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Quando a Londra {Michael}

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Andrea Leone
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Message Sujet: Quando a Londra {Michael} Mer 12 Juil 2017 - 13:08

ft. Andrea Leone
London's lion

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「Quando a Londra」
Quando a Londra, non lasciatevi ingannare dal leone.
Ascolti i sussurri di notte, e se ti dicono di correre, fai.

When in London, don’t let the lion fool you.
Listen to the whispers at night, and if they tell you to run, do.



La nuit tombe, le soleil couchant enflammant le ciel de ses derniers rayons ; la toile sombre triée d’orange et de rose semble déchirée par ces couleurs. Comme suppliant la nuit de mettre fin à cette torture.
L’atmosphère est humide, à côté des Docks. Un petit groupe d’hommes est réuni dans une rue adjacente, derrière les murs d’un vieux bâtiment qui, à première vue, semblerait abandonné. Pourtant… il s’agit bien de l’une des nombreuses propriétés des Leone. Il suffit de tendre l’oreille, écouter les conversations, pour s’en rendre compte. La majorité se faisant dans la langue de Dante, les quelques britanniques associés aux Leone semblent un peu mis à l’écart. Beaucoup ici ne feront pas l’effort de se faire comprendre de tous. Du moins… pas tant que leur supérieure n’est pas ici pour le constater.

BAM.
« Et puis quoi encore ? Allez-y, parlez plus fort tant que vous y êtes ? Vous jacassez comme des fillettes ! »

L’atmosphère passe de relativement conviviale à glaciale en un instant. La porte s’est ouverte brusquement, claquant avec force contre le mur, laissant entrer une forme encapuchonnée. Seuls ses yeux sont visibles pour l’instant, deux prunelles vertes glaçantes, dont le regard furieux se pose sur chacun des hommes présents. Derrière elle, un homme à la stature haute, son expression paisible ne laissant entrevoir aucun trouble face à l’accès de colère de sa cheffe.  Cet homme, c’est Calvelli. Toujours égal à lui-même, paisible,  un mince sourire narquois venant seulement déformer ses lèvres lorsqu’il observe l’expression de choc peinte sur les visages de leurs hommes. Si l’un d’entre eux n’a pas su reconnaitre la propriétaire de cette voix sèche, la présence du bras droit des Leone est un indice plus que suffisant. Le duo fait un pas, s’avançant dans la salle humide. La porte se referme doucement, alors qu’une main gantée vient retirer la capuche sur son visage.

« Vous êtes une bande d’imbéciles ! On vous entend, même sans se coller à la porte ! »

Le visage d’Andrea révélé, il n’y a plus de doute sur l’identité de l’italienne. N’importe qui ici reconnait ces cheveux blafards, attachés comme à la hâte, et ce regard étrange et glaçant. La mafieuse se tient droite, le menton relevé, toisant avec colère les âmes présentes devant elle. Ses pommettes hautes sont déchirées par un détail qu’elle n’a pas pris soin de dissimuler, ce soir. Une longue cicatrice serpentant douloureusement sur le côté de son visage. Une lueur amusée passe dans ses prunelles, lorsqu’elle remarque le regard de certains. La blessure fait toujours son petit effet. Tant mieux. Elle n’est pas ici pour faire de la discipline ; les choses sont plus graves.

« Vous n’êtes pas sans savoir que cette opération devait se dérouler bien plus tôt. Nous avons attrapé le traitre ayant manqué de la compromettre ; il est mort. » Son ton est froid. Elle fixe chacun d’entre eux. « Je suppose que vous comprenez qu’il est dans votre intérêt à tous de ne pas mettre en péril le bon déroulement de cette soirée. »

Le sous-entendu est assez clair. Elle jette un coup d’œil à Calvelli, avant de continuer. Sa voix rauque est chargée d’un lourd accent, mais l’intégralité des précisions qu’elle délivre sont en anglais.

« Ne gâchez pas vos balles. Mais si vous vous sentez partir, alors faites. Ils ne feront pas de prisonniers parmi les nôtres. » Elle pose une main sur sa hanche. Sa lourde épée a été remplacée par un poignard à la larme incurvée, fraichement aiguisée. « Il va sans dire que la discrétion est de mise. Ces bâtards volent dans notre marchandise depuis trop longtemps. Retrouvez-la, trouvez tous les documents relatifs à ces chiens. Brûlez le reste. »

Alors que quelques murmures se font entendre, elle claque le talon de sa botte contre le sol, le bruit sourd résonnant avec force. Si son regard pouvait jusque-là être qualifié de glacial, alors aucun mot ne pourrait caractériser la lueur qui l’anime désormais.

« Eux n’hésiteront pas. Je ne souhaite ramener aucun cadavre, alors, tirez en premier. » Une pause. Le ton est ferme. « Et je ne veux voir le corps d’aucun enfant au sol. Je ne tolérerai la mort d’aucun d’entre eux. »

Des gamins, là où ils se rendraient, il y en aurait certainement. Garçons de course, informateurs, esclaves, même, il était plus que probable qu’ils en croisent.  Mais dans sa morale particulière, chacun d’entre eux étaient intouchables. Rien ne l’agaçait plus que l’un de ces corps sans vie. Agacé, oui, elle avait vu trop de cadavres pour être réellement horrifiée par quoi que ce soit, désormais. Le combat entre un adulte et un enfant était inégal ; que celui-ci se solde par la mort du plus jeune était le plus probable, et l’issue la plus injuste. Tous le savaient ici ; elle aurait fait vivre un enfer à n’importe lequel de ses hommes, s’il était avéré qu’il avait porté atteinte à un gamin. Personne ici ne s’y risquerait.

« Je suppose qu’il est de nécessité que je vous présente quelqu’un. Un nouveau membre, dans nos rangs. » Son regard croisa celui du délateur, dont les cheveux étaient semblables aux siens. « Hayden Lewis. Ce sera sa première mission. »

Ces mots signifiaient tout autant : alors surveillez-le. D’un signe de la main, la jeune femme intima au britannique de la rejoindre. Les mafieux tournèrent la tête vers lui, observant avec une certaine méfiance le nouveau venu. La confiance s’acquérait durement, ici.

Lorsqu’il la rejoindra, elle mettra entre ses mains un Mauser 1878 ; son regard ne quittant jamais le sien.

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Michael Perry
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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Lun 24 Juil 2017 - 9:45






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Elle ne le quittait plus des yeux, alors qu'elle remit entre ses mains le Mauser modèle 1878. Michael prit l'arme par la gâchette, la fixant avec des yeux brillants. Il admira presque le Mauser, sans un sourire aux lèvres, venant la peser l'arme dans le creux de sa paume.

"Joli choix."

Il ne pouvait pourtant éviter de cacher la réflexion profonde dans laquelle il se plongea quelques secondes. Tout était parti de travers depuis quelques semaines. Il avait pourtant trouvé son retour de Londres très tranquille jusqu'ici. Et ce, malgré la rencontre de démons et de shinigamis. Un événement particulier pourtant l'avait plongé dans un moment de trouble. Ceci juste après avoir réussi à s'infiltrer dans la mafia, auprès de la famille Leone.

Arrivé presque par hasard dans ces rangs, de tous nouveaux horizons et surtout de nouvelles cibles s'ouvraient à lui. Il s'était bien gardé de donner sa véritable identité d'ailleurs. Donnant le surnom de Hayden Lewis, il pouvait sûrement être incognito à présent. Hayden pour son deuxième prénom. Lewis, sûrement pour faire le pied de nez à celui qui l'avait arrêté des années précédentes.

Mais alors que de nouveaux plans s'échafaudaient, sa mémoire, la vraie et l'unique, semblait lui revenir. Une défaillance de l'ange qui l'habitait, qui s'affaiblissait, et qui sûrement n'arrivait plus à retenir tout ce qu'il lui cachait. Un visage et un prénom avaient refait surface brutalement, et comme n'importe qui l'aurait fait, Michael cherchait à présent des réponses, car il savait à présent : ses douleurs du passé n'étaient que tristes mensonges. Il voulait savoir. Le passé est une chose à laquelle le commun des mortels attache beaucoup d'importance. Et il le savait mieux que personne ...

Avec sa main libre, il plongea sa main dans sa veste intérieure, sortant son Colt M1889, récupéré sur un soldat de la United States Navy, avant son retour à Londres. Il montra l'arme, tendant vers elle celle qu'elle venait de lui donner.

"Mais je crois que je préfère ce tout nouveau modèle. Lui saura faire des miracles"

C'était sa toute première mission en leur sein. C'était le moment de faire ses preuves, et pas un seul moment Michael voulait aujourd'hui les duper. Ou même faire le crâneur. Il n'avait pas souri jusqu'à l'heure, même lorsque Andrea Leone l'avait présenté aux autres. Il n'était pas d'humeur. Par les événements qui le concernaient, mais aussi parce qu'on lui demandait de n'être que ce qu'il était : un tueur. Ainsi il avait laissé Leone faire son discourt, n'en perdant pas la moindre miettes. et il aurait voulu éclaircir ce sous-entendu ...

"Ces bâtards ... De quelles nationalités sont - ils au juste ?

Cela pouvait paraître idiot de poser une telle question, surtout à son patron directement. Un détail qui pour lui pouvait peut-être avoir son importance... Michael n'était pas effrayé par une si simple mission. Il connaissait que trop bien ces lieux. Aucun enfant ne serait exécuté cette fois.
 
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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Sam 29 Juil 2017 - 13:56

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Elle l’observa, alors qu’il semblait étudier l’arme et l’apprécier dans la paume de sa main. Son commentaire n’arracha aucune réaction à l’italienne, alors qu’elle remarquait pendant un instant la lueur pensive dans son regard. Regrettait-il son choix ? C’était cela ou la mort. Entrer dans la mafia n’était peut-être pas le projet de carrière qui nous venait naturellement à l’esprit, cependant beaucoup de ses hommes avaient fait leurs débuts ainsi ; épargnés par la Leone, ou conduits à elle par son bras droit, leurs loyaux services les dispensaient d’une mort imminente.

Andrea n’accordait aucune confiance à Lewis. Certes, dans son milieu, cela était normal ; elle évoluait chaque jours entourée d’assassins, en étant un elle-même. Mais de ce que les recherches de ses hommes avaient tiré, Lewis était soit un menteur, soit un fantôme. Cet homme n’existait pas. Si cela était préférable pour les hommes de sa mafia, cet anonymat pouvait également s’avérer dangereux. Qui sait ce qu’il avait fait, avant cela. Quelques rumeurs, un article de journal arraché à la hâte, lui étaient parvenues. Mais rien de concret. Des suppositions.
Hayden Lewis restait un mystère.

Du coin de l’œil, la jeune femme remarqua Calvelli porter la main à sa ceinture, là où se trouvait son revolver, alors que Lewis sortaient une seconde arme de son manteau. Un simple mouvement de la main, et l’italien se détendit, continuant seulement de fixer leur nouvel homme avec cette étrange indifférence qui lui était propre. Les yeux clairs de l’italienne se portèrent sur cette nouvelle arme ; analysant brièvement le Colt.

« Mais je crois que je préfère ce tout nouveau modèle. Lui saura faire des miracles. »

Elle acquiesça brièvement –un infime mouvement de menton à cela, ne faisant cependant aucun geste pour reprendre le Mauser. Son regard froid ne quittant jamais le sien, elle l’observait une fois de plus, comme pour déceler la moindre faille dans les yeux bleus du Londonien.

« Ces bâtards ... De quelles nationalités sont-ils au juste ? »
« La Sacra corona unita. » Une pause. Puis une précision. « Sud de l’Italie. »

Cette étrange lueur violente, caractéristique, s’alluma dans son regard.

« Ils ne savent tout simplement pas rester à leur place. »

Londres était à eux. Les Leone étaient arrivés ici pour prendre possession de la ville, et elle comptait bien ne pas faillir à cet objectif. Qu’une autre mafia envoie quelques-uns de ses subalternes pour tâter le terrain, cela était intolérable. Que cette même mafia décide de leur mettre des bâtons dans les roues, et d’entraver leurs affaires, ça l’était encore moins. Personne ne s’opposait à elle impunément.

« De ce fait, nous allons les réduire à néant. »

C’était aussi simple que cela ; pas de négociations en vue. Ce soir, ils tueraient leurs rivaux, sans état d’âme pour le fait qu’ils soient de même nationalité. Leurs alliances avec plusieurs mafias étrangères faisaient déjà d’eux des parias aux yeux d’Andrea ; cela n’aurait pas posé de problème, s’ils n’avaient pas décidé de tirer profit de cela pour tenter de les détruire eux. Cette déclaration faite, elle observe la masse silencieuse de ses hommes. Certains acquiescent, échangent un regard. Enfin, quelques groupes se forment ; la mission est planifiée depuis de nombreuses semaines. Chacun rejoint le poste qu’on lui a attribué. Tous sauf Lewis. Aucune consigne ne lui a été donnée.

« Tu viendras avec moi. »

Alors que les premiers groupes quittent peu à peu le bâtiment, passant par des ruelles différentes pour rejoindre les entrepôts et le siège de leurs ennemis, Andrea se tourne de nouveau vers le fantôme. Elle le surveillera. Et s’il s’avère être une menace… l’italienne en prendra elle-même la responsabilité. Sortant son propre revolver, un Bodeo Glisenti 1889, la jeune femme l’examine, vérifiant le chargeur d’un œil expert. Puis la lame courte qui repose contre sa hanche, si affutée qu’elle trace une mince ligne rouge en effleurant sa paume. Un mince sourire danse sur ses lèvres, désormais, tordant légèrement la cicatrice encastrée dans sa peau.
Ils étaient prêts.


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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Mer 2 Aoû 2017 - 13:10






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Sortir sa propre arme n'avait eu qu'effet d'inquiéter son homme de main. Elle semblait bien se moquer du choix qu'il avait fait. Pourtant, elle ne fit aucun geste pour reprendre le revolver qu'elle lui avait confié, bien qu'elle lui donna l'autorisation d'utiliser son colt pour cette mission.

"La Sacra corona unita. Sud de l’Italie."

Elle avait marqué un temps au milieu de sa réponse. Elle semblait d'un coup beaucoup plus dangereuse... il le vit dans son regard. Rien qu'à l'évocation de ce nom.

"Ils ne savent tout simplement pas rester à leur place."

La guerre était donc déclarée. Leone pensait sans doute être la seule à pouvoir réclamer son terrain de jeu, mais il y avait de nombreuses mafias et clans dans Londres. Certains étaient beaucoup plus dangereux que ces italiens. Michael en avait fait les frais, peu de temps avant de les rejoindre.

"De ce fait, nous allons les réduire à néant."

Cela valait de soi. Surtout si de la marchandise avant été volé. Elle se devait de vite réagir si elle voulait mettre un terme à tout ceci, et pérenniser son empire. Michael en aurait surement fait pareil s'il avait été à sa place.

C'est alors que sous les yeux de Michael, alors qu'il glissait le Mauser à l'arrière de son dos en venant le coincer avec sa ceinture, comme seconde arme, regarda les membres se coordonner entre eux et former des groupe, sans que Leone n'est eu besoin de donner le top départ. Tous semblait précisément savoir ce qu'il avait à faire... sauf Michael.

" Tu viendras avec moi."

Il glissa son regard sérieux vers elle. Il s'était préparé à tout. Sauf à ça. N'importe qui aurait pu prendre ceci comme un privilège d'agir de concert avec la tête de l'hydre. Mais pas lui.

Leone l'avait prévenu une semaine à l'avance de cette mission. Et n'avait donné vraiment pas de détails. Il s'y était préparé longuement, abandonné pour le moment toute autre activité. Il s'était reposé, restauré, pour être dans les meilleures conditions possible. Il ne pouvait pas être au mieux de sa forme physique et morale. Et pourtant, depuis qu'il était arrivé dans l'entrepôt où ils se trouvaient, et depuis que Leone avait fait son irruption, il avait été plus que déconcerté. Il savait qu'il n'avait pas le droit à la moindre erreur. Il était testé. Il ne devait pas se laisser influencer.

Les premiers hommes quittèrent l'entrepôt pour se mettre au travail alors que Leone sortit sa propre arme. Elle semblait se réjouir d'avance de ce coup qui avait l'air si bien monté. Le colt baissé, Michael l'observa silencieusement, attendant ses ordres. Et vérifia un instant du coin de l'oeil Calvelli. Il aurait pu parier que lui aussi allait rester avec eux.

Michael avait un très mauvais pressentiment. Ou n'était-ce que son ange intérieur qui s'inquiétait inutilement pour cette mission ?

 
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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Ven 18 Aoû 2017 - 14:42

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Andrea regarde ses hommes partir, groupe par groupe. Au fil du temps, la salle se vide. Si elle avait été démonstrative, en dehors de sa colère, un sourire satisfait aurait étiré ses lèvres. Un moment, la jeune femme va se pencher vers Calvelli, aux côtés d’un groupe d’hommes. Ouvrant l’une des caisses qu’ils gardaient, l’italienne vérifie une fois de plus son contenu, hochant la tête d’un air approbateur. Elle se redresse, laissant son bras droit l’approcher et tamponner son visage de poudre, un rictus agacé aux lèvres. En quelques instants, sa cicatrice disparaît. C’est un signe trop reconnaissable pour qu’elle ne prenne la peine de le dissimuler.

Calvelli à ses côtés, elle s’approcha une fois de plus de Lewis. L’italien la suivait comme son ombre ; silencieux, observateur, à l’affut de tout éventuel danger, de toute menace pouvant venir viser Leone. Beaucoup parmi les anciens de cette mafia s’étonnaient de la loyauté de Calvelli envers elle. Personne ne connaissait réellement l’origine de leur relation, mais l’attachement de l’italien envers la Leone semblait remonter à plus d’une décennie. Avait-il été un homme de son père ? Seule Andrea pouvait répondre à cette question. Mais ses origines étaient un sujet que jamais personne n’abordait.

« Andiamo ! »

Un bref mouvement de la main accompagna l’ordre. D’un pas vif, Andrea se dirigea vers la porte, jetant un bref coup d’œil par-dessus son épaule avant de l’ouvrir. A sa suite, trois hommes. Calvelli, Lewis, et Agati. Le dernier était un autre de ses hommes les plus anciens. A l’exception du nouveau venu, pour ce genre de missions, la cheffe ne s’entourait que de personnes de confiance. Pourquoi alors avoir également convié Lewis à ses côtés ? Un test, très certainement. Elle l’avait elle-même intégré à son organisation ; à voir, désormais, si cela n’avait pas été une erreur.

La jeune femme rabat la capuche sombre sur son crâne ; d’un pas assuré, elle franchit le pas de la porte, s’engageant dans les rues des Docks. Contrairement à sa démarche d’ordinaire cavalière, celle qu’elle adopte désormais est discrète ; élégante, féline et silencieuse. Personne ne doit pouvoir soupçonner qu’elle se tient derrière lui, si elle n’a pas manifesté sa présence. La Leone prend la tête ; Calvelli derrière elle, assurant ses arrières. Par la force des choses, Lewis se retrouve au même niveau que l’italienne. Est-ce seulement un hasard ?

« Nous devons récupérer des documents. Tout ce qui nous donne une information sur eux. Leurs affaires. Leurs alliés. Rivaux. Ne néglige rien. »

Le regard froid de l’italienne s’était tourné vers lui. Sa voix basse était un murmure.

« Tu m’as entendue tout à l’heure. Tâche de tirer en premier. »

La voix d’un homme résonne dans une ruelle adjacente ; une interjection, un appel à un camarade perdu. L’homme a un accent italien, mais ce n’est pas l’un des siens. Le pas d’Andrea se fait plus rapide ; elle distance ses hommes. Prenant le tournant prévu, également la direction de la voix inconnue. Un bruit étranglé. Lorsque le groupe la rejoint, l’inconnu gît à terre, la gorge barrée d’un simple trait rouge. La mafieuse essuie sa lame sur la manche de l’italien. Aucune émotion n’étire ses traits ; la mort la laisse indifférente. Un pas sur le côté, pour que le sang ne souille pas ses bottes. Aucun mot n’est prononcé.

Le groupe reprend sa route. A un carrefour, Andrea laisse le soin à Agati et Calvelli de vérifier les abords. Les deux hommes s’engagent en premier ; scrutant chaque fenêtre. Chaque recoin. Ils sont arrivés dans la zone où rien ne devra être négligé.

« Combien de personnes as-tu tué ? »

La jeune femme a tourné son visage vers Lewis. Son expression est sérieuse ; la question l’est tout autant. Sa façon de répondre influencera son jugement.

Bientôt, Calvelli leur intimera de les rejoindre. Leur cible n’est plus très loin.





#ccffcc
Merci à Michael pour le kit ♥️


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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Mar 22 Aoû 2017 - 14:05






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Pour une raison qui ne lui était pas étrangère, Michael regarda sa patronne s’éloigner sans un ordre, vérifier quelque chose du côté de Calvelli et le laisser la poudrer. Michael détourna un instant les yeux, attendant simplement son retour. Il approuvait son choix quelque part, lui aussi aurait tout fait pour paraître incognito si n’importe quoi pourrait le démasquer. Mais il ne pensait pas que c’était le cas … ou bien ?

Effectivement, et comme il l’avait aisément deviné, l’homme de main venait l’accompagner, ce qui est était compréhensible. Mais ce rassemblement de trois n’avait seulement que pour effet d’inquiéter encore plus Michael. Leurs prochaines actions sur le terrain les sépareraient peut-être… il osa l’espérer. Car il savait précisément que cet homme était loyal en tout point, et que rien ne pourrait venir le soudoyer ou le faire changer d’avis. Et de ce fait, c’était surement l’homme lui plus dangereux ici pour lui.

"Andiamo !"

Un deuxième homme s’était joint au groupe, alors qu’ils s’avançaient pour suivre Leone. Michael ne le connaissait pas. Comme il était le nouveau venu, il n’avait pas eu le temps de vraiment faire connaissance avec les hommes de Leone. Il n’en avait pas tellement éprouvé non plus l’envie. Il était encore un inconnu pour eux. Il devait faire ses preuves par ses actions et non des paroles. Il le savait. Et d’ailleurs, quelque part, cela l’arrangeait. Il fonctionnait de cette manière, il l’avait toujours fait. Étrangement, ce monde semblait être fait pour lui … il avait l'impression de pouvoir être ce qu'il était réellement. Si seulement il n’avait pas pour but de tous les éradiquer de la surface de la terre...

Michael continua de suivre Leone et le reste de la troupe, passant derrière Calvelli au niveau de la porte. Ce que ses partenaires ne savaient normalement pas, c'est qu'il connaissait les docks comme sa poche. Avec l’East End, c’était son terrain de jeu depuis des années à présent. Et même après une année d’absence, rien n’avait jamais changé. Se déplacer dans ce dédale, il l'a fait de nombreuses fois. Dire qu'il est discret dans ses déplacements est un euphémisme. Il ne fait aucun de bruit, toujours l'arme au poing. Et la deuxième à sa ceinture, cachée dans son dos. Il continue d'avancer, venant effectivement se retrouver au niveau de Leone. Il reste pourtant prudent... faisant semblant de chercher du regard devant lui ...  

"Nous devons récupérer des documents. Tout ce qui nous donne une information sur eux. Leurs affaires. Leurs alliés. Rivaux. Ne néglige rien."

Il hocha la tête, avant de tourner son visage vers elle. Elle était toujours aussi sèche dans ses ordres.

"Tu m’as entendue tout à l’heure. Tâche de tirer en premier."

Un appel fait son apparition non loin d'eux. Une voix italienne. Michael n'arrive pas à faire la différence avec une simple voix entre un de leurs hommes et les autres. Mais devine rapidement à la réaction de Andrea que c'est un ennemi ... elle prend de la distance, avant que Calvelli ne fasse le premier geste pour la rejoindre et que Michael ne le suive. A leur arrivée, la victime de l'italienne est déjà sur le sol, égorgée. Personne ne réagit. Michael non plus. La personne n'est plus de ce monde. Même vivante, elle était déjà de peu d'intérêt à ses yeux.

Le groupe se remet en marche, venant se séparer sous les ordres de Leone. Calvelli et l'autre homme d'un côté, eux deux de l'autres. Michael savait bien que ce genre d'occasion arriverait tôt ou tard. Les deux autres s'engagent, pendant qu'eux reste en retrait.

"Combien de personnes as-tu tué ?"

Michael et elle se regarde alors. Elle est sérieuse. Lui aussi.

"Bien assez pour ne plus me soucier des conséquences."

Il se doutait que tôt ou tard, elle poserait la question. Elle l'avait dit dès leur première rencontre. Il avait un regard de tueur. Voulait éliminer Manzoni à leur place. Elle savait qu'il avait déjà tué au moins fois. Peut être une manière pour elle de déterminé si tuer un homme dans ces ruelles seraient bouleversant pour lui, ou s'il en avait l'habitude... ou une toute autre raison ...

Il restait évasif sur la réponse pour deux raisons : il était inutile de lancer un nombre. Il serait exorbitant à ses yeux. Et deuxièmement, il n'avait pas le nombre exact. C'était, comme il l'avez dit, bien assez pour pouvoir passer cette épreuve avec brio. Tuer ne lui faisait plus peur. C'était tout ce qu'elle devait savoir de lui.

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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Mar 29 Aoû 2017 - 16:16

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Pendant un instant, Andrea et Lewis se fixent. Les yeux froids de l’italienne scrutent son regard ; cherchant à s’immiscer au plus profond de cet être mystérieux. Sa question est une façon pour elle d’affiner son jugement ; si, en un regard, la mafieuse parvenait à saisir nombre de choses, Leone ne s’arrêtait jamais à une impression. Elle devait en savoir plus. Quitte à en connaître trop. Les hommes qu’elle dirigeait chaque jour la côtoyaient l’arme au poing. Négliger aucun d’entre eux serait une erreur de débutant impardonnable. Sa place actuelle lui a trop coûté pour qu’elle ne la perde bêtement.

De plus, il a ce regard. Un regard qu’elle connait parfaitement. Son père l’a ; il est également discernable dans les yeux de Calvelli. Dans ceux de ces bâtards qu’elle s’apprête à exécuter. Les siens. Personne ne peut se fier à un tel regard ; Andrea en est plus que consciente. Après tout, personne ayant brisé ses règles ne peut se fier à elle.

Si cet homme s’avère être un parjure, elle l’exécutera. De ses propres mains. Il ne suffirait que d’un instant. Cet instant peut-être. Qu’il fasse mine de pointer son arme sur elle ; beaucoup ont essayé.
Leurs cadavres gisent dans une fosse. Egorgés.

« Bien assez pour ne plus me soucier des conséquences. »

Ses mots ont pour effet de lui faire esquisser l’ombre d’un sourire. Ce n’est pas un sourire chaleureux. Le sens même de ce mot lui échappe totalement. Il est froid. Cynique. Effrayant, pour certains peut-être. C’est un sourire qui s’associe avec la mort. Rien dans ce rictus n’évoque une quelconque jouissance. Il est machinal. Elle comprend ; le regard de Lewis est sincère. Cela dure une fraction de secondes. Même ses réactions face à l’annonce de la mort sont brèves ; à l’image de ses paroles. Les seuls instants où cette expression macabre s’ancrait sur son visage étaient lors d’un combat exaltant ; lorsque la reine de glace était elle-même couverte de sang.

Mais en ce moment, le duo se tient dans une ruelle. Le poids de l’attente pesant sur leurs épaules. Andrea n’éprouve crainte ; rien ne vient affoler son rythme cardiaque. Jusqu’aux palpitations de son cœur, tout chez la jeune femme est parfaitement régulier, contrôlé. Elle ne fait aucun bruit. Se fond dans les ombres. Tout comme lui. Pour le moment, la mafieuse ne regrette pas son choix. Elle aurait pu tomber sur un novice rongé par l’anticipation. Mais il reste aussi mesuré qu’elle.

« Considères-tu avoir un code ? »

Quelle est cette question ? Pourtant elle lui semble légitime. Alors que sans un mot, Andrea s’engage avec l’anglais, dans cette ruelle déserte, son regard observateur revient régulièrement sur lui. Attentif à ses moindres mouvements ; à la moindre menace. Calvelli les attends, à l’autre bout, dissimulé dans une ombre. Ses yeux froids fixant leur recrue. Lui n’a pas entendu la question, mais il peut presque la deviner. Elle l’a lui a posé, il y a des années de cela. Alors qu’elle n’était pas encore marquée de la même façon que son père.

La question est à double sens. Déjà, certaines rumeurs restent à vérifier. De plus, Andrea accorde une importance à l’acte d’ôter la vie. Chaque mort doit avoir une raison. Même futile. Que ce soit pour libérer le chemin, avec cet homme, plus tôt. Jusqu’à la vengeance, ou une punition comme ce qu’a subi Manzoni. La mort peut se justifier de nombreuses façons différentes. Tous sont souillés, ici-bas. Mais cela ne signifie pas que tuer doit se faire arbitrairement. Trouver une personne au hasard dans une rue, et l’égorger sans que celle-ci ne nous ai bloqué ou empêché d’effectuer une tâche d’une quelconque manière.
Elle tue car cela est son métier. Mais même dans ces circonstances, le Lion a un code.
Tuer pour l’honneur. Pour la prospérité.
Il n’y a aucun honneur à tuer un enfant. Un homme se doit d’être vigilant pour sa vie ; l’enfant vient d’y être propulsé.

Ses pas silencieux la rapprochent de plus en plus de son bras droit. Attendant sa réponse. Devant eux, Agati s’est engouffré dans un immeuble aux vitres larges et obstruées. Lorsqu’un coup de feu résonnera, quelque chose d'étrange animera les prunelles vertes de l’italienne. L’ombre de la mort.

A quel âge a-t-elle tué son premier homme ?





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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Mer 30 Aoû 2017 - 19:22






► Revolver | Vian Izak
Quando a Londra
Andrea & Michael
Aussitôt il eut prononcé ces paroles, que Andrea Leone se mit à sourire. Mais par ce sourire, il était impossible de savoir si la réponse donnée était bonne ou mauvaise. S'il avait réussi à passer ce test. Personne ne pouvait savoir si c'est parce qu'elle était satisfaite de la réponse, ou si elle souriait juste pour la forme. C'était tellement froid et cynique. L'évocation de la mort, sans doute. Nul ne saurait dire. Pas même lui. Elle savait parfaitement se contrôler. Tout comme lui. Ce sourire n'était donc pas anodin. La réponse était peut-être dans la question suivante …

"Considères-tu avoir un code ?"

Andrea s'engagea presque aussitôt dans la ruelle où les deux italiens étaient parti en éclaireurs pour clarifier le terrain. Elle semblait rejoindre Manzoni, et Michael la suivit de prêt dans sa trajectoire. Elle attendait sans doute une réponse. Mais il prit le temps d'y réfléchir bien plus intensément qu'on ne l'aurait cru. Ou qu'il ne l'aurait même espéré.

Dire qu'il avait un code, n'était peut-être pas si loin de la vérité. Mais on pouvait affirmer que n'importe qui, habitué au monde du crime, en avait forcément un. Des petites habitudes qu'on prenait au fil du temps. Depuis que Michael côtoyait la mort, il s'était passé beaucoup de chose…beaucoup trop qu'il ne pourrait effacer. Et même oublier. Ce n'était pas nécessaire. Car c'est dans l'adversité et la lutte de chaque instant qu'on peut en sortir encore meilleur. Il en était conscient. L'époque où il n'était qu'un petit garçon de dix ans était loin, très loin derrière lui.

A l'époque, il était loin d'imaginer qu'il deviendrait un jour quelqu'un. A cet âge, ne voit que rarement au-delà même de ce que l'on vit. Et c'est pourtant par une mort soudaine, que tout bascula. Alors qu'il avait une nouvelle fois essuyé une énième humiliation de la part du Père Matthias, il croisa le corps inerte de ce dernier, dans le chœur même de l'Eglise où il avait grandi comme servant d'autel.

Le visage du vieillard étaient encore plus ridés qu'à son habitude. La mort l'avait-elle vieilli ? Il lui avait semblé en tout cas qu'une grimace horrible avait été gravé à jamais sur sa face. Il était longtemps resté devant lui avant que Sœur Elise ne vienne le faire sortir. Il n'avait ressenti qu'une chose : la joie. La délivrance. D'être enfin débarrassé de ce bourreau.

La deuxième fois qu'il fit face à la mort, c'était celle d'un petit garçon du même âge que lui, à Londres. Il n'avait que onze ans. Tenant dans ses bras le petit corps meurtris, cette fois il n'éprouva que colère. Une profonde haine. Il était mort de fatigue. Sous-alimenté. Orphelin de naissance, tout comme lui, il avait voulu se battre et travailler pour s'en sortir dans la vie. Se donner un avenir. Mais le destin en avait décidé autrement. Le destin … ou les autres ? Quels étaient réellement ceux qui étaient responsable de cette mort ?

La troisième fois, cette fois, c'était Michael qui donna la mort. Et il n'avait que treize ans. Propulsé dans ce monde ignoble et injuste, il n'avait alors vécu qu'une série d'évènements qui le fit basculer de l'autre côté d'une limite qui autrefois paraissait infranchissable. Son maître et employeur était un tricheur. Un escroc. Un charmeur. Un violeur. Il semblait être habité de tous les péchés du monde. Luxure, Gourmandise, Orgueil, Avarice, Envie, Paresse, Colère. Et cela était de trop. Trop pour Michael qui ne voulut plus être le témoin silencieux.

Face au corps du Lord, dans son fauteuil, l'écume au bord des lèvres d'avoir bu dans un verre empoisonné. Michael serrait les poings. Il n'était pas arrivé à temps. Il ne l'avait pas vu mourir. Ni même pu lui expliquer les raisons de ce geste. La colère. La haine. Mais surtout la frustration.

Et pourtant, son choix était fait. Son but était tout tracé depuis ce jour. Il serait celui qui débarrassera le monde de son impureté.

Les circonstances et les meurtres se suivirent les uns après les autres, au fil des années. Les premières fois n'étaient pas parfaites. Ni faciles. Il n'avait ni la force, ni la patience. Ni les aptitudes, ni la connaissance. Et pourtant, au fur et à mesure des victimes, cela lui semblait plus facile. Il apprenait de toutes les situations. Perfectionnait sa technique. Etablissait son code.

Michael rattrapa Andrea, à la hauteur de son homme de main. Il sourit légèrement, et franchement. Venant ensuite regarder le bâtiment devant lequel ils se trouvaient, l'air impressionné.


"Non. Il faut savoir s'adapter à n'importe quelle situation."


Il ne pensait pas avoir un code. Après avoir rapidement pris ses marques pour l'assassinat, il avait compris qu'il était important de ne pas en avoir à proprement parler. Il ne se considérait pas non plus comme un tueur en série. Car il n'avait pas de méthodes particulières pour ses meurtres. Bien qu'il eût abandonné depuis la première fois le poison. Les armes pouvaient être multiples, autant que pour les situations. Etrangler. Etouffer. Exécuter. Il n'avait pas de mode opératoire. Simplement son code de conduite. Mais c'était bien trop dangereux, inutile, et long à lui expliquer. Elle n'avait pas à le savoir. Chacun sa raison de tuer. La sienne ? Le juste retour des choses.

Sachant déjà qu'Agati était rentré, il haussa les épaules, s'adressant autant à Leone et à Calvelli, légèrement taquin. Noyer le poisson.

"Les dames d'abord?"


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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Jeu 31 Aoû 2017 - 21:50

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「Quando a Londra」


Elle était jeune. Elle se souvient. Les mains calleuses de son père sur les siennes. Aidant ses bras d’enfant à soutenir un objet qui n’aurait peut-être jamais dû arriver en sa possession. Et pourtant. Tout d’abord, vient une lame. Un poignard effilé. Il entaille sa paume lorsqu’elle le prend. Mais Andrea ne dit rien. Elle a six ans. Un peu moins peut-être ; on ne fête pas les anniversaires, ici. Six ans, et son regard est aussi glacial que celui d’un tueur qui en a quarante-huit. A six ans, elle soupèse ce poignard. Un peu de sang coule le long de son poignet. Puis vient le revolver. Plus lourd, froid, lui ne l’entaille pas, mais il semble à la gamine qu’elle n’a pas l’entier contrôle sur cette machine complexe. Qui à chaque instant pourrait la trahir. Le poignard, lui, est une extension d’elle-même. Les griffes qu’elle n’a pas. L’acier ne la trahira jamais.

Sous les yeux horrifiés d’un homme, devant elle, l’enfant pose avec un calme morbide le revolver sur la table, devant se mettre sur la pointe des pieds pour l’atteindre. Elle est si petite face à eux. Face aux adultes qui sourient. Face à son père, ce lion immense dont le regard brille d’une certaine fierté. Elle a choisi. Tout comme lui, elle griffera.

Alors Andrea s’avance. Son regard est froid, mais pourtant elle contrôle le tremblement de ses mains. Son échine s’efforce de rester droite. Elle ne peut pas reculer, pas maintenant. Reculer signifie abandonner. Abandonner signifie qu’on a pas été à la hauteur. Ne pas être à la hauteur est un aveu de faiblesse. Les faibles doivent être exécutés. Le lionceau se répète cela, comme une litanie. Pour se donner du courage. Enfin, son regard qui n’est pas celui d’un enfant se pose sur le parjure. Une colère vive l’anime lorsque Père récite une seconde fois ses méfaits. Il a voulu les tuer. Le Grand Lion. Elle. Son frère qui n’a qu’un an. Alors la petite italienne s’avance d’un pas plus rapide. Elle veut en finir ; personne ne le lui a dit, mais elle est parfaitement consciente que jamais elle ne quittera cette pièce avant de l’avoir exécuté. Alors, son petit corps couvert d’hématomes se hisse sur les genoux du traitre ligoté. Un instant, elle fixe ses yeux implorant, puis, lentement, porte la lame à son cou. Peut-elle le faire ? Cette question n’est pas valable pour elle. Si elle ne peut pas, ce sera un aveu de faiblesse. Les faibles doivent être exécutés. Si elle meurt, qui s’occupera de Dorian ?

A six ans, un peu moins peut-être, Andrea tuait son premier homme. Ce qui fut à l’époque une épreuve est désormais, vingt ans plus tard, une vague routine. L’annonce de la mort l’impressionnait, désormais elle la fait sourire.


Le silence de Lewis ne perturbe pas la Leone. Elle a plus souvent passé sa vie dans le silence des hommes plutôt qu’au cœur des conversations. Le bruit du métal qui s’entrechoque ; celui d’un coup de feu. Ceux-ci sont des sons familiers. Pas une voix humaine. Calvelli ne parle que très peu. Lorsqu’ils sont seuls, presque aucun mot n’est échangé. Elle n’a pas besoin de cela. Père parlait peu. Seul Dorian brisait cette exception, cependant, les années passant, lui aussi s’était tu à ses côtés. Le silence véhicule bien souvent plus d’informations qu’une conversation stérile. L’italienne déteste qu’on ne parle pour ne rien dire. Chaque mot doit avoir son importance. Alors, que son homme de main prenne son temps pour lui répondre est pour elle préférable. Au moins, la réponse sera claire. Précise. Il ne s’embrouillera pas pour atteindre son but.

« Non. Il faut savoir s'adapter à n'importe quelle situation. »

La réponse est précise, et en même temps elle ne l’est pas. Andrea ne sait toujours pas comment il tue. S’il en éprouve du plaisir. Mais après tout, cela n’était pas sa question originelle. Lorsqu’elle voudra le savoir, elle posera une autre question. Précise. La réponse ne lui arrache aucune réaction. La jeune femme fixe un instant l’immeuble. On pourrait croire qu’elle admire l’architecture, mais ses yeux précis sont attirés par les moindres détails au niveau des fenêtres. Elle n’y distingue aucune ouverture, toutes sont parfaitement obstruées. Au moins n’auront-ils pas de soucis à se faire, durant les brèves secondes où ils se retrouveront à découvert.

« Les dames d'abord ? »

Durant une fraction de secondes, Andrea se demande si elle a bien entendu. Oui. Il a osé. Qui lui a donné l’autorisation de parler sans y avoir été invité ? Les yeux émeraude de la mafieuse se tournent vers Lewis. La lueur qui les anime est glaciale. Un instant, son regard prend cet aspect instable qui le caractérise. Celui qui précède l’orage. La colère va-t-elle exploser ? S’ils n’avaient pas été forcés à la discrétion, elle l’aurait plaquée contre ce mur. Fracassé son crâne contre ces briques, jusqu’à ce que l’on ait des doutes sur leur nouvelle teinte, jusqu’à ce qu’il s’excuse ou s’écroule, elle porte une main à sa ceinture, vers sa lame, puis…
Une main sur son épaule.

« Excellente idée. Passez devant, je vous prie. »

Calvelli. Un sourire étire ses lèvres, pourtant, elle le voit, dans son regard. Il est tout aussi furieux. Mais son homme de main, à son contraire, sait se modérer. Elle est un Lion. Il est un Serpent. Elle griffe, lui empoisonne ; ces deux êtres diamétralement opposés se complètent à la perfection. Le Serpent apaise sa colère, mais ni lui ni elle n’oublieront. La phrase a si peu d’intérêt qu’elle pourrait être placée là par stupidité, pourtant… Lewis est loin d’être un idiot. Elle éloigne sa main du poignard à sa ceinture. Le seul coup qu’elle lui assène est un coup brusque entre ses omoplates, pour le faire avancer.

Lorsqu’ils franchissent le pas de la porte, deux hommes tombent simultanément à terre. Le premier est un bâtard. Le second, l’un des siens. Le regard d’Andrea ne cille pas. Une fois qu’Agati leur fait signe de les suivre, sortant d’à couvert, la Leone se penche un bref instant vers le cadavre de l’italien. Fermant ses yeux. Et récupérant l’arme à son poing.

« Ils sont au premier ? »

Agati acquiesce. Un autre des leurs gît sur les marches de l’escalier.

« Tuez-les tous. »






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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Mar 5 Sep 2017 - 11:45







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La remarque de Michael eut exactement l'effet escompté. Il évita de montrer qu'il jubilait intérieurement pour avoir aussi bien réussi à les rendre furieux. N'importe qui sachant la situation actuelle aurait pensé qu'il était devenu totalement suicidaire, pour ainsi s'attirer les foudres de Leone, mais aussi de son homme de main le plus loyal, Calvelli. Sans son intervention d'ailleurs, Dieu sait ce qu'Andrea aurait osé lui faire pour lui faire passer cette réplique. Mais malgré le sourire de l'italien, l'ange pouvait parfaitement ressentir les émotions de chacun. Cet évènement, bien que d'apparence banale, ne l'était en aucun cas.

"Excellente idée. Passez devant, je vous prie."

Le sourire ne se défaisait pas plus sur le visage de Michael, bien qu'il se serait quand même fort bien passé du coup de Leone dans son dos…

Ils s'avancèrent finalement dans le bâtiment, alors que deux hommes furent abattus. Michael ne se souciait guère des pertes de leur côté. Il ne regarda pas même les hommes à terre, bien trop conscient qu'il lui fallait se repérer dans les lieux. Le ménage avait sans doute été fait au rez-de-chaussée. Michael fixa intensément le plafond.

" Ils sont au premier ?"

Cela aurait pu paraître tout à fait idiot. De regarder ce fichu plafond sans réelle raison. Mais en réalité, Michael essayait d'utiliser ses capacités pour les localiser.

"Tuez-les tous."

A l'étage, il en comptait au moins six âmes. Il ne savait pas sur combien d'étages ils étaient dispersés néanmoins. Ils n'étaient pas assez pour faire le poids. Il fallait se montrer stratégique. Ils avaient dû se retrancher assez en sachant que leurs ennemis étaient en bas. Ils s'attendraient sûrement à ce qu'ils montent … et d'en haut, ils avaient l'avantages. Ils risquaient tous de se faire tirer dessus dès qu'ils montreraient leurs têtes dans les escaliers. Y aller comme cela, était beaucoup trop risqué.

"Quelqu'un a pensé à prendre une grenade ? Ou sa bouteille de grappa ?"

Que serait un repère d'italien sans une bouteille d'alcool ? Il espéra au moins en trouver une dans le coin. Au moins pour faire diversion … ou pour donner l'idée à quelqu'un d'enflammer une bouteille pour la lancer à l'étage. Cela ne ferait pas beaucoup de dégât, mais ça mettrait une belle pagaille. Et puis, s'il fallait brûler des documents…  

Michael sortit de sa poche un briquet en laiton chromé.

Ses remarques continueraient sans doute à en faire tilter plus d'un.

Il aurait tant voulu sortir de ce bâtiment … et passer par le toit pour tous les abattre par surprise, lui tout seul. Dommage que ces fichus fenêtres soient condamnées. Mais s'ils devaient passer par les escaliers, il ne serait pas le premier à y aller bêtement sans avoir un plan. Bien que contrairement à eux, il ne pourrait mourir d'une balle.

Avoir un ange de leur côté était sans doute le plus grand atout qu'ils avaient dans leur manche. Et Michael s'était assuré, à présent qu'il s'était attirés à jamais leur foudres, qu'ils ne s'en rendraient surement jamais compte ...

Il préférait de loin leur faire croire qu'il était un peu trop lourdingue, même s'ils savaient que c'était un meurtrier, plutôt qu'ils sachent la vérité.

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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Lun 11 Sep 2017 - 11:13

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« Quelqu’un a pensé à prendre une grenade ? Sa bouteille de grappa ? »

Lorsque la voix de Lewis retentit, le visage d’Andrea se tourne légèrement vers lui. Prête à lui mettre un taquet. Cependant, sa suggestion n’est pas idiote. Ils y avaient pensé. De la caisse qu’elle vérifiait plus tôt, pleine d’explosifs, à l’étrange renfoncement dans les poches d’Agati et de l’homme de main qui les a rejoints, leur groupe est paré à tout. Elle avait étudié toute une nuit le plan de l’immeuble, prenant en compte les modifications possibles auxquelles elle n’aurait pas eu connaissance. De plus, la Leone est plus que lucide sur le danger que représentent ces escaliers. Mais ils n’ont pas d’autre issue. L’accès au toit étant fermé de l’intérieur, leur seule chance d’accéder aux deux niveaux supérieurs est de passer par cette étape dangereuse. Tant pis si des documents plus importants y passent.

Le regard de l’italienne se porte alors sur le comptoir criblé de balles. Quelques bouteilles avaient éclaté sous les impacts, mais certaines restaient intouchées. La suggestion de Lewis, elle doit l’admettre, leur offrirai une belle distraction. Rapidement, elle fit le compte. Agati porte sur lui une grenade, en plus de son revolver et de deux couteaux. Calvelli, Lewis et elle n’en portent pas sur eux. Quant à l’homme de main, une brève observation lui assure qu’il ne fait pas partie du groupe chargé de s’occuper de telle arme. Ils ont donc une grenade. Mais un nombre non négligeable de combustibles. D’un geste du menton, elle intime à Agati et l’italien de s’emparer des bouteilles. Puis son attention se porte une fois de plus sur l’anglais.

Leone s’est calmée. L’intervention de Calvelli lui a permis de se retenir de battre à mort l’insolent. D’où lui vient une telle colère ? Si celle-ci s’avère utile en combat, Andrea n’est que trop consciente de l’importance d’être épaulée par un homme plus calme. Elle risquerait de se faire emporter par sa colère, le cas échéant.
Ses yeux verts fixent résolument Lewis, alors que ce dernier semble fixer le plafond, d’un air insistant. Que cherche-t-il ? L’italienne n’oublie pas ses précédentes actions. Ses paroles. Pourquoi avoir, plus tôt, déclenché volontairement son courroux ? Soit l’homme est un idiot, soit cette action délibérée avait un but bien précis. Au vue de leur première rencontre, alors que Lewis leur ramenait le traitre Manzoni, Andrea peut certifier que le tueur est loin d’être un idiot. Fanfaron, oui, mais pas suicidaire. Il savait qu’elle réagirait de la sorte. Au vue de son caractère, personne n’aurait eu de mal à le deviner. Si la thèse de la stupidité est écartée, reste alors une dernière, plus perfide.

Hayden Lewis cache quelque chose. Et ce dernier est déterminé à ce qu’elle ne le découvre pas. Quitte à s’attirer ses foudres. Un bref regard à Calvelli. Lui aussi l’observe. Lorsque leurs yeux se croisent, Andrea sait qu’il en est arrivé à la même conclusion. Dans un coin de son esprit, elle note l’attitude étrange de l’anglais. Celui a cessé de fixer le mur, pour sortir un briquet.

« Agati. Tu t’en charges. »

Les yeux d’un vert glacial de la mafieuse se portent sur l’italien. Lui acquiesce simplement. Venant sortir de son manteau la grenade dissimulée avec soin. Le modèle est loin d’être des plus puissants, mais le but n’est pas de faire s’écrouler l’étage dans l’immédiat. Seulement de tuer ceux qui s’y trouvent. Accompagné de son collègue, Agati soulève une table, qui leur assurera un bref couvert durant leur montée des marches. Quelques bouteilles sont posées sur le comptoir, préparées. Andrea en saisit une, la lançant à Lewis, puis à Calvelli, qui l’attrape d’une main. Fixant la dernière à son flanc, l’italienne regarda un bref instant son bras droit enduire sa lame d’une fine couche bleutée, alors que le bruit de balles se faisait entendre à l’étage. Quel produit avait-il trouvé, pour cette mission ?

Lorsque que l’explosion retentit, l’italienne fit signe aux deux hommes, se précipitant à l’étage.





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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Jeu 14 Sep 2017 - 13:30






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Michael devait l'avouer. Il avait mal jugé ces gens. Une vieille habitude dont il ne se débarrasserait sans doute jamais. La situation était dangereuse, mais il semblait que tout le monde ici s'était parait à cette éventualité presque évidente. C'était ce pourquoi ils existaient. Ce pourquoi ils étaient dans ce monde impitoyable qu'est la mafia. Un instant passa, pendant que l'ange pensait qu'il était sans doute en vérité entouré des meilleurs éléments. Ces bourrins sans cervelles étaient loin d'être tous dépourvu de matière grise. Bon, ça, il s'en doutait déjà depuis longtemps. Mais dans cette situation où ils devaient tout prévoir pour prendre l'avantage sur les ennemis, rien n'avait été négligé.

"Agati. Tu t'en charges."

Il s'en rendait compte à présent. Agati était déjà muni d'une grenade, préalablement préparée sans doute. Avait-il loupé un épisode, il lui semblait bien. Leone attrapa également des bouteilles qui avaient été épargnées pendant l'échange de tir, avant d'en lancer une à Michael, ce dernier l'attrapant au vol aisément. Les deux italiens soulevèrent également une table, avant de la placer devant eux, comme bouclier pouvant parer les balles qu'ont tireraient sur eux. Oui, il devait l'avouer. Ils étaient beaucoup plus ingénieux que la plupart des hommes qu'il lui avait été donné de rencontrer. Il devait se rappeler, que la mafia comportait de nombreux bons éléments, et qu'il ne s'était toujours qu'attaqué à des pécheurs isolés … inadaptés. Faibles. Peut-être, en effet, qu'il était tant de jouer dans la cour des grands.

Venant garder la bouteille pour une occasion meilleure, et préférant échanger son colt pour le mauser, Michael regarda du coin de l'œil Calvelli. Il était en train de se préparer lui aussi à l'affrontement, enduisant sa lame d'un produit dont il ne connaissait pas l'origine. Il était beaucoup trop loin de lui pour essayer de deviner par ses connaissances de toute manière, mais la couleur ne pouvait signifier qu'une chose … le temps n'étaient plus à la remarque. Il devrait la jouer plus finement.

Alors que la détonation retentit Leone leur fit signe de monter avant qu'elle ne se précipite elle aussi. Une fois dans les escaliers, Michael se rendit enfin mieux compte de la disposition des ennemis. Ils n'étaient que deux, à cet étage… quatre encore, au-dessus.

Ils étaient perdus.

Ils ne tarderaient pas à descendre, et d'essayer de les prendre en tenaille. Ignorant totalement ce qu'il pouvait se passer à cet étage et ignorant également les ordres qui pourraient lui être donné, Michael se concentra sur ce qu'il devait faire. Il se précipita en bousculant Leone et Agati, tira deux coups en direction des deux hommes, en sautant par-dessus la table, ne voyant de toute manière qu'une fumée épaisse dans la pièce, rejoignant finalement les escaliers qui menaient au prochain étage dans la hâte. Andrea et Calvelli pourraient être furieux … une fois de plus. Sans compter que le saut qu'il venait de faire paraîtrait inimaginable à faire…

Mais s'il n'agissait pas, c'était leur vie qu'ils pourraient perdre.

Et il était le seul à pouvoir prendre le risque de prendre une balle perdue, et de continuer à éliminer les quatre autres du dessus.

Tout allait sans doute se jouer, dans les prochaines minutes. Il comptait bien faire lui-même le ménage tout là-haut.
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Message Sujet: Re: Quando a Londra {Michael} Jeu 21 Sep 2017 - 9:58

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「Quando a Londra」

Les yeux d’Andrea s’écarquillent, alors qu’un juron s’échappe de ses lèvres. Cazzo. Ils n’étaient que deux à cet étage. Il est impossible que le bâtiment soit gardé par si peu d’hommes, ce qui signifie... qu’il en reste à l’étage. Être situé en haut de ces marches leur donne un avantage non négligeable ; ils pourraient leur tirer dessus sans prendre aucun dommage. Heureusement que la fumée est encore dense ; Andrea en est consciente. Il va falloir monter, prendre le risque de se mettre à découvert, sans même savoir combien d’italiens se trouveront là-haut. Quiconque montera ces marches mettra encore plus sa vie en danger. Cette réflexion dure une fraction de secondes. Alors que les cris des hommes surpris emplissent la pièce, et que la mafieuse braque son revolver à travers la masse de fumée, prête à tirer sur la moindre forme mouvante, quelque chose la bouscule. …non.

Lewis.

Avant même que la colère ne puisse l’étreindre, et qu’elle n’ait le temps de réellement procéder l’affront que l’anglais venait de lui faire, celui-ci sauta par-dessus la table qui les mettait temporairement à l’abri. Un saut qui, avec si peu de recul, lui sembla impossible. Il fallait avoir une force incroyable pour parvenir à s’élever ainsi. Durant cette action, Hayden avait tiré deux coups. Le bruit spécifique d’un crâne qui explose sous le choc d’une balle confirme à la Leone qu’au moins un des tirs a atteint son but. Comment a-t-il pu accomplir tel exploit, avec cette fumée ? D’abord, ce saut. Puis cette précision. Son regard froid se durcit. Jamais la jeune femme n’a vu quiconque capable d’effectuer telle performance.

Alors que l’anglais se précipite à l’étage, Andrea sort le revolver qu’elle avait récupéré sur le cadavre d’un de leurs membres. Vérifiant d’un geste précis et rapide le chargeur, avant de se tourner vers Calvelli. Les tirs retentissent désormais dans la pièce, et un double cri de douleur lui apprend que l’un des siens est blessé. Tout comme cet homme de la Sacra Corona.

« Je prends Agati. Occupe-toi de cet étage. »

Ignorant l’inquiétude exprimée par son bras droit, l’italienne remonte son col jusqu’au milieu de son visage, se protégeant ainsi de la fumée. S’élançant à la suite de Lewis, une arme dans chaque poing, la vigilance de la mafieuse est plus accrue que jamais. Alors qu’un bruit de détonation retentit, à l’étage, Andrea saisit brusquement le col d’Agati, le jetant subitement au sol avec elle. Une balle vient se loger dans le mur adjacent. La jeune femme jure. Il leur est impossible de monter sans prendre le risque de se faire tirer dessus. Au premier étage, la fumée dense commence à révéler les contours d’une table, et de deux cadavres à terre. Pas de trace du tireur. Celui-ci doit se trouver sous la table. Alors qu’il lui semble que son regard vient de croiser le sien, Leone est plus rapide à agir, tirant sur la forme qui recule dans la fumée. Puis, elle fait signe à Agati, et commence malgré tout à gravir quelques marches. Collée au mur, et tirant sur la moindre forme mouvante durant son ascension, elle n’entend presque plus que les battements de son propre cœur, alors que l’adrénaline enflamme ses veines. Deux tirs. Une balle effleure sa joue, l’autre, son flanc. Elle riposte aussitôt, la balle se logeant dans le pied de son agresseur, posté en haut des marches. Celui-ci tombe, roulant lourdement le long des marches, avant qu’elle ne tire une dernière balle. Celle-ci se loge entre ses yeux, et Andrea se débarrasse du corps d’un coup de pied.

Où est passé Lewis ? La question lui traverse l’esprit, alors qu’en bas, le dernier râle d’un des leurs se fait entendre. L’italienne ne se retourne pas. Son attention est concentrée sur ces dernières marches. Les franchir sans mourir. Elle laisse le sang couler sur sa joue, tout prêt de la cicatrice qui la barre. La douleur ne la gêne pas. L’adrénaline l’empêche de la prendre en compte. Cependant, il s’en est fallu de peu. Un angle infiniment différent, et cinq centimètres. Cela aurait suffi à ce qu’elle tombe. La chance a été la même au niveau de sa hanche. Seuls ses habits ont été touchés. Le mince filet de sang n’est rien.

Andrea prend une longue inspiration. Emplissant ses poumons d’un mélange de fumée et de poudre.




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