les mains d'un autre, même s'il n'était pas prêt à se laisser faire si elle décidait d'en finir avec lui avant d'avoir commencé, c'était une chose qu'il n'avait jamais fait. Par la simple raison qu'il détestait cela. Il était bien loin de penser qu'il suffisait de laisser les choses venir à lui dans la vie. Non. Il fallait qu'il soit maître de sa personne, à chaque seconde. Personne n'était habilité à choisir pour lui … jamais. Et pourtant.

"Je ne crois personne avec une telle expression. Mais soit. Un des nôtres va déjà mourir aujourd’hui –je n’aime pas les morts inutiles."

Rentrer dans une mafia n'avait jamais fait partis de l'un de ses plans. Bien qu'il eût dû par le passé se faire passer pour l'un des membres de Black Bird, ce n'était pas comme s'il avait vraiment fait partie de ce monde. Il ignorait totalement quel genre de commerce faisait la réputation des Leone. Cela pourrait pu être du trafic d'organe. Et de l'esclavagisme caché. Que ferait-il s'il se retrouvait confronté à quelque chose qui allait à l'encontre de ses valeurs. Rien que de savoir qu'il avait un pied ici, il savait qu'il n'en sortirait surement pas aussi facilement qu'il y était rentré … son avenir se dessinait semblablement à celui de Manzoni. Un jour il devrait passer par la case "Traître". C'était malheureusement la seule et unique issue.

"Cependant, si tu t’avères n’être d’aucune utilité ou une menace… j’en prendrais la responsabilité. N’oublie pas : ce n’est pas à notre père que tu dois ta survie aujourd’hui. C’est à moi."

Michael hocha la tête, affichant un sourire satisfait. Autant pour elle que pour lui. Pour ce qui était de l'utilité, il n'en doutait pas. Pour ce qui était de la menace … rien n'était moins sûr pour l'instant. Elle avait l'avantage, en ayant une infime chance qu'il choisisse simplement de les laisser vivre. Tout déprendrait de ce qu'elle lui demanderait de faire.

Un autre souci pourtant se profilait à l'horizon. Par l'évocation de son regard, il pensait tout à coup aux risques le plus important de tous : si quelqu'un venait à le reconnaître, il en serait fini de lui. Les journaux concernant son arrestation dataient tous de deux ans. Et bien qu'il fût bien plus beau, charismatique, et musclé, n'importe qui se souviendrait du Boucher de Londres arrêté, enfermé puis échappé, se souviendrait de lui. Si ce n'était pas elle, ce pouvait être n'importe qui.

"Vous n'aurez pas à le regretter."

Il se baissa alors bien bas dans une révérence, comme l'aurait fait un domestique à son maître. La dernière seule et unique fois qu'il avait servi quelqu'un, c'était lorsqu'il était garçon de course. Lord Wesley avait alors fini sa vie de la pire des manières. Eradiqué de la surface de la terre comme l'aurait été un vulgaire rat, il était le premier d'une longue lignée de morts, tous les plus vicieux les uns que les autres. Au final, ce n'était pas à lui de faire ses preuves, mais les personnes ici présentes. Pour qu'ils ne finissent sur un tas de cadavres déjà bien haut. Michael avait toujours détesté le nom de Boucher. Il se voyait plus comme un purificateur.

"A partir d'aujourd'hui et à jamais, ma personne vous appartient."

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