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Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce]

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Grell Sutcliff
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Message Sujet: Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce] Mar 11 Juil 2017 - 13:04

Le soleil était bas dans le ciel, c’était la fin de la journée. Une journée assez chaude et lourde. Tout le monde attendait l’orage, la libération, mais ce dernier n’était pas arrivé. Et c’est dans une moiteur et une absence d’air que circulent les quelques courageux qui ont mis le bout de leur nez dehors.

Parmi eux une personne, reconnaissable entre mille grâce à sa chevelure, même si, en raison du temps, elle ne porte pas son long manteau assorti. Un pli soucieux barre son front alors qu’il vagabonde dans les allées du parc municipal. Perdu dans ses pensées il ne voit pas ce couple qui s’enlace, ces quelques enfants qui jouent à la balle ou encore la beauté des petits oiseaux s’amusant dans l’eau de la fontaine. Il a d’autres choses en tête.

Pour une fois il vêtu assez simplement, une chemise blanche sans veston, son pantalon noir moulant duquel pend toujours une petite chaîne. On pourrait penser qu’il y a un portefeuille au bout de la chaîne. En réalité, plus rien n’y est accroché depuis quelques semaines. Son petit carnet a disparu.

C’est l’une des raisons de ce pli, des nombreuses raisons. Il y a bien longtemps qu’il n’a pas eu de nouvelles de Sebastian et de son petit morveux, et l’organisation opposée aux shinigamis semble s’étendre. Les corps continuent de disparaître, même s’il ne peut plus vérifier l’étendue des disparitions désormais. Sans compter son petit apprenti qui ne donne plus signe de vie depuis son premier entraînement. Enfin…ça c’est un souci de moins. Pour le moment, il n’a pas besoin d’un novice dans les pattes. Même s’il aurait cru qu’il tiendrait plus longtemps que ça. Les moins résistants avaient durés une semaine au moins. Deux jours c’était quand même un record.

Il attendait toujours la décision des supérieurs après l’esclandre dans la cafétéria. Même si la loi du silence avait primé, il savait qu’il ne s’en sortirait pas sans remontrance. Il était trop connu et une simple tape sur les doigts, alors qu’il était tenu de se tenir à carreau n’était pas envisageable. Un sourire froid étira ses lèvres alors qu’il imaginait quelle punition ils inventeraient juste pour lui. Au moins ils utiliseraient leur cerveau. Ses supérieurs devraient l’augmenter, grâce à lui les chercheurs devaient sans cesse se renouveler sans se reposer sur leurs lauriers.

Il se dirigea vers le marchand de glaces. Besoin d’un remontant, et de passer le temps. Sans faux, sans calepin il n’avait pas grand-chose à faire. Bien sûr il pouvait toujours tuer un passant ou deux mais dans l’immédiat il n’en avait pas l’envie. Peut-être après le goûter.

Sa glace fraise-framboise à la main, il se dirige vers l’ange ailé. Une statue censée être emblématique, représentant la victoire du bien sur le mal après une quelconque bataille humaine. En bas de la statue se trouvent les noms de personnes ayant œuvrés pour le bien. En vérité la statue sert beaucoup plus aux pigeons et autres volatiles qu’à la mémoire des humains. Grell mettrait sa main à couper que s’il demandait à cinq personnes dans ce parc où se trouve la statue de l’ange, seule une (et encore il était gentil) serait capable de lui répondre.


Il était là, suçotant sa glace, les yeux levé vers le ciel. Un poil d’ironie brillant au fond de ses prunelles vertes.
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Eden Caius
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Message Sujet: Re: Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce] Mer 12 Juil 2017 - 18:38


   
Un passe temps comme un autre




   
Il faisait chaud. Il faisait beau, le temps idéal pour voler quelques pièces aux hommes aux bourses pleines. Bon, ce n'est pas uniquement les hommes, il y a également les femmes aux bourses pleines, mais elles se font rares et elles se tiennent plus vers les boutiques de grande qualité et je ne veux pas perdre mon temps à aller là-bas, surtout pas aujourd'hui.

Je regardais à travers la fenêtre de l'appartement miteux là où que ma mère et moi-même vivions. Je terminais également de mettre ma cape de super-voleuse, comme je l'aime le prénommé ainsi, ça ne fait pas de mal à personne de rêver un peu. Je détournais mon regard de la fenêtre vers ma mère qui dormait en soufflant paisiblement. Elle avait l'air calme et sereine comme ça, mais je savais qu'elle souffrait. Je venais tout juste lui donner sa médication. Il en restais quelque peu dans notre réserve, que je devais déjà reprendre le travail. Un travail colossale si je dois le dire ainsi.

Je lâchais un soupir avant de me mettre au même niveau que ma mère pour lui caresser tendrement la joue avant de lui embrasser le front et de quitter doucement l'appartement sans trop faire de bruit. Fermant la porte derrière moi, verrouillant celle-ci grâce à une clé, je quittais le quartier pour me rendre vers le nord de Londres vers Hampstead au niveau du parc. Une nouvelle victime perdra un peu de monnaie. Il n'avait rien de mal là-dedans, ce n'est pas comme si je tuais quelqu'un en pleine rue, mais les autorités nous voyais comme des criminels même si je n'irais jamais à la demeure de quelqu'un pour voler des objets précieux.

En chemin je mettais mon capuchon sans m'arrêter. Quelques minutes plus tard, j'arrivais à destination souriant légèrement en coin. J'observais les alentours de mon nouveau terrain de jeu, qui serait ma première victime ? Je frottais mes mains avant de suivre le chemin du parc en regardant aux alentours. On était tellement bien ! Je marchais aux côtés d'un homme et y glissait discrètement ma main pour attraper sa bourse et la mettre dans ma poche tout en continuant mon chemin. C'était facile pour moi de faufiler ma main n'importe où sans que les autres le remarque. Je continuais mon chemin tout en répétant le même processus à ma deuxième victime. Personne ne semblait remarquer ce que je faisais, ça me faisait du bien de savoir que personne ne porte pas vraiment une attention particulière à mon égard.

Tout était calme dans ce parc. Je voyais quelques artistes qui peignaient par endroit, des enfants qui jouaient dans leur coin et les mères qui discutaient entre elles. Une vie paisible, quoi. Chose que je souhaite avoir un jour ou l'autre. Si je continue sur cette voie c'était sûr que j'allais réussir ! En souriant, je me faufilais dans une bouffée de gens qui revenaient du travail et leur prit quelques pièces qui ne feraient pas mal à personne. Je tournais mon regard avant d'apercevoir  un jeune homme aux cheveux rouges flamboyant, une couleur peu commune, ce qui me fit perdre l'équilibre sur mes propres pas. Je tombais à genoux regardant discrètement dans mes poches si je n'avais rien perdu, ce qui ne semblait pas être le cas. Un soupir de soulagement sortit entre mes lèvres. Tandis qu'une main se glissait sur mon avant-bras. Je sursautais en tournant mon regard d'où venait la main. C'était une femme, elle me souriait d'un air paisible, elle était également vieille. Elle m'aidait à me relever et je la remerciais.

▬ Comme vous avez des beaux yeux jeunes filles.

▬ Merci beaucoup. 

▬ Une jeune fille comme vous aurait quelques pièces pour une vieille dame comme moi ?

Je la regardais dans les yeux, elle semblait sincère, mais elle pourrait être un de ses voleurs qui se fait passer pour une vieille qui a besoin d'argent pour se nourrir, mais je ne pouvais pas lui être de mauvais poils, elle m'avait aidé à me relever. Glissant ma main dans ma poche je lui sortie quelques pièces, bien assez et je lui donnais.

▬ Tenez madame, en espérant que cela vous soit suffisant 

▬ Merci jeune fille, puisses les divins vous bénir !

Euh, merci... pensais-je, mais je lui souriais à la place tout en faisant un hochement avant de m'éloigner de cette dernière. Je gardais une main sur ma propre bourse pour être sûr qu'elle ne vienne pas mettre ses mains. Puisses les divins me bénir, qu'est-ce que c'était cette phrase ? Ce n'est pas comme si les divins avait été généreux avec moi dans la vie à part le fait que je sois encore en vie. J'ai perdu une figure paternel qui ne voulait rien savoir d'une vie de famille, ma mère est tombée malade en prenant soin de moi et je prenais tout sur mon passage pour vivre une vie paisible plus tard. Tout en songeant aux paroles de cette vieille dame je glissais une main derrière ma nuque et d'aller m'asseoir sur un banc. Je n'avais pas suffisamment prit quelques pièces, je m'essayerais donc un peu plus tard. Cet homme aux cheveux rouges m'avait fait perdre mon pied ou était-ce la vieille femme qui m'avait fait un coche-pied sans que je le sache ? Tant de mystère...      

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Message Sujet: Re: Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce] Mar 18 Juil 2017 - 11:14

Alors qu’il léchait son cornet, d’une manière qui pourrait être censurée pour les moins de dix-huit ans, le regard dans le vague, les événements s’enchaînèrent. Car c’est bien connu, il se passe toujours quelque chose sur Terre. Contrairement à là-bas où seul sa présence mettait un peu de piquant dans les bureaux. Parce qu’ils avaient beau dire ce qu’ils voulaient, lorsqu’il n’était pas là le temps passait quand même beaucoup moins vite. Et que dire du travail qu’il abattait, certes il ne remplissait pas les dossiers mais de toute manière personne ne lisait la paperasse. Alors que les âmes…elles étaient toutes récoltées en temps en heure. Parfois avec un peu d’avance.

Mais aujourd’hui il n’avait pas envie de penser au travail. Le plaisir avant tout. Et pour ça…il faut se trouver un prince charmant. Un bel apollon qui viendrait aider une jeune femme en détresse, qui lui tiendrait compagnie et la main par la même occasion et qui sait…peut être que la soirée pourrait se terminer en apothéose.

Pourtant, ce ne fut pas le regard de braise ni le torse luisant et musclé d’un adonis qui attira les yeux verts. Une petite tache rouge à la limite de son champ de vision lui fit tourner la tête (au sens propre entendez, il aime le rouge mais quand même). Croquant un bout de cornet, son visage se fit plus sérieux alors qu’il cherchait l’objet de ses attentions. Rouge, c’était sa couleur, la couleur de la douleur et de la passion, une couleur ambigüe qui pouvait être synonyme de joie comme d’une douleur atroce, de vie comme de mort.

Il lui fallut du temps pour la retrouver.  En vérité, si elle ne s’était pas lamentablement écrasée sur le sol il serait probablement passé à côté. Il lui accorda un point pour la discrétion, et termina son cornet dans un petit claquement de langue. Il lui fallait une autre occupation. Passer sa journée à s’empiffrer de glaces n’était pas une option envisageable.

Il se recula, hors du champ de vue des deux personnes qui jouaient leur petit spectacle. S’adossant à un arbre, une jambe repliée pour prendre appui contre le tronc, il scruta la scène. Une fille, on ne pouvait pas encore l’appeler femme du peu que l’on voyait d’elle. En effet, elle était dissimulée sous une cape d’un rouge éclatant. Ce rouge qui lui avait tapé dans l’œil et qui faisait monter en lui une pointe de jalousie. Il se demanda un instant quelle allure il aurait dans ce bel habit pourpre. Une vieille, la vieille, Grell la connaissait bien, il avait déjà eu affaire avec elle par le passé. Il s’était beaucoup amusé à la poursuivre et à la faire crier. Finalement, il avait décidé que son heure n’était pas venue. Une autre affaire plus urgente. Elle avait eu de la chance pour une fois.

Tortillant une de ses longues mèches, le shinigami analysa la situation. Chose rare avouons-le. Il était plutôt du genre à foncer et à réfléchir après. L’attitude de la jeune fille, sa façon de se tenir. Tout en elle indiquait qu’elle était sur ses gardes. Quant à la vieille, elle restait elle-même, une pauvre femme qui continuait de croire en son prochain et en ce monde de dégénéré. Haussant un sourcil, il observa la jeune donner un peu d’argent à l’autre qui s’éloigna après lui avoir proféré quelques paroles. La bonne aventure sûrement, où quelque chose dans le genre.

En tout cas, la jeune semblait avoir été ébranlée puisqu’elle s’éloigna pour rejoindre un banc. Elle ne regardait pas partout autour d’elle, ne semblait pas attendre quelqu’un.  Le rouquin s’étira, faisant craquer ses articulations. Habituellement il n’allait pas vers les filles, mais il n’avait rien de mieux à se mettre sous la dent. Et puis peut-être qu’il pourrait repartir avec un nouvel objet pour sa collection personnelle.

Il se faufila en douceur derrière l’arbre, longea les buissons pour qu’elle ne puisse pas le voir arriver. Ses talons s’enfonçaient légèrement dans l’herbe faisant une ligne de petits trous pour marquer son passage. Lorsqu’il arriva à destination (c’est-à-dire 200 mètre plus loin), il avait dans les mains un petit bouquet de marguerites. D’un bond il s’installa, les fesses sur le dossier du banc, les pieds reposant sur le siège, juste à côté d’elle.

Sans la regarder il commença à parler. C’était la base lorsque l’on abordait quelqu’un. D’abord arriver d’une manière peu conventionnelle, puis parler tout de suite, sans laisser à l’autre l’occasion de fuir ou de tourner la conversation. Attirer la curiosité. De cette manière vous pouvez être quasiment sûr que la personne répondra à vos questions. Où au moins restera un petit moment avec vous. La curiosité est un moteur assez puissant dans une relation. Quand il n’y a plus de mystère, de curiosité concernant l’autre, la passion s’éteint et la relation meurt.
 
Il n’envisageait pas d’avoir une longue relation avec cette gamine. Mais il avait du temps à passer et elle était là. Alors autant en profiter un peu.

« Tu penses qu’une bonne action suffit à rattraper un tas de mauvaises ? »


En parlant il avait commencé à arracher les pétales des marguerites, un à la fois, lentement. Il arrachait le pétale, le tenait entre ses deux doigts et le levait à hauteur de ses yeux pour le voir s’envoler.
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Message Sujet: Re: Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce] Jeu 20 Juil 2017 - 4:53


   
Un passe temps comme un autre




   
Je regardais en face de moi, observant les passants ne portant pas une attention particulière. C'était ma chance de voler davantage puisqu'il avait beaucoup de monde, mais en même temps j'en avais assez de côté pour les prochains jours à venir. Une façon plus facile, m'étais-je dit quand j'avais uniquement douze ans. Un bas âge pour débuter ce genre de profession. Je ne m'introduisais pas dans les maisons, je ne volais pas vraiment des objets de valeur comme une montre à gousset encore moins toute leurs bourses, juste quelques pièces. Bon, ça dépendait de la personne à qui je faisais ça aussi.

Perdue dans mes pensées, je ne prêtais pas vraiment attention aux alentours, quand j'entendis un claquement de pied sur le banc. Je tournais légèrement la tête pour apercevoir que c'était l'homme aux cheveux rouges de tout à l'heure. Une belle couleur soit-dit en passant. Il était assit sur le dossier du banc, se pensait-il supérieur en s'assoyant ainsi ou quoi ? Bon après tout je ne suis pas mieux placée pour lui donner une bonne leçon de conduite et s'asseoir sur le banc et non sur le dossier. Il était libre-arbitre.  

 
Tu penses qu'une bonne action suffit à rattraper un tas de mauvaises ?
 
Intérieurement je riais, car je ne l'avais pas fait pour ça et ni par de bonne grâce. Je l'ai fait parce qu'elle m'a fait songé à moi quand j'étais plus petite, j'aurais très bien pu prendre cette méthode, mais j'avais envisagé une tout autre méthode quand j'étais assez petite. Je ne connaissais pas du tout cette profession auparavant, mais j'avais vu certaines personnes dans les rues de mon quartier le faire, alors je m'étais dit "pourquoi pas faire pareil". Ce n'était pas la meilleure des idées, mais j'étais à court de choix. Quand on est jeune on ne pense pas forcément aux conséquences que cela aura sur notre avenir. Je regardais de nouveau l'homme aux cheveux rouges qui avait commencé à arracher les pétales des marguerites qu'il tenait dans sa main. 

▬ Je ne l'ai pas fait pour rattraper un tas de mauvais. Elle semblait en avoir de besoin alors j'en ai donné même si j'ai hésité au début. Je n'ai pas d'excuse du pourquoi je fais cela... Enfin... Si j'en ai une, mais cela n'est pas vraiment une raison valable.   

Le jeune homme n'avait pas besoin de savoir pourquoi je faisais ça, c'était mon problème et ma vie personnelle. Les hommes. J'avais un certain dégoût à cause de mon propre père, un lâche. Si il aurait resté, j'aurais pu faire un métier bien plus honnête tout en adorant ce que je faisais, mais au de ça je fouillais dans les poches des riches pour leur prendre quelques pièces ou des fois toute au complet. Je ne les connaissais pas et ils ne me connaissent pas non plus sauf certains autorités. Dans mon quartier on retrouve des gens malsain qui se promène dans les rues ainsi que la mafia si mes souvenirs sont bons. Je les évites comme la peste, j'emprunte différent chemin pour ne pas en croiser un. J'évite tout le monde pour être sûr que ça ne soit aucun d'entre eux.

▬ Et vous ? Qu'à fait ces pauvres marguerites pour que vous arrachiez leurs pétales ? Ont-elles réellement mériter ceci ?  

Je le vouvoyais parce que je ne le connaissais pas et je vouvoies toujours ceux que je rencontre pour ne pas que j'apparaisse pour une impolie. Je suis peut-être une voleuse, mais ma mère m'a apprit les bonnes manières. Je suis une honnête citoyenne quand il le faut, mais de plus en plus je me méfie des gens. De peur qu'ils me trahissent, qu'ils m'abandonnent un jour ou l'autre. Je ne veux pas prendre aucun risque, mais ce jeune homme au beau teint, car oui il avait un beau teint, ainsi que des beaux cheveux et bien habillé, est venu vers moi parce qu'il m'avait vu également avec la vieille dame de tout à l'heure. Où que cette rencontre va nous menez ?

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Message Sujet: Re: Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce] Ven 21 Juil 2017 - 12:40

 Tu penses qu'une bonne action suffit à rattraper un tas de mauvaises ?

Une question parmi tant d’autre, pour discuter. C’était plutôt intéressant qu’elle ne se soucie même pas de qui il était, ni de pourquoi il l’abordait sur ce point-là et pas un autre. Ainsi, elle devait être coutumière de ce genre de réflexion. Ou alors elle ne savait pas comment réagir et plutôt que de contrer où de s’en aller (ce qui n’aurait eu pour effet que la poursuite) elle avait répondu. Plutôt simplement.


Et vous ? Qu'ont fait ces pauvres marguerites pour que vous arrachiez leurs pétales ? Ont-elles réellement mérité ceci ?


Mériter ? Un petit sourire étira ses lèvres alors qu’il tournait la tête vers là demoiselle. Ainsi, elle voulait lui faire croire qu’elle s’inquiétait des autres, qu’elle se préoccupait de la nature et de ces pauvres petites fleurs. Mais personne ne s’inquiétait de ça, les fleurs, on passe tous à côté sans les voir, sans sentir leur arôme et c’est ça qui les tues. Et un beau jour, quand elles n’arriveront plus à faire face à tant d’indifférence, ce jour-là seulement on se rendra compte de combien elles étaient belles, importante et pourtant on aura du mal à se souvenir. Parce qu’on n’y aura pas fait assez attention.


« - C’est la nature même d’une fleur que d’éclore et d’indiquer aux êtres si ils trouveront où non l’amour. Et puis, dans deux jours elles seront tondues où pire, fanés. Je leur offre la plus belle fin qui soit. »


 Il détailla de ses yeux verts la fillette. Il lui restait encore pas mal d’années à vivre, même si la vie qu’elle menait risquait de l’user prématurément. Une si jolie fleur qui ne pourra peut-être jamais réaliser pleinement son potentiel. Peut-être qu’il devait faire comme avec ses marguerites…lui éviter de connaître la chute et l’avenir sombre qui l’attendait.


Taquin il tendit la main, et posa l’un de ses doigts parfaitement manucuré sur sa joue. Sans la quitter des yeux. Il avait envie de jouer un peu, de la pousser dans ses retranchements pour en apprendre plus.


«  Et sinon, à part donner des clopinettes aux vieux. Tu fais quoi d’autre ? » Il murmura de façon à ce qu’elle seule puisse entendre « ..Mis à part voler quelques autres clopinettes… ». Son ton de voix avait changé l’espace de quelques secondes, plus mystérieux, un poil menaçant également. Comme s’il tentait de l’avertir. De quoi ? Du fait qu’il pouvait la dénoncer, ou alors du fait qu’elle gâchait sa vie ? Dans le fond, il n’en avait rien à faire… 


Il éloigna sa main, et chercha quelque chose du regard. 

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Message Sujet: Re: Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce] Lun 11 Sep 2017 - 8:30


   
Un passe temps comme un autre




   
Un sourire s'étirait sur les lèvres du jeune homme ou de la jeune femme ? Il était probablement un homme aux allures d'une femme, c'es tout à fait plausible. Évidement je ne jugeais pas cette personne, je la respectais même, tout le monde avait le droit de se vêtir comme ils le souhaitent. Et ce jeune homme en fait partie. Tout le monde juge tout le monde de nos jours. On a pas le droit d'être nous-même, nous risquons nos vies ainsi que des regards inquisiteur à chaque action que nous faisons.
 
 C’est la nature même d’une fleur que d’éclore et d’indiquer aux êtres si ils trouveront où non l’amour. Et puis, dans deux jours elles seront tondues où pire, fanés. Je leur offre la plus belle fin qui soit.
 
Quelle belle manière de songer à ce genre de chose. Un romantisme, peut-être ? Il se peut fort bien. Je glissais mes mains sur le ourlet de ma jupe serrant quelque peu regardant quelque peu les passants qui rentraient à la maison. Je détournais mon regard vers le jeune homme vêtu de rouge avec ses yeux verts comme ceux d'un chat. Effectivement il me faisait pensé à un chat, j'ignorais pourquoi... Cette idée me fit légèrement sourire, sans plus ni moins. Il tandis sa main et posa l'un de ses doigts, manucuré cela-dit, sur ma joue.

▬ Et sinon, à part donner des clopinettes aux vieux. Tu fais quoi d’autre ? Il murmura pour que je sois la seule à entendre. Mis à part voler quelques autres clopinettes…

Qu'est-ce que le monde avaient contre le vol ? Oui, c'était mal, je le savais très bien, mais j'étais jeune à ce moment-là et j'ai dû agir vite. Pas de figure paternel ça été dur pour maman. D'ailleurs le ton de la voix de cette personne avant changé, il était plus menaçant voir mystérieux. Quel était ses intentions à celui-ci ? J'étais quelque peu confuse à ce sujet. Il éloigna sa main tout en ne cessant pas de me regarder. Je gonflais quelque peu me joue avant de souffler silencieusement. 

▬ Je sais, c'est mal. À vrai dire je m'occupe de ma mère, qui est malade. En pratiquant l'art de voler, j'ai réussit à faire venir un docteur pour lui prescrire de la médication, mais rien ne fonctionne. À croire que sa maladie est incurable, mais je ne perd pas espoir pour autant. Ma mère qui a prit tant soin de moi et elle s'est rendue malade à cause de moi... Si mon père ne serait pas parti... Pardon, je ne veux pas vous ennuyez avec mes histoires. J'ai conscience que je n'ai pas choisi le bon chemin de vie, mais j'étais âgée de douze ans quand elle est tombée malade, j'ai dû agir vite. De toute manière qui aurait prit une fillette de douze ans pour un travail ? Personne, à part une personne louche.   

Je pourrais changée de métier, je le pourrais très bien, mais aurais-je assez de temps pour le faire ? J'ignorais ce que j'aimerais faire. J'ignorais ce que j'aimais et ce que je déteste par-dessus tout. Le néant quoi. Je n'étais pas assez bien pour personne et je n'ai que ma mère comme famille et personne d'autre. Sans elle c'est la solitude assurée. Je ne pouvais pas faire de promesse si je ne pouvais pas les tenir. Je voulais que mère ailles mieux et qu'on aille vivre dans une maison éloignée de la ville. Je pourrais devenir une domestique ? Non, je ne suis pas certaine que ça fonctionnerait... Peut-être que si ? Que sais-je ? J'ignorais les possibilité à Londres et j'ignorais mes facultés. Nulle à part voler des clopinettes comme le jeune homme le dit si bien. Une partie de moi-même me détestais, l'autre était neutre. Je ne peux pas dire que je m'aime en faisant ça, mais ça me permettait de m'en sortir rien qu'un peu...

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Message Sujet: Re: Un passe temps comme un autre [Caïus Pupuce] Ven 15 Sep 2017 - 20:13

Le vol ? Le shinigami s’en moquait éperdument. Il trouvait cela plutôt divertissant pour dire vrai. Les voleurs étaient des personnes rusées et habiles, tant pis pour les volés, c’était à eux de se montrer plus prudents. Et puis, l’argent n’est qu’une source d’ennui qui circule d’une main à une autre. C’était la plus grande faiblesse des humains. Leur pire invention.

Elle semblait jeune pour faire déjà ce genre de chose. Même s’il était vrai que les jeunes commençaient de plus en plus tôt. Certains étaient mêmes recrutés dès l’âge de trois ans par des gangs afin qu’ils puissent attendrir les riches et les voler plus facilement. Est-ce qu’elle faisait partie de ce genre de voleur ou alors était-elle free-lance ?

Toujours est-il que sa petite remarque eût un effet sur la jouvencelle. Elle afficha un air vexé avant de s’expliquer. Une histoire de maladie et d’abandon. Une histoire comme il y en a tant. Un choix parmi tant d’autres. Grell haussa un sourcil devant l’évocation de la maladie. En général les personnes malades ne le restaient pas longtemps. Soit elles guérissaient soit il venait s’en occuper. Peut-être qu’il serait amené à revoir la demoiselle plus rapidement que prévu.

« -C’est tout à ton honneur de t’occuper de ta mère. Mais dans ce cas, qui s’occupe de toi ? Tu me parais encore bien jeune pour affronter la vie seule. »

C’est vrai, ce n’était pas à une gamine de subvenir au besoin de sa mère. Même si c’était tout à son honneur. Et puis, si elle donnait le peu qu’elle avait aux petits vieux de passage ils ne devaient pas manger du foie gras tous les soirs. Il croisa les jambes et posa les mains sur les genoux, une vraie petite fille modèle.

« Mais du coup je n’ai toujours pas eu de réponse à ma question… »


Il posa une nouvelle fois son regard sur la jeune femme. Un regard curieux.

Spoiler:
 
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