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This fire in which we burn [Daniel]

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Joah Andersen
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Message Sujet: This fire in which we burn [Daniel] Mar 4 Juil 2017 - 12:49

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Daniel
« This fire in which we burn »
Your only problem, perhaps, is that you scream without letting yourself cry. F. Nietzsche
Un cri de rage déchire le ciel chargé de nuages, résonnant entre les murs de la capitale anglaise. La voix se brise ensuite, mourant dans un râle, mais le mal est fait, et désormais la quiétude des lieux s’en retrouve perturbée. Qui pour hurler de la sorte dans un quartier d’ordinaire si calme ? Il y a peu de monde dans les rues, encore moins dans celles que le cri a ébranlé, certainement en raison de l’orage qui gronde au loin. Va-t-il recouvrir la ville de son manteau noir ? Une question que nombre de Londoniens se pose. Mais beaucoup ne veulent pas affronter les affres du temps, si celui-ci venait à se déchainer. Le vent souffle, s’engouffre dans les ruelles et gémit entre les vieilles pierres. Au milieu de cette sombre scène, qui précède l’accalmie ou l’apocalypse, une figure se tient, appuyée contre un mur. Son long manteau la protège des éléments, les pans du vêtement claquant au rythme de la bourrasque. Les longs cheveux de la femme s’agitent autour de son visage, laissés à la merci des éléments ; ils forment un halo enflammé autour de sa personne.

La femme fait face à un parc désert, à moitié dans cette rue sombre, à moitié sur le point de traverser la route qui la mènerait aux arbres. Cependant, elle n’effectue aucun mouvement. Ses pieds sont comme enracinés dans les pavés, l’échine de son dos légèrement courbée alors qu’elle baisse la tête pour relire une énième fois une lettre. Le papier entre ses doigts est froissé, sa surface légèrement rugueuse ; l’écriture quant à elle est maladroite par instants, dans une langue qui n’est pas celle pratiquée en Angleterre. Les yeux gris de Joah sont voilés de colère alors qu’ils fixent ces caractères familiers, la lettre délavée par endroits adressée à un nom qu’elle ne porte plus.

Très chère Hanne,

Elle relit ces mots deux, six, vingt fois. Se mord la lèvre jusqu’au sang. Elle n’a pas le temps pour ça, non, elle n’a pas le temps. Elle voudrait brûler cette lettre, mais quelque chose l’en empêche. Une force malsaine qui l’oblige à relire ces mots, encore et encore. Quelque chose se brise à nouveau. Enserre sa poitrine. C’est une sensation à laquelle l’artiste pensait ne jamais avoir à faire face, et pourtant…

Je ne t’en veux pas.

Culpabilité. Honte. Comment cette lettre a-t-elle pu lui parvenir ? La date indique qu’elle a voyagé durant plus d’une année. C’est un miracle qu’elle se soit retrouvée entre ses mains. Cela n’amplifie que plus sa rage. Quelle était la probabilité qu’elle soit perdue ou détruite ? Bien supérieure à celle de la recevoir. Et pourtant. Que c’est cruel.
Il lui semble qu’elle suffoque. Que ce ciel lui-même la pointe du doigt, que le vent qui fouette ses cheveux lui susurre à l’oreille son jugement pour tous ses péchés. Orgueil. Celui qui la caractérise le plus, des sept. Celui qui a précipité une légion en enfer. La Danoise est sceptique quant à ces croyances, mais il semble à ce moment avoir enfreint quelque règle céleste. Sa poitrine se tord. Elle relit ces mots.

Nos parents t’évoquent souvent. Tu as tout leur amour.

La culpabilité la fouette une fois de plus. Sans qu’elle s’en rende compte, elle a agrippé le mur de son autre main, tordant la pointe de ses ongles contre la pierre. Le vent gémit de plus belle, malmenant le papier. Désormais, il n’est presque plus qu’une boule serré dans son poing. Seule la signature est encore visible.

« BORDEL ! »

Un bruit sourd accompagne celui du vent. Son poing se heurte contre le mur, les phalanges craquant simultanément sous le choc de l’impact. Une douleur vive enflamme alors son bras, ses os douloureux et la peau arrachée par la surface rugueuse lui procurant une sensation de brûlure. Le souffle court, Joah resta silencieuse un moment, la gorge douloureuse avec avoir hurlé avec tant de force, ses lèvres rouges serrées dans une expression bien lointaine de son habituelle moue paisible. Lorsqu’elle releva la tête, ses sens l’avertissant qu’elle n’était plus la seule âme dans cet endroit désert, les yeux gris de la peintre étaient plein d’une colère amère, que l’on aurait pu croire dirigée contre le monde entier. En vérité, elle n’était destinée qu’à elle-même.

Ton frère, Jørgen.
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Daniel
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Message Sujet: Re: This fire in which we burn [Daniel] Mar 11 Juil 2017 - 14:57

♪ Listen ♫

This Fire In Which We BurnJoah x Daniel
La silhouette humaine face contre sol se mit à inspirer profondément par la bouche, comme cherchant soudainement à remplir ses poumons d'air, dans un râle sonore et inquiétant. Face contre terre, l'homme ne put s'empêcher d'être animé de spasmes, recrachant l'eau croupie d'une flaque qu'il avait commencé à avaler, par mégarde, dans son éveil. Clignant des yeux, essayant d'échapper à cette mare, il se hissa enfin sur ses bras fébriles pour se redresser et jeter un regard sur le sol pavé détrempé par la pluie sur lequel il était tombé. A nouveau, son corps fût animé de frissons. Sa chemise blanche, tantôt immaculée, se teintait de rouge par le dos, et de noir par le devant.

Se remémorant ses souvenirs, essayant de les remettre en place, Daniel tenta de se rappeler ce qu'il s'était passé. Il recouvrit rapidement la mémoire, et se souvint de sa chute du ciel, alors qu'il traversait les nuages et l'orage, et la fin de sa course ici, contre la pierre. Il avait horriblement froid. Mouillé, vêtu de simple vêtement, une douleur tiraillait son dos meurtri, où il semblait lui manquer quelques membres. Il sentait un filet de sang chaud couler de plaies encore ouvertes, au niveau de ses omoplates.

Insufflant une nouvelle pression sur le sol avec ses mains, l'ange essaya de se mettre à genoux, manquant de choir à nouveau par perte soudaine d'équilibre. Ses yeux quittèrent le sol pour les cieux, où il jaugea du regard le torrent gris et menaçant qui semblait vouloir s'abattre sur lui à tout instant, accompagné d'un lointain grondement. Son expression, quant à elle, n'était pas préoccupée. Il tourna la tête des deux côtés de la ruelle où il se trouvait, avant de se mettre finalement sur pied et se diriger vers la droite. Il était seul. Uniquement le vent soufflait. La pluie n'allait sans doute pas tarder à tomber.

Après avoir rejoint un carrefour, aussi dénué de vie, il longea un parc. Errant, il observait l'architecture des lieux tout en plissant les yeux, tout en cherchant quelque chose de l’œil. Il s'arrêta finalement devant un écriteau avec le nom d'une rue. "Street". Il inclina la tête, et se mit à sourire.

Londres, souffla-t-il en même temps qu'une bourrasque de vent.

Alors qu'il eut prononcé ce mot, il se figea sur place, l'air plus surpris. Il chercha vivement du regard autour de lui. Quelqu'un d'autre avait parlé en même temps que lui, accompagné d'un autre son. Et ce qu'il avait entendu l'avait saisi. Il contourna l'angle de la rue, avant d'apercevoir enfin une personne.

La jeune femme en face de lui releva les yeux. Il les fixa avec intensité sans plus pouvoir s'en détourner. Jamais il n'avait vu une telle colère dans des yeux. Loin d'être une colère divine, c'était viscéral. Bien plus profond et plus sombre. Lui qui avait eu pour habitude de voire à travers les yeux des humains, il devait se rappeler que c'était la première fois qu'un humain posait le regard sur lui.

Ange de la première hiérarchie, jamais il n'avait eu à descendre directement sur terre. Les circonstances étaient pourtant différentes. Et tout le resterait à présent.

Vous saignez, fit-il remarquer, en lâchant finalement son regard pour se concentrer sur son poing. Il allait sans dire que lui-même était entrain de tâcher le sol avec son propre sang.
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"Do not take revenge, my dear friends,
but leave room for God’s wrath, for it is written:
“It is mine to avenge; I will repay,” says the Lord."
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Joah Andersen
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Message Sujet: Re: This fire in which we burn [Daniel] Mer 12 Juil 2017 - 21:18

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La première impression qu’eut Joah en relevant les yeux fut de contempler une eau calme. Le regard de l’intrus était si différent du sien. Il semblait à la scandinave qu’elle était sur le point de se consumer ; jamais elle n’avait expérimenté une telle colère. C’était quelque chose de fulgurant, violent. Joah n’était pourtant pas quelqu’un de violent. Malgré ce qu’elle avait vécu durant ses années d’errance, la jeune femme avait toujours tiré une grande fierté du contrôle qu’elle avait sur elle-même. De sa faculté à canaliser ses émotions. Et pourtant. Comme une bombe à retardement, tous ces sentiments négatifs lui revenaient désormais, tel un torrent. C’était douloureux. Autant pour sa fierté que physiquement. Elle suffoquait. Elle avait crié. Ses membres tremblaient. Pourtant, cette fois-ci, son corps refusait de se livrer à la plus simple, élémentaire façon de se soulager. Les yeux gris de la peintre ne lâchaient aucune larme.

C’était ce genre de fureur ; si sèche qu’elle consumait même ses pleurs. Si forte que, même en se sachant découverte, elle ne se taisait pas. C’était un monstre. Un monstre de colère et d’orgueil qui sommeillait en elle depuis que la notion de honte lui avait été inculquée. La jeune femme peinait à procéder le monde autour d’elle –de complètement réaliser qu’un homme se tenait devant elle. Un homme qu’elle ne connaissait pas. Un homme qui aurait très bien pu être animé de mauvaises intentions, attiré ici par son cri.

« Hvad ? »

Sa voix lui semblait être un aboiement ; le timbre naturellement suave s’était brisé sous son hurlement, donnant à cette interjection dans sa langue natale un caractère agressif. Quoi ? Que veux-tu ? Dans son état normal, la question aurait été moqueuse. Ici, elle était seulement agressive. Il la fixait. Non –plus exactement, il fixait ses yeux. Qu’avaient-ils, ses yeux ? Ah… sûrement cette lueur étrange qui les animait. Elle ne pouvait pas l’en blâmer. Elle aussi, si elle avait eu l’occasion de voir son expression à cet instant précis, en aurait été estomaquée.

La rousse sert les dents. Machinalement. Pourquoi ? Ah, oui. Douleur. Ça lui revient. Elle l’avait oubliée. Son bras est comme paralysé par le choc. Elle ne peut plus bouger sa main. La douleur la brûle, le sang coule sur ses phalanges. Depuis quand frappe-t-elle aussi fort ? Elle n’en sait rien. Ça fait mal. Pourquoi avoir frappé ce mur ? Aucune idée. Un réflexe impulsif. Cela ne la soulage aucunement, mais vient au moins apporter une distraction à la douleur.

« Vous saignez. »

Pourquoi est-il si calme ? Il semble détaché de tout cela. Le vent revient agiter les cheveux de Joah, les plaquant contre son visage. Ça l’agace. Elle y porte la main, naturellement, grimace quand le membre douloureux n’arrive qu’à effleurer son front. Elle y laisse un peu de sang.

« Qu’est-ce que ça peut vous faire ? »

Elle sert toujours cette maudite lettre dans sa main. Le vent ne la lui arrachera pas. Pendant un instant, elle s’étonne que le visage de l’homme soit si propre –totalement imberbe, alors que sa tenue est salie. Un réflexe. Déformation professionnelle, pourriez-vous dire. Puis la colère revient. Elle semble vouloir dire quelque chose, mais aucun mot ne sort. Elle est trop estomaquée par son propre ressentiment. Joah fixe seulement son regard ; ce regard si calme. C’est tellement étrange. Ce calme –il ne lui semble pas appartenir à ce monde. A cette rue. A ces éléments menaçants. Qui est-il ? Enfin, la question lui traverse l’esprit. D’où vient ce rouge, sur les pavés ?

Sa voix éteinte au fond de sa gorge, Joah fait un pas. Ah, elle doit sembler effrayante, ainsi ; échevelée, le regard sombre et furieux, fixant ainsi cet homme. Ses sentiments sont mélangés. Elle n’arrive plus à penser de façon cohérente. Elle veut hurler. Frapper ce mur une seconde fois. Hurler encore. Brûler cette lettre. Cette ville. Le continent si cela peut apaiser sa colère. Cependant…
Une question la taraude.
Quelque chose ne va pas.

D’où vient ce rouge ?

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Message Sujet: Re: This fire in which we burn [Daniel] Mer 19 Juil 2017 - 12:24

♪ Listen ♫

This Fire In Which We BurnJoah x Daniel
Hvad ? , avait-elle lâchée à son encontre. Daniel n'était pas étranger à cette langue. C'est simple, il les connaissait tous. Le sens ne lui était donc pas étranger, qu'il soit en anglais ou danois. En revanche, le ton l'était. Elle respirait fortement, comme n'arrivant à calmer sa respiration. Son corps entier était prisonnier de tremblements. C'était de la pure colère. Et il devait l'avouer, il en était bouleversé.

Jamais il n'avait dû faire face à ce genre de situation par le passé. La plupart du temps, en temps de guerre céleste, il avait toujours été mis de côté, écarté pour ne pas à avoir à se battre. Il ne savait tout simplement pas, ce qu'il devait faire. Quelque part, en lui, il perdait petit à petit son calme... rester stoïque face à cela ? Comment le pourrait-il? Il n'en était pas moins intrigué pour autant. Comme découvrant une nouvelle facette de ces petits hommes ... il connaissait déjà le concept, mais le ressentir, c'était différent.

Alors qu'elle semblait serrer les dents, et que le sang continuait de couler sur le pavé, il ne pouvait s'empêcher de sentir son propre sang couler aussi de concert. Une bourrasque de vent vint la décoiffer, et elle replaça ses cheveux, dans un mouvement qui laissa une marque de sang sur son visage. Dans cette attitude guerrière, Daniel n'eut d'autre réflexe que de se figer. Il n'osait ni faire demi-tour, ou même de regarder ailleurs. Il était tout concentré sur elle. Mais il n'arrivait pas à utiliser ses pouvoirs pour connaître la vraie nature de son âme.

Qu’est-ce que ça peut vous faire ? , lui répondit-elle sèchement. S'il avait n'importe quel autre de ses semblables, peut-être qu'en effet, cela avait aucune importance pour lui. Mais il était un ange. Et même si son statut de magistrat l'avait éloigné de tout ceci, il se devait encore d'aider les enfants de Dieu. Il restait calme pour le moment, mais il pouvait le tressautement de son coeur dans sa poitrine.

C'est alors qu'elle fit un pas en avant. Ce mouvement lui fut perçu comme une menace directe. Lui qui était encore marqué par un récent châtiment, il avait peur d'être encore une fois "victime" d'une violence envers lui. Il n'eut que le réflexe de reculer, pour rester à bonne distance d'elle. Pieds nus, il glissa sur le sang qu'il avait lui-même laissé sur le sol, et retomba sur le dos.

Endolori d'avoir chuté sur ses plaies, il se retourna sur le ventre, en cherchant à se protéger d'elle en se couvrant la tête de ses mains.

Jeg kommer i fred ... , lança-t-il à son adresse, d'une voix plus rauque, trahissant sûrement son inquiétude d'être frappé de nouveau. Peut être serait-elle plus encline s'il parlait dans sa langue. Il voulait tout faire pour l'apaiser. Il pouvait à nouveau ressentir ce qu'il avait ressenti au moment où on l'avait puni : la peur.  Je voulais juste aider. Mais sa propre peur ne l'empêchait pas de s'inquiéter aussi pour elle.

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HORSRP : Si la réplique de Daniel en Danois n'est pas bonne, tu as le droit de me corriger / sort


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